LA GUYANE SURGIE DU RÊVE.

Sur Idéal Guyane le blog de Maurice Pindard lien ici : http://idealguyane.com/blog-politique-1035-guyane-surgie-reve.htmlNous devons au rêve d'ouvrir au soulagement gagné sur les incessantes embuscades du réel où l’on nous surdéterminait en tous domaines, et à l’utopie dont la fonction première la plus pratique, que l’on a tendance à lui refuser, est de permettre les réformes de toute société dans un temps indéterminé, d’avoir tous-deux été d’une admirable utilité à fonder notre indétournable nation.Ainsi, apaisés en nous-mêmes par le produit du courage politique d’avant-garde, puis par la grâce de l’unité composite et volontaire de nos peuples, avons-nous su nous reconnaître Guyanais au sein de la communauté internationale. Surgis du rêve, nous ne nous taisons plus, nous ne sommes plus en marge de notre propre histoire, nous sommes rentrés dans la modernité du monde, riches de nous être somptueusement construits sur l’abîme colonial et le néant identitaire ; seule la nation nouvelle porte connaissance au monde, car elle a triomphé par sa volonté de s’y enraciner.

Massif tabulairedu Mitaraka. Guyane. Massif tabulairedu Mitaraka. Guyane.

Sur Idéal Guyane le blog de Maurice Pindard lien ici : http://idealguyane.com/blog-politique-1035-guyane-surgie-reve.html

Nous devons au rêve d'ouvrir au soulagement gagné sur les incessantes embuscades du réel où l’on nous surdéterminait en tous domaines, et à l’utopie dont la fonction première la plus pratique, que l’on a tendance à lui refuser, est de permettre les réformes de toute société dans un temps indéterminé, d’avoir tous-deux été d’une admirable utilité à fonder notre indétournable nation.

Ainsi, apaisés en nous-mêmes par le produit du courage politique d’avant-garde, puis par la grâce de l’unité composite et volontaire de nos peuples, avons-nous su nous reconnaître Guyanais au sein de la communauté internationale.

Surgis du rêve, nous ne nous taisons plus, nous ne sommes plus en marge de notre propre histoire, nous sommes rentrés dans la modernité du monde, riches de nous être somptueusement construits sur l’abîme colonial et le néant identitaire ; seule la nation nouvelle porte connaissance au monde, car elle a triomphé par sa volonté de s’y enraciner.

Les responsables politiques, les pères et les catalyseurs de la nation, audacieux et visionnaires, surent fermement affirmer à l’ONU, d’abord pour marquer les esprits, et à nous-mêmes par conséquent, non seulement la dimension multiple, confiante, irrépressible, inaltérable et incorruptible de notre être collectif dont le consentement à la démarche qu'ils avaient engagé gagnait en ampleur, mais surtout par le fait (contestant l’historique et intempestive possession de la Guyane) qu’ils y défendirent avec une opiniâtre combativité, qu’il n’amenait à rien d’avoir un peu de terre quand toute la terre n’était pas à tous.

Ayant imposé l’adéquation des besoins du pays avec les moyens qui y sommeillaient en ressources valorisées au profit exclusif de l’ex-puissance administrante, libre et désormais décolonisé, le Guyanais décide unanime, fait la loi, choisit ses interdépendances économiques et stratégiques ; et notre émancipation culturelle de fêter chaque année l’avènement de la nation qui avait été délaissée.

Patrie-Loyauté-Dévouement nous animent uniment depuis.

Les songes ne sont plus négociables avec le réel hargneux qui nous harcèle ; les rêves de la Guyane ont surgi, indébordables, dans les gros temps de la moderne réalité où nous avions tendance à nous interdire à nous-mêmes, allez savoir pourquoi ! Ils nous ont commandé la création de possibles abandonnés, et la victoire sur les impossibles politiques.

Soley’ !

Pierre Carpentier.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.