Bolsonaro : « Je veux dire aux canailles que jamais je ne serai écroué »

Dans l'après-midi du mardi 7 septembre, à São Paulo, jour de la fête de l'indépendance du Brésil, en surplomb de l'avenue Paulista, Jair Bolsonaro haranguait ses dernières centaines de milliers de supporters, dans ce qui ressemblait à une des ultimes pathétiques bravades d'un post-fasciste isolé politiquement, malgré toutes ses incessantes manigances au gouvernement, à l'Assemblée et au Sénat.

« Nous devons, car je parle en votre nom, déterminer que tous les prisonniers politiques soient libérés (...) nous n'allons plus admettre que des personnes comme Alexandre de Moraes [un des onze ministres de la Cour suprême] continuent à châtier notre démocratie et manquer de respect à notre Constitution fédérale. Il a eu toutes les opportunités pour agir en nous respectant tous, mais il n'a pas agi de cette manière et poursuit son inaction (...) Ou bien ce ministre se recadre ou bien il demande sa démission. Nous ne pouvons admettre qu'une personne, seulement, un seul homme, assombrisse notre liberté (...) En cet instant, je veux encore une fois tous vous remercier. Remercier Dieu, pour ma vie et ma mission, et dire à ceux qui veulent me rendre inéligible à Brasilia que seulement Dieu m'ôtera de là (...) Je quitterai la présidence détenu, mort ou victorieux (...) Ma vie appartient à Dieu (...) Je veux dire aux canailles que jamais je ne serai écroué ».

Le 7 septembre 2021, à São Paulo, Jair Bolsonaro, président de la République. © Estadão

https://www.youtube.com/watch?v=qrOAgOeOOK8

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