Comment Barroso trompe les Européens et méprise l'intérêt général

       En bref : Selon la Commission européenne, les amis de ses amis sont de parfaits inconnus... mais de très bons conseillers

Contrer le GMT: Menaces sur l'emploi et mensonges sur le retour de la prospérité © Parti de Gauche

 

 

 

 

 

 

 

En bref : Selon la Commission européenne, les amis de ses amis sont de parfaits inconnus... mais de très bons conseillers

La Commission européenne crie victoire : une étude indépendante lui donne raison. A en croire cette étude, réalisée par le Centre de Recherche en Politiques Economiques basé à Londres, un marché transatlantique plus unifié serait tout bénéfice pour le commerce, l’économie et la création d’emploi.

Oui mais… Ce Centre de Recherche en Politiques Economiques basé à Londres est-il réellement indépendant ? A en juger par les informations reprises de son site, pas vraiment tant il semble phagocyté par les milieux bancaires.

Ainsi, pour des tarifs variant de 6.000 à 20.000 €, de grandes banques privées en sont membres et peuvent commander des études économiques (qui, on s’en doute, vont plutôt avoir une tournure affairiste) : citons notamment la DEUTSCHE BANK, BNP PARIBAS, CITIGROUP, SANTANDER, BARCLAYS ou la JP MORGAN. Cela ne nous change pas tellement des lobbies d’affaires qui poussent, à hue et à dia, pour créer un marché transatlantique. Ni des acteurs financiers (CITIGROUP, JP MORGAN…) qui ont massivement perdu des plumes en spéculant sur les « subprimes «  qui ont conduit à la crise financière de 2007-2008.

Le monde public de la haute finance est également bien représenté au sein du Centre de Recherche en Politiques Economiques, avec la présence de nombreuses Banques centrales issues de pays comme l’ANGLETERRE, l’ITALIE, l’ESPAGNE, la FRANCE, la BELGIQUE, le PORTUGAL, ISRAËL, le JAPON, le MEXIQUE… et bien entendu la BANQUE CENTRALE EUROPéENNE. Gouvernée par des technocrates qui n’ont aucun compte à rendre aux populations (c’est statutaire), la BANQUE CENTRALE EUROPEENNE a tout à gagner d’un accord transatlantique qui impliquera de confier davantage de pouvoirs et de responsabilités à des institutions supranationales… comme elle ! Pour l’indépendance, elle repassera…

Cerise sur le gâteau : plusieurs dirigeants du Centre de Recherche en Politiques Economiques présentent des liens avec le monde des affaires ou la Commission européenne. C’est le cas de son président Guillermo de la Dehesa, qui est aussi Vice-Président de la Banque Goldman Sachs en Europe.  Ou de l’un de ses fondateurs, Richard Portes, qui fait partie des conseillers officiels (en politique économique) du Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. On pourrait également citer Richard Baldwin, qui a conseillé de nombreuses institutions internationales telles que la Commission européenne, l’OCDE ou la Banque Mondiale.

Décidément, pour la Commission européenne, il semblerait que l’indépendance en matière de recherche rime avec connivences et amitiés, tant le réseau intellectuel constituant le Centre de Recherche en Politiques Economiques semble proche des milieux (politiques et affairistes) appelant de leurs vœux la création d’un marché transatlantique unifié.

Source : http://www.no-transat.be/plus-infos/en-bref-selon-commission-europeenne-amis-ses-amis-sont-parfais-inconnus-mais-tres-bons

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