La défaite est totale, dernier billet

La défaite est totale

Depuis le deuxième tour des législatives, la défaite du peuple français est totale. Nous n'avons constaté aucun progrès de la démocratie.

Le traitement des Roms, du dossier européen, du dossier des transactions financières et des complaisances bancaires, de la corruption, des copinages et des pantouflages, etc, sont des symptômes, mais ne sont que des symptômes, de cette « anormale continuité », parfaitement décrite par Edwy Plenel.

Le seul changement constaté est le changement de têtes. Un vrai gros pour un faux sec, un blond-blanc pour un brun-teint, et quelques jupes remplacent des pantalons.

On aurait pu engager la « révolution » démocratique tant souhaitée par les français, elle ne coûtait rien au peuple, mais aurait inévitablement débouché sur la disparition de milliers de sinécures, de passe-droits et de faveurs clientélistes. Elle aurait aussi provoqué un formidable appel d'air et une réapparition de la motivation et du goût d'entreprendre. Nous n'avons rien vu, que des renvois d'ascenseurs, des enterrements et des reculades, que des commissions de croque-morts présidés par des zombis, tel Jospin, ou des copains.

On aurait pu mettre en œuvre une réforme indispensable de la cinquième « république ? », faire revivre la société, en supprimant tout cumul et en limitant rigoureusement le nombre de tous les mandats.

Sur Mediapart, on a pu lire jour après jour, la longue liste de toutes nos désillusions, je ne la referai pas.

La défaite est totale. Il faut le reconnaître et en tirer les conclusions. Pour ce qui me concerne, à 70 ans, j'ai passé l'âge d'espérer en une prochaine révolution. Mais voulant continuer à vivre, et vivre heureux, j'abandonne toute curiosité « politique » et me retourne vers ceux qui ne m'ont jamais déçu, les chevaux. Voterais-je, à l'avenir ? Je ne sais pas, parlez-en à mon cheval, il le saura peut-être. J'émigrerai aussi, peut-être, mais pas pour économiser quelques centaines d'euros d'impôts !

Quoi qu'il en soit, je me désabonne de Mediapart, à qui je n'ai aucun reproche à faire. Il n'est pas responsable des conséquences sur mon moral des nouvelles qu'il publie.

Absurde, direz-vous ? Peut-être, mais c'est mon choix, je n'ai plus de temps à perdre. Je vous quitte le 5 octobre, je crois.

Bonne continuation !

 

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