Voter aux primaires des socialistes

Nous avons tous intérêt à aller voter dimanche. Profiter de ce vote pour dire qu’il ne faut pas que Sarkommence. Les primaires des socialistes c’est un renoncement d’un Parti à une de ses prérogatives. Il faut s’en saisir.

Un pays blessé. © pol Un pays blessé. © pol
Nous avons tous intérêt à aller voter dimanche. Profiter de ce vote pour dire qu’il ne faut pas que Sarkommence. Les primaires des socialistes c’est un renoncement d’un Parti à une de ses prérogatives. Il faut s’en saisir.

Tous même ceux qui votent pour le Front National par provocation. Voter c’est manifester notre souveraineté ! Voter c’est profiter d’une occasion pour montrer que comme lors du référendum à propos de la Constitution Européenne, nous ne voulons pas laisser la place aux professionnels de la politique.

Comme dit Hollande, un euro pour se débarrasser de Sarkozy, c’est peu cher.

 

Qui en France ne pourrait pas signer le texte proposé ? Je me reconnais dans les valeurs de la Gauche et de la République, dans le projet d’une société de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire. Il suffit de définir la République à sa manière et de se voir à la gauche des autres ? Il y a toujours un plus à droite que soi. Les autres mots – qui composent se texte - ont été tous vidés de leur contenu par l’actuel locataire de l’Élysée.

 

Pourquoi voter alors ? Pour manifester, notre volonté de reprendre notre place de peuple souverain, pour commencer à bâtir ensemble un rapport de force qui conduira peu à peu à la suppression de la délégation de pouvoir.

Voter aux primaires des socialistes c’est bien mieux, bien plus efficace que d’aller user ces souliers sur les pavés en réclamant une augmentation de salaire ou la retraite à soixante ans.

Les notables - de gauche ou de droite -qui nous gouvernent se persuadent facilement que les français sont des veaux, que nous ne nous intéressons pas à la politique et que nous ne sommes pas aux faits des réalités de la globalisation.

Il suffit d’avoir un métier comme le mien, et de rencontrer des personnes de tous les milieux, de toutes origines pour se rendre compte que l’école de la République - tant d’écrier, même par moi – fabrique des têtes de citoyens assez conscientes et réfléchies. Tout le monde à conscience de l’état de crise globale, tout le monde sait que les responsables se trouvent parmi les possédants, les dirigeants des grandes banques, tous comprennent que le discours sur l’absence d’alternative - pas d’autres solutions possibles que de prendre dans nos poches – n’est qu’un discours idéologique qui nous mène droit dans le mur au moment où toutes les crises écologique, de la biodiversité, économique, etc. convergent.

 

On ne risque pas grand-chose à démontrer que nous sommes citoyen en allant voter. Peut-être que cette Manifestation de notre envie de politique nous permettra ensuite d’exiger de changer les méthodes d’interrogation du pays. Comment ne pas rire aux larmes quand on voit la mise en scène des débats à la télévision- comme si nous en étions encore aux discours de préau d’école. Les Twitter n’ajoute aucune modernité à cette forme du passé.

À l’heure d’Internet, il est techniquement possible d’interroger tous les citoyens, tous les jours, pour qu’ils approuvent chaque décision. Le travail d’un pilote de ligne est maintenant très procédurier et contrôlé, nous ne sommes plus aux temps héroïques de la conquête postale. Le travail du pilote de la nation devrait être aussi transparent et contrôlé. Installons une boîte noire dans toutes les instances de décision qui pourrait nous faire comprendre en cas de crash, les raisons de la catastrophe… Vous pouvez me dire qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion depuis longtemps. Mais c’est seulement parce que nous utilisons cette image amusante. Si le monde tourne tout seul sans direction, les outils, les cadrans de contrôle sont techniquement possibles. Voter aux primaires des socialistes c’est un tout petit pas, pour commencer à revendiquer notre droit de contrôle. Imposons ensuite comme les Islandais, l’écriture d’une nouvelle constitution avec l’apport de tous et l’utilisation des outils modernes, instantanées et démocratiques : Internet.

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