"Bébés sans bras" : bilan de la première réunion du Comité d'Orientation et de Suivi

France Inter propose ce jour un compte-rendu très complet de la première réunion du "Comité d'Orientation et de Suivi" (COS) mis en place à la suite de la demande du Ministre de la Santé, Mme Buzyn, en novembre 2018.

Je vous propose d'abord le lien vers ce compte-rendu très complet proposé ce 21/2 par France Inter, lire et écouter ici.

En résumé, que disent des parents ayant participé à cette réunion ?

- "La réunion du jour a permis de comprendre le rôle de chaque comité

- "Ce qui est bien c'est que dorénavant, on a des interlocuteurs au sein des comités avec qui partager nos interrogations et nos informations. Mais on reste vigilant. On continuera à contacter régulièrement Santé Publique France si nécessaire."

- "Je pense que si nous on les (État, organismes de santé) avait pas sollicités à plusieurs reprises, presque chaque semaine, posé des questions, exigé des réponses, s’il n’y avait pas eu ces actions de notre part, on aurait eu peu de communication depuis le mois de novembre."

- "Pour le moment, on a l’impression que des choses se passent. Un rapport d’étape a été publié la semaine dernière, avec un peu de retard mais publié tout de même. Ce rapport ajoute des questions aux interrogations qu’on avait déjà. Et on a pas l’impression que de nouvelles investigations, vraiment sérieuses et approfondies, sont projetées.

- "Dans le rapport d’étape, il est mentionné des investigations supplémentaires, mais nous ce qu’on réclame depuis le début c’est une enquête de terrain. Est-ce qu’il s’agit de prélèvements dans le sol ? Un analyse de l’eau ? C’est un peu flou et personne ne l’explique jamais de façon précise."

- Si des enjeux économiques et politiques existent, si on découvre que ça vient de l’eau potable ou des pesticides, qu’il y a peut-être une volonté d’étouffer l’affaire : Porter plainte ? 

- "La seule solution serait de passer au pénal, pour qu’il puisse y avoir une enquête judiciaire, qu’il y ait des prélèvements de terrain."

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Mon avis est que ce serait bien, en effet, que les parents s'organisent en association. Cette association pourrait porter plainte dès à présent. Une façon de faire pression sur l’État.

Comme dans plusieurs autres affaires du même genre ( MEDIATOR, ESSAI CLINIQUE DE RENNES, DEPAKINE, LEVOTHYROX) le Parquet peut être saisi et enquêter. Une enquête judiciaire peut investiguer sur la base d'une "plainte contre X pour mise en danger de la santé d'autrui par usage d'agents tératogènes éventuels". Exactement comme vient de le faire la population des environs de Fos sur Mer  en raison des polluants de son environnement.

Solliciter la Justice serait un moyen de sortir de "l'emprise des organismes officiels" (SPF et ANSES) qui gèrent l’enquête et dépendent, eux, du Ministère de la Santé, du Ministère de l’Écologie mais aussi et surtout du... Ministère de l'Agriculture.

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