Crise(s) de 2021 : comment nous allons perdre tout notre argent et bien plus

2021 est certainement l'année de la convergence des crises que nous mettions en avant dès 2017. Les paramètres se sont defixés, il faut planter ses pieds et ancrer son mental, ralentir celui-ci a contrario pour faire le meilleur choix. Réfléchissons. Blog évolutif. No panic.

La nature reprend ses droits à Luxembourg-ville : nous avions rendu le monde stérile : une série de photos de Chrustophe Van Biesen. © Cristophe Van Biesen La nature reprend ses droits à Luxembourg-ville : nous avions rendu le monde stérile : une série de photos de Chrustophe Van Biesen. © Cristophe Van Biesen

Dès 2017, je montrais dans ce graphique intitulé "La convergence des crises" l'imminence des grands chocs que nous enchaînons désormais en rang serré. Mais je tiens à souligner ceci : les grandeurs physiques deviennent prégnantes, l'on ne "dompte" pas la nature, et c'est cela aussi qui est l'enjeu de la grand crise que nous amorçons : les grandeurs financières que l'on peut détailler sur le graphique, qui avaient tenu de rôle de la réalité dans un monde qui s'était abstrait du réel, avaient imposé le rythme rapide, sont désormais dépassées par le rythme plus rapide de l'emballement de la crise de la biodiversité, dont "Coranavirus" paraît le prémisse. Le temps nous tient désormais dans ses mains, nous qui avions cru le saisir dans la spéculation qui est une affaire temporelle sur l'évolution d'une valeur (par exemple), et tous les instruments en découlant. C'est pourquoi, pour se resaisir, il faut retrouver l'esprit de la lenteur, prendre le temps de la réflexion, de la méditation (par exemple): à partir de là seulement, il deviendra possible de poser un projet de vie pérenne, constituer une sorte de carapace durable à ce qui déferle, autant mentale que physique. L'essentiel, dans un projet pérenne, est de remettre la nature au centre : à ce propos, j'ai pû noter, à mon échelle, que certains indu-agriculteurs ont profité de l'affaiblissement des contrôles pour se libérer de certains contraintes, accélérant donc à l'échelle des pays la bio-crise. En aucun cas, cela ne doit nous empêcher de revenir non pas à la terre, mais à la nature, que l'on soit en ville ou en campagne. Revenir à la Terre, plutôt qu'à la terre aux accents pétainistes.

Analyse économique

La convergence des crises : Corona accélère celle-ci et nous précipite comme un train en furie vers une bifurcation où les peuples risquent de ne pas être les aiguilleurs. Faisons que non. © Pierre-Gilles Bellin La convergence des crises : Corona accélère celle-ci et nous précipite comme un train en furie vers une bifurcation où les peuples risquent de ne pas être les aiguilleurs. Faisons que non. © Pierre-Gilles Bellin

Il est important de constater que l'endettement mondial actuel s'ajoute à l'endettement mondial créé par la crise des subprimes de 2008, crise d'abord immobilière (donc crise de l'espace que les Humains se sont arrogés) qui s'est muée en crise bancaire et a déferlé sur les marchés. Aujourd'hui, en 2021, les amortisseurs ont été mis en place, mais qui reposent sur le création de monnaie supplémentaire, allant aux USA jusqu'à distribuer 900 dollars à chaque foyer pour relancer le dynamique de croissance. Or, cela souligne deux choses : au regard de ce graphique, la dette actuelle n'est pas remboursable car l'effondrement du Vivant a réduit notre horizon temporel à une dizaine d'années. La notion de croissance est elle-même sous dévaluée si elle s'entend par la croissance des seuls signes monétaires. Je veux souligner qu'aux niveaux atteints la dette est non remboursable par essence : l'abondance des liquidités créent des surprises de choix aux profanes (dont je suis partiellement), comme la  hausse des valeurs boursières sur cette planche à savon posé au rebord du précipice. Le récente hausse des taux d'intérêt américains a incité cette monnaie de pure création à se reporter sur les bonds du Trésor US, qui offrent un peu plus de 1%, tandis qu'il faut 1,21 dollars pour acheter un euro, ce qui représente une jolie dévaluation. Dans ce paysage, l'or qui est la grandeur la plus bête sur laquelle se reporter quand on ne sait plus rien, à chuter au dessous-de 1850 euros : que voulez-vous, si vous avez un milliard de dollars crée par une banque centrale, il faut mieux l'investir en bons du Trésor américain, ce qui se passe quand on ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Mais la banque centrale, déjà, vacille et annonce la baisse des taux d'intérêt : ce mouvement de bascule de liquidités de pure création a quelque chose de dérisoire, n'est-ce-pas, sauf qu'il maintien à un niveau fictif les marchés d'actions et d'obligations, surtout lorsqu'on nous a appris que les marchés n'aiment rien autant que la "stabilité". Or, soudain, c'est eux qui semblent stables face au déferlement des incertitudes : le comble.

Dans le graphique ci-dessus, il faut regarder deux courbes qui s'emballent et rejoignent le court-termisme de toutes les autres : la fonte des espèces et des pôles, avec en corollaire la destruction des grands forêts qui innervent un circuit pluviométrique qui fait le tour de toute la planète : à cet égard, les produits brésiliens issus de la déforestation devraient presque être interdits pour "crime contre l'humanité" (or, les cochons de mon voisin s'empiffrent de soja brésilien). Cela est très mal de la part de ce cher Monsieur Macron de l'ignorer : vous mériteriez qu'un poltergeist vienne frapper à grands coups de poings chaque nuit contre la cloison de votre chambre et, quand vous brandiriez votre sonomètre aux gendarmes, que ceux-ci vous rétorquent en ricanant : "Ceci n'est pas une preuve". Mais pourquoi avoir choisi ce job de criminel ? Juste en traversant la rue Saint-Honoré, j'étais prêt à cous embaucher pour casser une fichue dalle. Deuxième fait, l'emballement des températures : une rumeur prétend dans les milieux de l'automobile qu'une voiture faisant du bruit était plus attractive aux yeux des femmes qu'une voiture électrique silencieuse, à ce moment du dix-neuvième siècle où l'on hésitait entre ces deux techniques? L'homme a dominé la maladie avant de dominer sa natalité parce que des hommes de biens n'en pouvaient plus de cette misère : Pasteur, Flemming, par exemple. Cet humanisme a porté la population à près des huit milliards d'individus. Or, sommes nous globalement si humanistes que cela : nous ressemblons à des hommes préhistoriques (bonjour le cliché), qui vivons dans un système politique dépassé, avec des possibilités de "ouf" offertes par une hypertechonoloie apportée à tous par des individus hyperdoués (dans leurs domaines).

Ce manque de synchronisme entre ces trois variables entraîne les conséquences qui suivent :

Par exemple, la catastrophe climatique a commencé dans les franges néo-désertiques du Moyen-Orient et du Maghreb, entraînant migrations et guerre civile et allant jusqu'à désarticuler de l'intérieur nos sociétés, de Syrie en Allemagne, de l'Italie à la France, tous les pays du monde ou presque se payant le luxe d'une immense crise identitaire (ce qui est invaisemblable : des gens qui ont réussi l'exploit de vivre et d'arriver ici, ont compris dans leur chair ce qu'est une régime de type génocidaire,ne sont-ils pas nos piliers les plus solides?). A présent, toutes les zones sahéliennes africaines sont touchées et l'Afrique est devenue le marché des terrorismes islamiques. Tandis que le changement climatique désarticule les sociétés, nécessite de globaliser la riposte, l'épidémie a donné un coup d'arrêt à l'économie de croissance et d'échange : je ne vous ferai pas l'injure de regarder l'effondrement des PIB marchands. Ces PIB sont à la merci de n'importe quelle mutation de la pandémie, ou du surgissement d'autres pandémie. Que les origines de cette mutation du virus soient débattues, peu importe, elle rend difficile une vision à dix, vingt ou trente ans. Le graphique ci-dessus montre pourquoi : malgré en outre, malgré la relative baisse des échanges mondiaux, les températures mondiales ont continué leur augmentation et la continueront, amplifiant les problèmes précédents.

Or, très vite les variantes Conid apparaissent, presque simultanément un peu partout dans le monde : Manaus (décembre 2020), au Brésil, où l'on se bat pour les bouteilles d'oxygène ; en Grande Bretagne (20 septembre 2020), en Afrique du Sud (second semestre 2020) ; Japon, variante dérivée de la variante brésilienne (9 janvier 2021). Virus à ARN, ils seraient facile, selon les laboratoires, de les contrer. Mais pouvez-vous vous battre contre dix mutations à la fois, avec des fils de production étendus à tout le monde, et qui peuvent lâcher, entraînant dans leur débâcle d'autres médicaments ? Qui dit mieux : à Manaus, au coeur de ce qui fut la plus grande forêt terrestre, à l'automne 2020, les trois-quarts de la population présentaient des anticorps issus de la première vague de l'épidémie. Déduction : fin logique de l'épidémie, l'immunité collective étant acquise. Mais il n'en est rien : la vague commencée en décembre et causée par la nouvelle variante semble ne tenir aucun compte de ce concept.

Conséquences politiques : la submersion éthique, démocratique et humaniste

Coronavirus est considéré forcément par diverses forces à travers le monde comme une aubaine sur le plan politique. Pour plusieurs raisons :

- il habitue les populations au confinement, donc à l'isolement. Le seul lien devient, à la limite, numérique ; c'est, quelque part, assez en phase avec ce vilain mouvement des démocratures, dans lequel la France elle-même paraît s'immerger, les lois sur le renseignement et la surveillance des populations fournissant le cadre juridique idéal, tandis que sur le terrain les manifestations pro-démocratie sont chahutées par les forces de l'ordre, comme le montre un excellent article de Mediapart ;

- selon l'indifférence des structures politiques au nombre de morts parmi leurs populations, elle autorise certains espoirs, par exemple dans les relations internationales ;

- en cachant les réalités, pour rassurer, les autorités démonétisent leur parole : en France, ainsi, l'appartenance des grands médias à peu de groupes financiers, la porosité haute-administration/intérêts économiques, tout ce système occulte la réalité, la cachant ou la dramatisant tour à tour, ce qui alimente les complotismes ;

- le virus permet de désigner des boucs émissaires. Des sociétés émiettées font face à d'autres sociétés plus ou moins émiettées. lesquelles l'emporteront, surtout si cela est lié à des vagues migratoires, souvent causées par la corruption et la déliquescence des économies locales, comme récemment en Amérique centrale quand, à la frontière du Honduras, on a dû laisser remonter des dizaines de milliers de personnes vers le nord. Face à cela, à la possibilité que, par exemple, ces migrations amènent aux Etats-Unis la souche Coronavirus de Manaus... bref, on aura parfaitement compris.

C'est pourquoi Monsieur Trump estime qu'il a encore un grand avenir politique : et il a parfaitement raison.

Quelles solutions ?

La première des solutions est purement organisationnelle : anticiper, organiser, construire des structures sanitaires à grande échelle. Jouer au jour le jour avec ces variables tandis que, sur le plan économique, on garantira un revenu de subsistance à tous, en limitant tous les risques annexes, mais qui peuvent amener à un effondrement de grande ampleur, comme la spéculation. Bref, il va falloir se la jouer modeste et pratique. Simultanément, il faudra orienter un grand flux d'aide vers les pays du Sud, pour éviter les migrations internationales. A ces réponses immédiates, il faudra en bâtir à plus long terme, même si "long-terme" signifie désormais "court-terme", au mieux "moyen-terme".

1. La question de la valeur : sur quelle pieds asseoir désormais sa sécurité matérielle? Les solutions individuelles. Voici dix ans, nous lancions Arca Minore : faire que chaque unité d'habitation, maison comme immeuble, deviennent comme de petites arches de Noë. La crise immobilière de 2008 a souligné le fait que la totalité de l'habitat humain, maison et réseaux, était sorti de la planète, gérant des flux de déchets et d'entrants hors de lui-même. L'explosion des charges dans un contexte d'appauvrissement en est un résultat qui explique, en partie, le Mouvement des Gilets jaunes. La valeur première, c'est celle du Vivant : il nous faut rentrer dans le Vivant et cesser de nous croire séparé de lui. Jardiner, transformer les villes, développer l'agriculture urbaine, planter partout, voilà le premier des piliers. Du point de vue patrimonial, il faut privilégier ce qui est durable : le terrain, la maison ou l'immeuble dans la réintégration écologique, les matières premières nécessaires à cette transformation.

2. La question de la valeur : sur quelle racine fonder un système monétaire perpétuel? La solution collective. Il faut effacer d'un seul coup la dette mondiale, celle des états, des entreprises, des ménages, et cantonner le passif dans une Institution monétaire internationale. Simultanément, il faut créer une unité de compte globale, en revenant à l'esprit des créateurs de monnaie qui, tout en adoptant le système métrique (tout comme en France) on cherché, mais sans le trouver, une unité monétaire intangible, qu'elle estimait fondée sur l'or. Cette unité, il faut la fonder sur quelque chose de neuf, le temps lui-même, parce qu'en la fondant sur le temps, la seconde, elle incitera aux progrès de productivité : la seconde monétaire pourra être paramétrée selon, par exemple, le temps utile au corps social, comme le temps passé pour les institutions caritatives.

3. La question des conflits internationaux : donner à l'Onu des prérogatives régaliennes, c'est-à-dire le monopole de la force armée, le monopole de l'adaptation climatique et du règlement de la crise de la bio-diversité et de l'augmentation des températures, qui passent aussi par des solutions technologiques, auxquelles se prépare la Nasa (quant à l'ESA, l'agence spatiale européenne, elle reste marginalisée dans cette réflexion). En restaurant le système international issu des accords de Bretton-Woods, un Parlement des nations sera créé, sur la base de l'équilibre et de la séparation des pouvoirs tels qu'ils ont été conceptualisés par Montesquieu, cantonné dans ces seuls domaines, sous la coupe de vérificateurs intelligents, indépendants et lucides, disposant de vrais moyens de contrition : bref, une justice internationale aux ordres de personne.

4. Les moyens de parvenir à ce système. En 1939, les affrontements jetaient les uns contre les autres trois grands blocs géographiques, le bloc soviétique, le bloc nazi, le bloc démocratique. Mais aujourd'hui les ruptures ne sont plus géographiques mais divisent à l'intérieur d'elles-mêmes les sociétés, voir les familles comme en Grande-Bretagne au sujet du Brexit, en somme entre un pessimisme d'où surgit la question "identitaire", et la vision plus optimiste d'une identité multiple, qu'atteste par exemple le débat sur le genre vécu comme le dépassement d'un conflit interne et social. Par rapport à 1939, ces groupes forment une sorte de peau de léopard, où chacun se radicalise : un affrontement de valeurs ne pourraient alors plus n'être qu'une série de guerres civiles.

Sur le plan pratique Aujourd'hui, le pouvoir de violence régalienne, détenu par les Etats, semble partout se renforcer, jusqu'en France désormais assise dans les derniers rangs des démocraties. Le bio-crise va renforcer les migrations. Les migrations les murs; les murs la violence et le désespoir. De nombreux groupes sociaux vont vouloir manipuler un capitalisme du chaos et les capacités de calcul, de numération, de recensement permises par les Gafas leur donnent une grande capacité opérationnelle, sur fond d'un terrorisme pandémique. Agitant celui-là, il lui donne une légitimité pour contrôler l'individu tandis, qu'indéniablement, le risque pandémique lui-même multiplie les tentations s'il continue à excéder notre capacité d'adaptation. Mais que nous importe cela ? Retrouvons notre lien avec le monde, trouvons ou retrouvons notre lien avec les autres, créons une valeur d'échange non spéculative, à la différence du Bitcoin, interdisons la spéculation, refusons les pyramides du pouvoir pour utiliser Internet comme moyen d'un Consensus global, unissant partout les communautés qui partagent les valeurs les plus humaines, en refusant le leardership d'égos sur-dimensionnés, mais en mettant en avant des groupes de Sachants, de professionnels choisis sur la base de la connaissance de leurs dossiers spécifiques, où le Consensus est la règle.

L'inscription délétère du Coronovavirus au sein du cout termisme propre à la politique et à l'économie de spéculation

En brisant dans les premiers temps les reins à la chaîne mondialisée de fabrication et de distribution, Corona a mis en bascule le système d'une manière dont n'auraient jamais rêvés les révolutionnaires. La rapidité de l'émergence de nouveaux vaccins n'annule cependant pas le retard lié à leur diffusion, comme dans un jeu d'échec, avec la rapidité de diffusion accrue du virus, surtout avec la forme plus contagieuse apparue au Royaume-Unie fin 2019. Le virus a donc accéléré et, si on le représente comme une système mathématique, probabiliste et évolutif, les milliards de combinaisons qu'il développe nous interdisent une projection vers le moyen terme, condition fondamentale de la bonne tenue d'une économie. A noter qu'en France, désormais, toute ouverture de coffre doit être déclarée : en effet, le gonflement des masses monétaires au-delà de tout critère habituel a mis une épée de Damoclès sur les moyens de paiement eux-mêmes. Qui ne dit pas que, dans six mois, l'atelier du Monde, la Chine, n'exigera pas sur les molécules médicinales des règlements en or ? Cet or, c'est chez-vous qu'on ira le chercher, par voie de réquisition. A cet égard, je vous invite à noter l'achat d'or par de nombreux investisseurs institutionnels, qui ont en partie contribué à la hausse du cours de l'or à plus de 2000 dollars l'once, et à son rebondissement actuel. Si le virus rend soudain obsolète les médecines actuellement développés, s'il faut à nouveaux 12 mois pour re-vacciner la population, puis re-douze mois pour la re-re-vacciner, comme on le fait de la grippe, le système économique humain se retrouvera à genoux. Ca, c'est l'hypothèse pessimiste.

L'hypothèse optimisme : échec et mat à nouveau

Dans cette hypothèse, on se dégage lentement des tendances de Coronavirus par une vaccination globale et réussie, et la joie de vivre, de circuler, de revoir ces paysages, des pays, dont la vue ne nous manquait plus mais qui, soudain, retrouveront une valeur indicible, la joie d'acheter à visage ouvert, toutes ces données accéléreront les courbes convergentes de la consommation, donc de la production, qui ouvrent cette analyse. On aura donc accéléré la crise bioclimatique. Aujourd'hui, le mois du dépassement, c'est-à-dire le mois ou nous avons consommé toutes les bio-ressources de la planète, et où nous "tapons" dans le capital bio-climatique accumulé, tourne autour de cinq mois. Cela signifie-t-il que sept-douzième de la population humaine sont en trop ? Cela, personne ne peut l'accepter. Personne. Des solutions existent, l'innovation et le partage, et la mort d'un certain capitalisme. Mais à situation extrême solutions extrêmes : c'est pourquoi les quatre piliers énoncés auparavant n'apparaîtront plus comme les rêveries d'un économiste de bon sens, mais comme les seules possibilités si nous voulons maintenir une armature éthique à nos inter-relations. Autrement, ce seront les guerres pour les ressources existantes, elles-mêmes aggravées, par exemple, par la dissémination nucléaire. Celle-ci, gérable dans un monde pensé pour les années 1945-1971 (fin de la convertibilité du dollar en or), ne le sera plus dans le monde nouveau. Dans ce nouveau contexte, la prédation, l'enfermement, l'isolement, la contrition dans ces formes les plus extrêmes seront les réponses spontanées apportées par une humanité qui n'a pas si évoluée que cela depuis l'Holocauste des populations juives : à cet égard, le putsch manqué de Monsieur Trump du 6 janvier 2021 nous renvoie à ces démons du passé, si présents en l'homme lui-même. Ne rêvons pas : Joe Bidden n'est pas charismatiquement parlant le Roosevelt, le Churchill, le De Gaulle des temps présents

La rapidité, l'accélération, Coronavirus, la carbonation et la méthanisation de l'atmosphère ont déjà tué le vieux système : découplons de manière pacifique nos solutions sans plus attendre pour leur faire atteindre la majorité numérique et rallier les autres. Il faut un monde global des humanistes, passant par-dessus les Etats, sans jamais tomber dans une violence qui, même légitime, sera intrumentalisée, comme l'a fait Monsieur El Assad en Syrie lors du printemps arabe. Aussi celui-ci aquiert valeur presque prophétique. De cette mutation peuvent autant jaillir le Diable que le Bon Dieu, que celui-ci soit athée ou non !

La crise est globale. La solution est globale. La donne change elle-même si vite qu'elle a dépassé le court termisme de nos Politiciens, cela étant est peu dire. La solution, elle, se trouve dans le respect des autres, de tous les autres, de toute religion race, apparence, de toutes les espèces, arbres et forêts que l'on croient insensibles et non inter-reliés jusqu'aux grands singes dont certains se demandent encore s'ils "pensent", cela passe par le refus de la verticalité pour le choix coopératif. L'inertie du réchauffement impose enfin une immédiate et forte réponse, qui doit aller au-delà des habitudes pour écouter les penseurs de la régulation douce et consensuelle du climat, dussent-ils scientifiques, cosmologistes, ou jeteurs de poubelles comme moi !

Pierre-Gilles Bellin

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.