L'Europe de Valls et de Hollande

Le binôme social-libéral à la tête de l'Etat rassure les marchés.

Le remaniement en direct: Manuel Valls confirmé Premier ministre; une baisse des impôts annoncée; Duflot ne suivra pas mais Voynet...

Le binôme social-libéral à la tête de l'Etat rassure les marchés.

La presse financière salue ce nouveau contournement de l'expression souveraine du peuple au bénéfice de l'optimisation immédiate du profit et de la minorité qui en bénéficie.

Il faut voir et comprendre le détournement des institutions européennes par l'action d'un mercenariat cupide aux dépends de la démocratie, de l'intérêt général.

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Il faut voir et faire connaître le documentaire suivant d'ARTE dans la perspective des élections européennes : Bruxelles business - Mais qui contrôle vraiment l'Europe ? (2013)

Ce documentaire explore et explique les sous-sols du processus de décision de l'Union européenne en matière de gaz de schiste, de dérégulation financière, de régression sociale, d'OGM,  ...

Il oublie d'évoquer un élément essentiel du succès d'un tel détournement des instituions au profit du capital : l'accor de coalition signé entre le parti populaire européen (l'UMP) et l'alliance progressiste des socialistes et démocrtate (le PS) qui a pour objectif d'assurer la majorité absolue au parlement et s'en répartir la direction. Cet accord permet d'obtenir un résultat de 70% des voix. Ce fut le cas pour la résolution sur les négociations sur l'accord de partenariat transatlantique le 23 mai 2013 (lire le dossier de ce mois=ci du Monde diplomatique intitlé "La machine bruxelloise s'emballe")

Comme l'affirme clairement un lobbyiste français (qui s'exprime en anglais) dans le documentaire, les accords commerciaux sont des traités internationaux qui se substituent au droit de l'Union. Tel sera le cas de l'accord négocié avec les USA sur le grand marché transatlantique.

Les lobbys anéantissent donc ainsi le droit de l'Union et le droit des pays de l'Union en créant des accords internationaux à leur seul profit.

L'acclamation unanime de la presse financière montre clairement que le premier ministre du premier avril nous en accroche un gros dans le dos. Le vote de chacun aux européennes peut faire évoluer cela en envoyant au parlement européen des députés qui luttent contre ce détournement des institutions.

L'Europe de Valls et de Hollande c'est aussi l'avenir de la France et sa politique.

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Description du documentaire :

Comment, à Bruxelles, les lobbys financiers et industriels influencent les décisions européennes. Une enquête instructive au coeur de réseaux d'influences qui mettent en jeu le principe même de notre démocratie. Aux abords des institutions européennes, il existe pas moins de 2 500 structures de groupes de pressions et plus de 15 000 lobbyistes. Ce qui fait de Bruxelles le deuxième pôle de lobbying après Washington ! Cette enquête propose de pénétrer dans les coulisses, souvent obscures, de la Commission européenne, là où se décident, se peaufinent et s'amendent des lois qui touchent directement les citoyens de l'Union. Un système législatif complexe et fragile que les industriels et les multinationales ont appris à manipuler et influencer via des représentants au carnet d'adresses bien rempli, experts en techniques de persuasion. L'Europe sous influence Pour mieux comprendre ces réseaux secrets d'influences, les réalisateurs ont rencontré notamment deux d'entre eux : Pascal Keineis représente à lui seul quarante multinationales dans le secteur des services, des banques et des assurances et du tourisme, soit 50 % du PNB de l'UE. À son opposé, le jeune activiste Olivier Hoedeman a créé il y a vingt ans un observatoire pour cerner l'influence de l'industrie sur les décisions de Bruxelles. Au début de ses recherches, il avait notamment découvert l'existence de l'ERT, groupe de pression réunissant les plus gros industriels européens, qui aurait influencé directement la création du marché unique en 1993 et ses modalités très libérales. Documents à l'appui, il a révélé ses informations dans un livre mais aucun média ne les a relayées ! Seul le vice-président estonien de la commission Siim Kallas a répondu en 2004 à son appel : il lancera le très controversé registre des lobbys, finalement ouvert uniquement... sur la base de la participation volontaire. La transparence est donc loin d'être de mise, surtout quand on constate que le comité nommé pour réguler les marchés financiers après la crise de 2008 est composé de prétendus sages en lien, pour la plupart, avec les banques.

Le site du commissaire européen ayant essayé de lutter contre le dévoiement des instituions européennes par les lobbys :

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/kallas/index_fr.htm

Sur le conflit d'intérêt de Barroso à la tête de la Commission européenne :

Comment Barroso trompe les Européens et méprise l'intérêt général

30 mars 2014 |  Par POJ

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