Contes de fées défaits, refaits : les faits.

Blanche-Neige (version courte)

Comme son nom l’indique doublement (voire pléonastiquement), Blanche-Neige, toxico notoire, était accro à la cocaïne.

Un jour, suite à un fixe un peu trop chargé - car elle mêlait à ses doses de la poudre de pépins de pommes - elle tomba dans un very bad trip, avec coma, Glasgow à 4 et défibrillation.

Dès sa sortie des urgences et après un passage en désintox, elle suivit les conseils d’Amy Winehouse* et rentabilisa l’affaire en confiant ses souvenirs à Grimm, Grimm et Perault, rewriters professionnels de grand renom, qui en retracèrent les éléments essentiels.

Primo, elle eut dès sa naissance des rapports difficiles avec sa marâtre, une foldingue narcissique qui n’aimait que les miroirs.

Secundo, elle dut subir ce qu’on appellerait aujourd’hui des « tournantes », organisées par une bande de cailleras qu’elle désigne pudiquement comme étant « les sept nains ».

Tertio, cette histoire prouve qu’il est vain de croire que l’expérience instruise puisque, sitôt tirée de son addiction et sans tenir aucun compte des apports du MLF, la dénommée Blanche-Neige se jeta dans les bras d’un « fils de » prénommé Charmant.

Il convient de préciser que ce dernier, ainsi que l’ont confirmé toutes les gazettes de la presse people de l’époque, avait déjà connu des aventures fort tumultueuses avec une certaine Belle, une SDF qui dormait dans les bois (et était probablement Rom, selon le ministre Hors les Gueux d’alors), ainsi qu’avec une pauvresse du nom de Cendrillon qui finit par faire fortune en inventant les pantoufles.

Sans parler de Peau d’Ane, une autre SDF à laquelle on avait piqué son baluchon une nuit qu’elle s’était résignée à aller dans un refuge, ni de toutes celles qui, sans papiers, n’ont pas osé se rendre au J.T. de TF1 pour apporter leur témoignage…

 

* Amy Winehouse : tous les détails ici

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