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Billet de blog 25 oct. 2021

Brésil: Le quotidien O Estado de São Paulo voit en Lula le « diable »

Dans un éditorial du 24/10 («Le diable ne désiste pas»), le quotidien conservateur O Estado de São Paulo, né en 1875, écrit que le PT ne veut reconnaître ses erreurs passées, provoquant la « plus grande crise économique, politique et morale de la Nouvelle République » et « prétend répéter ses erreurs de gestion et juge avoir le pouvoir pour effacer les crimes dont il a été complice ». Extraits.

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« Depuis que le PT a précipité la plus grande crise économique, politique et morale de la Nouvelle République, la population attend en vain un maigre mea culpa. Après la destitution de Dilma Rousseff, la seule banderole permettant d'unifier ses coreligionnaires était la dénonciation du " coup d'État ", substituée ensuite par le slogan " Lula libre ". Le PT s'est opposé à des réformes modernisatrices comme celle de la sécurité sociale, s'oppose à d'autres, comme la réforme administrative, et n'offre aucune alternative constructive aux excès qu'il dénonce. Dans la campagne électorale, le parti est incapable de proposer un programme positif pour l'avenir, et encore moins de reconnaître les erreurs du passé. Au contraire, il affirme qu'il va les répéter, par exemple en faisant imploser le plafond de dépenses qui a bloqué l'hémorragie fiscale menée durant le gouvernement de Dilma Rousseff. »

Editorial du 24 octobre 2021 du quotidien O Estado de São Paulo. © DR


L'Estadão n'épargne pas non plus la personne de Lula, qu'il nomme le « démiurge de Garanhuns  » et cite aussi, dans ce même éditorial (qui est consultable ICI, in extenso) une récente déclaration de la présidente nationale du PT, Madame Gleisi Hoffmann, dans laquelle elle certifie qu'« il n'y a pas eu de corruption systémique dans la compagnie pétrolière Petrobras », comme révélé par l'opération judiciaire Lava Jato. 

Et le quotidien de prolonger, à un an du premier tour de l'élection présidentielle : « Le sans-gêne avec lequel le PT tente de réécrire l'histoire du pays pour édulcorer son tragique passage au pouvoir rivalise avec la machination systématique bolsonarista*, ce qui nous permet de prédire que la campagne de 2022, si se maintient le favoritisme de Lula et de Bolsonaro, fera rougir Pinocchio lui-même. »

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(*) « rivaliza com o sistemático embuste bolsonarista ».

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