Gilbert Chauvet, suite

La pensée Chauvet est actuelle ! en guise d'espoir qu'il soit relu, et compris ... en 79 déjà, il s'inquiétait du CO2 et des autres GES.

Je découvris en 1977 quelqu’un de très « auto-centré », avec une puissance de travail énorme, aussi bien intellectuel que physique. Le premier volume de son chef-d’œuvre, son traité de physiologie théorique allait paraître.

http://www.gilbert-chauvet.com/?tag=gilbert+chauvet

Je détiens tous ses livres, et j’espère qu’un jour un de mes descendants sera capable de les lire. J’ai participé à la relecture d’au moins 2 de ses manuscrits. J’y passais des nuits entières, dans un état d’exaltation total. Sa pensée est géniale, mais son style est … difficile.

Presque chaque mot de son site mériterait une explication.

« Le principe d’organisation du Vivant » est le fondement de la pensée de Gilbert Chauvet. Il s’agit d’un principe « économique » : le principe de moindre action dans le vivant en découle.

Son site a pour titre « Pour une biologie intégrative ». Ce qu’il ne pouvait pas écrire dans ses publications scientifiques y est ébauché, voire simplement évoqué.

Le PAAS : le principe d’auto-association stabilisatrice : Deux structures (vues comme à l’intérieur d’un organisme) s’associent pour augmenter leur « stabilité » (pour rester en vie plus longtemps, en économisant « l’énergie »).

La pensée scientifique de Chauvet s’exprime et se démontre à l’intérieur d’un organisme. Sa pensée « philosophique » milite pour l’intégration de tout le vivant.

Rémi Chauvin a démontré chez la fourmi l’intégration de la fourmilière en un seul organisme : l’intelligence, sans guillemets, de la fourmilière est d’un niveau très supérieur à celui de la fourmi. Ma tondeuse le démontre tous les ans.

Je pense que Chauvet, qui avait titré son premier volume de vulgarisation « La vie dans la matière », aurait voulu pouvoir prouver que, depuis les corps simples, on allait au vivant, dans « certaines conditions », rarement réunies. Il pensait peut-être que son PAAS pouvait s’appliquer à la matière et, à partir de certains acides aminés, grâce au PAAS, déboucher sur le vivant. Ensuite, le PAAS et quelques autres principes, principe de moindre action issu de la physique, organisation structurelle et organisation fonctionnelle, non superposées, conduisaient à tout le vivant, de l’organite la plus simple à l’ensemble du vivant, en passant évidemment par les sociétés animales, y compris les nôtres.

Le problème actuel du Vivant de cette planète est qu’une espèce animale s’est unifiée en une seule société, du faite de sa domination sur toute la planète, comme un cancer généralisé … Le cancer réussira-t-il lui-même à se guérir, et à guérir le vivant de la planète ? C’est la question actuelle.

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