Non à "l'indifférence de classe"

Depuis 40 ans au moins, des scientifiques tirent le signal d'alarme. Les classes privilégiées pensent encore qu'elles échapperont au mal être général. En première ou à fond de cale, le Titanic était un seul bateau.

En 1979, Douglas Hofstadter publiait « Gödel Escher Bach ou les Brins d’une Guirlande Éternelle », montrant l’harmonie qui pourrait régner, dans le monde vivant, avec l’aide de l’Intelligence Artificielle. De 1979 à 2000, Gilbert Chauvet publiait son « Traité de Physiologie théorique » en 4 volumes et deux ouvrages de vulgarisation. Il démontrait, de l’organite à la « conscience » chez l’homme, l’unité du Vivant. Avec quelques « principes » simples, le « Champ biologique », le principe de « moindre action », « l’application de la rétroaction » (je l’exprime mal) et un ou deux autres dont le souvenir m’échappe, il DÉMONTRAIT ! Il est mort avant de pouvoir publier sa théorie du « Temps biologique » qui complétait la démonstration. En 1997, puis en 2005, Jared Diamond publiait deux ouvrages, dont le dernier « Effondrement » expliquait ce qui se passe aujourd’hui et depuis 170 ans environ. Bien d’autres ont tiré le signal d’alarme sans faire seulement ralentir le train. Je ne cite que ceux qui m’ont violemment alerté. Nous-même, mon épouse et moi, construisions en 1979 une maison économe en énergie, pour un coût normal. Avec les matériaux d’aujourd’hui, cette maison serait à énergie positive, pour un coût NORMAL.

Vers 1990, dans Ouest-France, Gilbert Chauvet exprimait son inquiétude face à l’augmentation des GES, spécialement du CO2. Ouest-France titrait : « L’enterrement des déchets (nucléaires), un physicien pour, 15000 manifestants contre » …

Sur le Titanic, il y avait au moins 4 classes, et plus encore de distinction de cabines. La table du commandant ne recevait que les passagers en frac et robes longues. Les survivants appartiennent à toutes les classes de passagers, le commandant a disparu, avec 70 % de son équipage.

Jusqu’au début des années 2000, les classes privilégiées pouvaient croire qu’elles survivraient paisiblement à la crise mondiale actuelle, dans des ghettos « sécurisés ». Leurs enfants, et les enfants de leurs enfants n’échapperont pas au mal être général.

Il y aura sans doute des survivants, mais dans quelles conditions ? Avec une biodiversité en déclin permanent, avec une alimentation « artificielle », avec des mers de plastiques en guise d’océans, avec un air pollué même loin des villes, avec une violence décrite par les auteurs de bandes dessinées depuis des décennies, avec des maladies et des épidémies entraînées par la dégradation générale !

Les classes « privilégiées » ne seront plus protégées, elles ne peuvent restées indifférentes. Il serait temps qu’elles en prennent conscience !

 

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