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Billet de blog 1 septembre 2015

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Enfants Rroms à la rue ! Déclassés de tous les pays unissez-vous !

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ils ont foutu une ribambelle de gosses à la rue, éparpillés dans les rues qui s'en vont reprendre le chemin de l'exode qui ne mène nulle part.

L'état totalitaire international dont les représentants hexagonaux au pouvoir nous la jouent national, nous la jouent État-nation, État-nation et Panthéon, aux fondamentaux inviolables et préservés, comme des bonimenteurs patentés et à la solde royale des leurs, accoudés à leur coin de table de joueur de bonneteau, jeu d'argent et de dupe où l'escroc professionnel dont nombre, et pas des moindres, de ces chantres de la chose publique dont ils font profession de foi avec la belle constance des félons qui excellent - mais ça ne prend plus - à se donner des airs de marquises offusquées et de matamores faussement insultés, n'ont d'autre activité et profession rémunérées que celle de représenter, l'hyper-centralisateur, le négateur des spécificités, toutes les spécificités, que celle, exceptionnellement rétrograde en Europe et dans le monde, celle de représenter l’État-nation, dont le constant rappel, dans les discours et cérémonies officielles, de l'esprit qui prévalue à sa naissance n'est plus qu'utilisé pour, afin de justement, nuire au peuple, au peuple de France, le ligoter par embobinement répété et successif, par évocation continuelle et finalement très coercitive des dangers qui le menacent, des fois qu'il lui vienne, au peuple, qu'il lui vienne sottement à l'idée de n'en plus faire qu'à sa tête, de n'être plus que, pour reprendre l'expression du tribun tonitruant qui clôturait bruyamment la manifestation d'été de son parti, " livré à lui-même "  - En effet, qu'y a-t-il de pire, dans la tête d'un apprenti petit dictateur, qu'un ouvrier, puisque le Premier Ministre évoquait cette classe, qu'un ouvrier qui ne serait plus que ... " livré à lui-même "  ... Tout un état d'esprit qui se condense là, et, se trahit dans cette expression. Un homme de gauche, honnête et sincère, aurait plutôt évoqué " l'ouvrier livré à son patron ". Mais Macron et consorts veillant ... -, l'état totalitaire international gagne du terrain, ternit le pays, dégrade les mentalités et les façonnent, peu à peu, à sa convenance, c'est à dire, tout en prétendant le contraire, de la pire façon qui soit.

L’innommable est atteint chaque jour un peu davantage. Étonnant horizon que celui de l’innommable qu'on n'en finit plus d'atteindre à chaque pas et qui recule toujours d'autan alors qu'on le pensait inatteignable. Et qui se pourrait résumer par un " derrière l'horreur, il y a toujours une horreur encore plus grande."

C'est bien ce dont tout un chacun peut faire l'expérience. Et les discours officiels et autres petites phrases qui empuantissent l'air ambiant de toujours encore promettre de repousser plus avant l'étendue des abominations qu'ils portent en germe.

 " Merci de ne pas nourrir les bêtes sauvages et les gitans "

Annonce en vitrine du bar " Le James Joyce ", rue St Jean à Lyon, le 28/05/2015.
Photographed in an Irish Pub, Lyon

" Quand le racisme venu d'en haut dédouane celui qui couve... "  Catherine Raffait

« Aujourd'hui, on est devenus le parti des Roms et de la Palestine »,  dénonce, avec force et sans vergogne aucune, le sénateur d'Europe-Écologie-les-Verts, Jean-Vincent Placé, qui plaque, pour, peut-être, un avenir plus prometteur et donc meilleur, son parti.

" Si l’écologie politique devient l’écologie gauchiste, ça n’a plus d’intérêt. Aujourd’hui, on est devenus le parti des Roms et de la Palestine. On finit par se poser la question de son existence et de son utilité. "

C'est la rentrée.

Me revient en mémoire l'image de cette petite fille Rrom, délogée aux aurores, par une armada casquée, motorisée et indifférente, délogée l'an dernier, ou, plus exactement, juste avant, deux trois jours avant, les dernières municipales qui furent le succès que l'on sait pour le gouvernement, délogée avec sa famille, sa maman, deux ou trois frères et sœurs, sa grand-mère, de son sous-bois de Champs-sur-Marne, et qui clopin-clopant, précédant les quelques membres éparses et chargées de sacs difformes de sa famille, livre ouvert, révisait, sur ce chemin de l'exode dont elle ignorait encore qu'il ne la mènerait plus, avant longtemps, et, peut-être, jamais plus, à l'école, avec ses petits camarades, révisait, comme si de rien n'était, sa leçon.

C'est une petite tragédie qui affecte quotidiennement une communauté dont on a fait des déshérités, des déclassés ... Et, qui s'imaginerait que des déclassés et déshérités chroniques puissent en être affectés, puissent, le moins du monde être affectés ?

Qu'ils meurent, crèvent ou aillent au diable, qu'importe ! ...

Et puisqu'ils croient en dieu, mais en quel Dieu peuvent croire ces gens-là, qu'ils en appellent à lui, que leur dieu leur vienne donc en aide ...  qu'importe ! ...

Les purges prennent de l'ampleur et les mots qui les accompagnent ou les anticipent les légitiment. La grande rafle, Le grand nettoyage, la grande machine de destruction de l'habitat des populations Rroms tourne à plein rendement. A plein régime.

Les repreneurs potentiels de la France de demain investissent déjà dans leur territoire de prédilection, où la jachère de la malhonnêteté avérée et la plus crasse pousse à foison et tient lieu de culture, et fourbissent leurs armes en vue d'une  échauffourée où, comme de bien entendu, c'est les pauvres qui paient, qui paient avant que de saigner.

" Xavier Bertrand s'est montré très offensif lundi matin sur RTL. Il a attaqué pêle-mêle les gens du voyage et les réfugiés massés à Calais.
Xavier Bertrand a peur des gens du voyage et le fait savoir.

Il les accuse notamment de posséder  " des armes de guerre ". Le député-maire de Saint-Quentin demande à l’État de mettre fin à cette situation estimant qu'il " ne peut y avoir en France de zones de non-droit "."

- " Vous accusez les gens du voyage ? " lui demande RTL.

La réponse fuse :

- " Évidemment. Dans certains camps, il est temps de désarmer".

Xavier Bertrand ne précise pas, en revanche, ou, honte à lui, se garde bien de préciser, que, dans le fait divers tragique auquel il fait allusion, le tireur qui a fait trois morts le 25 août dans un campement de la communauté n'appartenait pas aux gens du voyage.

Ou comment semer la peur en jouant sur les amalgames, nourrir la propagande en faussant les faits... Catherine Raffait

L'état français et tous les élus peuvent bien invoquer les raisons qu'ils veulent ou peuvent et les autorisent donc à se comporter de pareille façon, dont, à force d'avoir trop dit que c'est contraire aux fondamentaux de la nations, des droits de ...etc, il faut bien se rendre à l'évidence, que c'est un projet délibéré et programmé, racial et raciste, politique de destruction de populations considérées comme des déchets, et dont les fonctionnaires de l'état et autres qui se les coltinent, se les coltinent comme on se coltine des déchets, se posent des problèmes en terme de logistique et de gestion des déchets qu'ils se doivent de traiter comme tels. Et de régler.

C'est une sorte d'industrie devenue très performante, une industrie de la destruction qui réduit à plus rien une population entière ciblée pour son appartenance, identifiée par son appartenance, et vouée aux gémonies à cause de cette appartenance.

Tout est en concordance. Double langage et langue fourchue. Discours du chef, tout à sa superbe grandiloquente, à son plastron rebondi, qui encense, en des rituels empesés largement médiatisés qui puent l'artifice et le mauvais théâtre grand-guignolesque des faubourgs, des héros du passé, et, dans le même temps, fait vivre un incessant Waterloo à ses descendants.

Sous le sourire empesé, bonhomme et compréhensif, empli d'assurance compassionnelle à l'égard des victimes de la pauvreté, des représentants de l'état et des élus de tous les bords qui contribuent à la grande purge, les mâchoires des félins et les dents de fauve de toutes les crémaillère de la machine à nettoyer la terre de la présence du Rrom. Du Rrom, de l'Intrus, du Malvenu, dont il faut supprimer la race.

C'est l'amélioration ..., à laquelle il faut travailler, mais toute sélection implique la suppression des malvenus (GIDE, Faux-monn., 1925, p. 1197).

L'amélioration, c'est sur tous les fronts. Il n'est de règne qui y échappe. La propension à s'attribuer le vivant n'a pas de limites, ne connait aucune frontière. C'est bien simple, il n'y en pas. Pas de frontières, plus de frontières entre les règnes, les genres. Tous les règnes de la nature sont convoqués, minéral, végétal, animal, inorganique comme organique et .. humain. L'humain au même titre que les autres.

Les semences de variétés traditionnelles ne peuvent plus être commercialisées. La Cour de Justice de l’Union Européenne a confirmé le 12 juillet 2012 l'interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel européen.

Catherine Andrianne de Semailles :  "A cause de cette réglementation, il y a plus de 80% de la biodiversité qui a disparu ".

Selon Kokopelli  " puisqu’ils impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles".

Pour Nature & Progrès et les défenseurs des semences paysannes :  "cette décision est un contresens historique grave qui s’apparente à un déni de la sélection végétale réalisée par l’être humain depuis 10 000 ans ".

Tout est en concordance. Les propos, les actes et le climat y afférent. Et tout cela se passe à l'échelle du continent européen. Les populations Rroms, ces persécutés de toujours présentés comme tel sur le mode du " puisqu'il il n'y a pas de fumée sans feu ", il n'y a donc pas de raison que ça cesse, font les frais de cette politique qui rode son projet.

Le projet de " cette Europe technocratique et dictatoriale "

Le projet de " cette Europe technocratique et dictatoriale." Qui se fait les dents et rode sa machine sur les populations les plus faibles. Et qui vise à fondamentalement les annihiler, et, dans d'autres cas de figure, et selon les besoins de cette Europe au service d’une oligarchie mondialisée autour de la finance et de la spéculation, à les remplacer.

Tout le monde est en danger, personne n'est à l’abri, qui ne soit pas lié, d'une façon ou d'une autre, à cette Upper-class.

" Leur soif de richesses ne connaît ni scrupules ni limites " Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon à l'Imprévu.

Et si une nouvelle lutte des classes apparaissait sans que l’on s’en rende compte ? Et si le taux de pauvreté français, plus faible qu’ailleurs en Europe, cachait d’autres réalités ?

" Nous avons déjà dit que les ouvriers ne sont plus traités que comme des coûts financiers et comme des charges insupportables.

Le Pape François a même dit que les ouvriers étaient passés du statut d’exploités à celui de déchets.

C’est une violence symbolique extrême. Et aussi un processus de déshumanisation considérable alors que pendant les Trente Glorieuses et la mise en œuvre du programme du Conseil de la Résistance, être ouvrier rendait fier. Une ouvrière de chez PSA Aulnay a même pu dire qu’elle se sentait, avec la fermeture de son usine, traitée comme un « Kleenex ». "

Friche d'usine après délocalisation

Restes de l'église, bâtis par les Rroms, après le démantèlement du bidon-ville " Le Samaritain ".

" Mais, pour le peuple, le pire, c’est d’être traité d’assisté, d’être trop gourmand, de coûter trop cher. Les gens du peuple se soigneraient trop, prendraient trop de médicaments. Si l’obésité ne concerne jamais les habitants des beaux quartiers, c’est parce que les industriels ajoutent du sel et du sucre dans les aliments qui coûtent le moins cher. Les plus pauvres deviennent obèses et sont ainsi stigmatisés dans leur propre corps, pour toute leur vie. "

Dans les pays-monde capitaliste actuel, ces racines sont surtout sociales, la situation sociale défavorisée des masses, travailleuses ou pas, leur apparente impuissance totale devant les forces aveugles de ce capitalisme oligarchique mondialisé autour de la finance et de la spéculation, qui causent, chaque jour et à toute heure, mille fois plus de souffrances horribles, de plus sauvages tourments aux humbles travailleurs, de plus profondes meurtrissures aux masses de déclassés, de laissés pour compte de tout solde, que les événements exceptionnels tels que les guerres d'antan, même mondial, avec leur profil spécifique, leur pics et ligne de crête avant le fléchissement et l'essoufflement terminal aux allures parfois de bouquet final nucléaire, tels que les tremblements de terre, épidémies, etc, ... la situation sociale des masses fournit à la fois et le combustible nécessaire des industries de l'argent, et l'antidote parfait à toute critique active du système de cette classe dominante et dictatoriale par la soumission complète des masses qui s'asservissent d'elle-même, aux exigences monstrueuses et déshumanisantes des figures totémiques  et religieuses devant lesquelles, comme jadis pour espérer trouver un quelconque salut et échappatoire, elles abdiquent et balaient tout espoir de survivre autrement qu'en obéissant au diktat, et, aux caprices pour elles imprévisibles, du dieu nouveau et absolu dont elles espèrent qu'il les épargnera. 

La survivance des masses, jadis organisée par et autour du travail et de leur exploitation, s'est métamorphosée en une guerre larvée de tous contre tous. Et quant aux guerres, ceux qui les déclenchent y veillent précautionneusement et jalousement, et les entretiennent comme le feu dans l'âtre à l'orée de l'hiver.

La peur a de tout temps créé les dieux.

Et la peur entretenue constamment, brandie et agitée, la peur mise en exergue, la peur de l'épouvantail agité, nuit et jour, et, ressassée obsessionnellement  en boucle, la peur aux horribles oripeaux, la peur et son cortège incarné qui glace d'effroi, a créé le pire des dieux qui ne souffre aucun manquement à son culte, le moindre et c'est l'ombre projetée de la chute, a crée les pire des dieux, le dieu argent qui assure le vivre, et pour lequel plus rien n'existe qui ne lui soit sacrifiable. Plus rien c'est à dire qu'absolument tout lui est sacrifiable.

" Les morts ont toujours tort. Les gagnants sont ceux qui restent en vie. " lit-on dans  " Les Yeux de Tanatloc ", le 11 em tome de la BD du romancier et scénariste bruxellois Jean Hamme qui, avec son compère Grzegorz Rosinski au dessin, surfent sur la vague agitée et trépidante de la mythologie scandinave.

" Les morts ont toujours tort " ... Alors ...Alors, " Gagner ", " Gagner coûte que coûte " ...

S'en sortir ! Survivre !

Coûte que coûte, mais gagner ! La peur devant la force aveugle, la puissance prédatrice du capital, aveugle parce qu'imprévisible, prédatrice parce que sans recours, force aveugle, puissance prédatrice et pernicieuse, qui, à tout instant, de la vie de tout un chacun, petit patron, entrepreneur familiale, masses prolétaires, ouvrières, salariales, masse des déclassés et des apeurés, tous menacés potentiellement de la ruine subite, inattendue, accidentelle, qui va causer sa perte, celle de son foyer, qui va lui faire perdre, femme, enfants, maris,  qui va en faire un mendiant, une mendiante, un déclassé, une prostituée, réduits à la quête quotidienne de nourritures, de vêtements, d'un lieu, d'un réduit où s'allonger, épuisé, à bout.

Assujetties aux forces destructrices aveugles de ce capitalisme en constante métamorphose qui retourne encore à son profit ce qui s'oppose à lui, captifs du bagne, et en danger, bien concret et bien réel de crever de faim et de perdre la vie, aussi longtemps que ces masses, toutes et tous n'auront pas appris à lutter de façon cohérente, organisée, systématique et consciente, radicale et méthodique contre le règne du capital sous toutes ses formes, sous tous ses aspects.   

Les mauvais coups, ça se fait en amont des choses, en l'absence, par exemple, des propriétaires. Quand on veut désosser une voiture, vider une propriété privée, rafler le contenu d'un maximum de coffres de banque. Ça se fait vite et bien. Sinon, c'est raté. C'est très zen. Un braquage. Ce demande un maximum de temps de préparation, de concertation et de réflexion, et, un minimum de temps d'action.

Là, c'est réussi. Parce qu'il eut été décemment difficile d'ouvertement déscolariser plus d'une centaine d’enfants Rroms, avec le raffut que n'auraient pas manqué de faire toutes les associations citoyennes, de défense des Rroms, Amnesty International, Médecins du Monde, Unicef, des droits de l'homme, LDH, Entraides-citoyennes, des droits des pauvres, des sans-logis, des sans-dents et des sans rien du tout, accompagnés d'avocats, de témoins de toutes les professions concernées et autres soutiens par centaines, de tous les soutiers anonymes, défenseurs de la citoyenneté mise à mal et mal en point comme jamais, tous flanqués et suivis des chaines t.v. en-live-continu, des photographes, la presse, les micros, les témoignages ... Le trouble à l'ordre public quoi ... !

En France, la scolarité est obligatoire de 6 à 16 ans.

Depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, l’instruction est obligatoire. Cette obligation s’applique à partir de 6 ans, pour tous les enfants français ou étrangers résidant en France.

Quand les parents ne parlent pas français, ne savent ni lire ni écrire, la scolarité ne peut se porter que sur le choix de scolariser les enfants. Les textes sont clairs et le droit s’applique à tous les enfants français ou étrangers qui vivent sur le sol français… Sauf s’ils sont roms… 

Au pays de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité, le droit ne s’applique donc pas à chacun ?

Les rapetous et autres attrape-tout, des amateurs de projets immobiliers prometteurs aux pupilles dilatées tellement elles sont dollardisées aux caciques élus qui se voudraient et se verraient bien l'être - élu -  ad eternam... de la municipalité communiste en question ont réalisé leur forfait, l'ont commis avant que le propriétaire ne survienne. Juste ... Quelques jours avant.

Dans le dos de la maitresse, de l'école et sans le dire aux gosses qu'ils ne la reverront plus, la maitresse et l'école.

Là, en l’occurrence, si l'on file la métaphore du proprio, le proprio c'est l'école.

Parce que c'était pas pensable, que ça faisait trop tache de les obliger de les virer, de fait, de l'école où les enfants allaient depuis des années, avec le témoignage des maitresses embêtées de devoir peut-être ne rien dire, au vu des consignes de l'Inspecteur d'Académie du coin, et plus-haut du Ministre de tutelle, ils ont résolu le problème en les foutant tous à la rue juste avant la rentrée. Sinon, c'était parti pour un an encore, un an encore d’infinies tergiversations oiseuses et rebelote ...

Petit dialogue, tel qu'il s'est déroulé, avec une jeune femme photographe amateur :

- Lui : Pour faire des photos, va à la Courneuve ... Ils vont virer les Rroms, et leur campement c'est un truc de fous. Avec des rues, une église et des gens adorables et plus d'une centaine d'enfants. Ça s'appelle le Samaritain.

- Elle : sujet sensible.

- Lui : oui. Ils sont ravis qu'on s’intéresse à eux.

- Elle : C'est du voyeurisme. Je ne sais pas si la misère humaine est un sujet qui m'attire. Aussi parce que c'est un sujet problématique sur les territoires. Que je connais assez bien.

- Lui : Non mais derrière, il y a la joie de vivre.

- Elle : ha oui ... je vais t'envoyer les gamines qui se prostituent sur la nationale ... on essaiera d'y voir de la joie de vivre surtout en hiver.

- Lui : des gamines Rroms

- Elle : t'en vire 10, t'en as 20 le lendemain. Et puis la gestion des squats est un calvaire pour les petites communes. Ça coute très cher au contribuable. Le problème c'est qu'on est pas en conformité pour offrir des aires de grand passage et que tout le monde se renvoie la balle que c'est un merdier sans nom.

fin de dialogue.

Mais, les rapetous de la mairie-rouge avaient heureusement prévu un hébergement pour ces centaines de pauvres gens ...

admirable ... N'est-il-point !!

" Les enfants Roms exclus des droits à la scolarisation."

Rentrée des classes. Agir.

Les enfants expulsés du Samaritain dessinent la maison de leur rêve alors que la plupart des enfants en France préparent la rentrée scolaire de mardi.

En 1990, la France ratifiait la Convention internationale des droits de l'enfant.

Le droit français impose que tout enfant âgé de 6 à 16 ans soit scolarisé, même si ses parents sont étrangers ou en situation irrégulière.

En leur refusant le seul lieu stable entre les expulsions on leur fait subir une forme de maltraitance institutionnelle.

Suivis pour certains depuis plusieurs années par les services sociaux et les associations, la plupart des enfants du Samaritain étaient scolarisés.
En France mais aussi dans toute l' Europe, où la discrimination au niveau scolaire prend d' autres formes, une génération sera sacrifiée si le droit à l'éducation est violé...

Toute personne vivant à la rue a droit à un hébergement d’urgence et, comme le souligne tout particulièrement la circulaire du ministre de l’Intérieur, que toute évacuation doit prendre en compte la situation des enfants et assurer la continuité de l’accès aux droits, notamment en matière de prise en charge scolaire. l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État ». Cath. Raffait

Les pouvoirs publics devraient ainsi garantir le droit à l’éducation pour tous sur le territoire français, conformément à la Convention internationale des enfants. En dehors du refus de scolarisation, certaines communes mettent en place d’autres stratégies pour empêcher les enfants Rroms d’entrer dans leurs écoles, par notamment des délais d’inscription anormalement longs, l’affectation dans des écoles très éloignées des terrains d’habitation, ou, la mise en place de classes spéciales ayant pour but de ghettoïser les enfants Rroms.

À ces problématiques liées à la scolarisation des Roms en France, ont été proposées et expérimentées des solutions, mises en œuvre par des associations et parfois repris par les pouvoirs publics.

L’une des initiatives ayant connu un succès relatif est le « camion-école » :  des enseignants viennent sur les lieux de vie des Roms en camion et proposent une solution transitoire d’enseignement pour les enfants ne fréquentant pas l’école ordinaire. Ce dispositif a des objectifs éducatifs, notamment l’apprentissage des connaissances de base (lire, écrire, compter)

Le caractère temporaire de cette structure est ainsi très important, car il ne s’agit pas d’une solution d’éducation à long terme. En effet, les moyens ne sont pas les mêmes que dans les écoles classiques, les enseignants ont tendance à être marginalisés et ainsi à ne pas faire partie d’une véritable équipe éducative et les enfants ne peuvent pas y interagir avec des enfants non-roms.

Des critiques similaires ont été formulées vis-à-vis des classes spécialisées n’accueillant que des Roms. Contraires au principe d’égalité scolaire, elles ont souvent favorisé un phénomène de ghettoïsation dénoncé lors du forum européen des Roms et des gens du voyage de 2009.

Les obstacles, en partie institutionnels, viennent d’abord du rejet de la population majoritaire dont certaines familles ne souhaitent pas que les enfants Rroms étudient dans les mêmes classes que leurs enfants.

Même si les pratiques éducatives interculturelles sont un bon début pour intégrer à l’école des enfants de tout horizon, la scolarisation des enfants des bidonvilles et des squats ne pourra pas être réussie tant que les expulsions de terrain continueront à être pratiquées sans politique de relogement et la mise en œuvre de politiques d’insertion.

Voir plus dans : (https://mitrajectoires.wordpress.com/…/integration-des-mig…/)

- " Il y a des étrangers dans ton école ? "

- " Non, il n'y a que des enfants " répond l'enfant.

" Les photos d'enfants de familles expulsées, dessinant leurs rêves de maisons sur le parvis de la mairie de la Courneuve, sont belles, attendrissantes, signifiantes. Elles devraient faire réfléchir ceux et celles qui commanditent les expulsions, celles et ceux qui tentent de les justifier.

Ces enfants démontrent que leurs rêves d'habitat ne sont pas des rêves de cabanes, de taudis, mais des " rêves d'enfants "... !
Dans tous les bidonvilles, les enfants font ce type de dessin."

Lors de la prise de vue, publiée ci-dessous, je me souviendrai toujours de ce garçon qui m'a dit  " Quand ma maison aura poussé j'habiterai dedans"   ( regardez bien le dessin et vous verrez sur quoi "pousse sa maison " ), ce qu'il m'a ensuite précisé." Serge Guichard

Photo réalisée, dans le bidonville de Moulin Galant qui était sur les communes d'Ormoy ( UDI ), de Villabé (PS ), de Corbeil ( LR ), sur un terrain du Conseil Général de l'Essonne, et où quasiment tous les enfants, furent scolarisés, grâce à l'action bénévole, durant plus de cinq années... Cela, avant l'expulsion, demandée.

Enfin, tout cela, " ce n'est pas grave, c'est ainsi qu'ils vivent "

Ces pensées racialisantes, racistes... Ce racisme, qui gangrène et divise, insufflé par ce capitalisme oligarchique mondialisé autour de la finance et de la spéculation et dont il fait si bien le jeu ! ... Allons amis et camarades, stop, reprenons l'initiative !

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.