Brésil: 18 tués, nouveau tribut au travail et transport routier illégaux

35 mètres de chute, depuis un pont, s'écrasant sur une voie ferrée. Tout comme pour les 41 morts à Taguaí (SP) le 25 novembre, la catastrophe routière le 4 décembre à João Monlevade (Minas Gerais) a impliqué un autocar sans autorisation pour le transport de passagers, qui effectuait du nord au sud du pays un trajet de 2.300 kilomètres continus.

L'autocar, immatriculé dans l'Etat d'Alagoas (Nordeste) avait quitté le jeudi 3 décembre vers neuf heures le bled de Santa Cruz do Deserto, à  275 km de Maceió, et avait São Paulo comme destinée, à deux mille trois cent kilomètres au sud. Il transportait une quarantaine de passagers lorsque dans l'après-midi du 4 décembre, circulant sur la route BR-381 à emprunter un pont dans l'Etat du Minas Gerais, à 110 kilomètres de la capitale Belo Horizonte aux alentours de la ville de João Monlevadela chute de trente-cinq mètres (video) a été fatale pour dix-huit des passagers. Le chauffeur, survivant, qui avait sauté de sa cabine avant le drame, a évoqué une panne de freins.

L'autobus, géré par la société Localima Transporte et loué précédemment par l'entreprise JS Turismo, usait frauduleusement un identifications de cette dernière et n'avait pas le droit de transporter des personnes. Cet autocar avait reçu trois amendes en 2019, sur les routes de l'Etat du Minas Gerais, pour transport irrégulier de passagers, une situation identique à l'accident à Taguaí. 

En 2020, 2.490 infractions prouvant des actes de transport clandestin ont été relevées. 1.188 véhicules ont été saisis, et 35.600 passagers ont été transbordés par les autorités de contrôle routier dans des autocars qui étaient, eux, légalement autorisés à circuler.


 

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