mot de passe oublié
Live
Parrainnez vos amis

«En direct de Mediapart» : six heures pour nos libertés. Tous à Grenoble !

Rendez-vous dimanche 7 février, dès 16 heures, pour un événement spécial en direct du Palais des sports de Grenoble.

DÉCOUVREZ LE PROGRAMME
Le Club de Mediapart dim. 7 févr. 2016 7/2/2016 Dernière édition

Énervement

J’écoutais le camarade Mélenchon, l’autre jour à la télévision, http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/08/11/invite-de-lemission-les-4-verites-sur-france-2/ qui parlait assez simplement, malgré son agressivité habituelle.Je me suis dit que j’étais assez d’accord avec ses solutions simples. Mais est-ce que ce sont simplement de simples solutions dont nous avons besoin dans un monde si complexe. Nous sommes tous fatigués des discours, des textes, de propositions auxquels on ne peut croire ! On nous a déjà fait le coup : Pas d’autres alternatives.

autocollant qui ne colle pas © pol autocollant qui ne colle pas © pol
J’écoutais le camarade Mélenchon, l’autre jour à la télévision, http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/08/11/invite-de-lemission-les-4-verites-sur-france-2/ qui parlait assez simplement, malgré son agressivité habituelle.

Je me suis dit que j’étais assez d’accord avec ses solutions simples. Mais est-ce que ce sont simplement de simples solutions dont nous avons besoin dans un monde si complexe. Nous sommes tous fatigués des discours, des textes, de propositions auxquels on ne peut croire ! On nous a déjà fait le coup : Pas d’autres alternatives. Faut-il juste choisir entre la rigueur, la ceinture, et le remontage de bretelles d’un côté, et la ceinture, la rigueur avec des petits oiseaux dans la voix, de l’autre ?

Il faudrait que je prenne une initiative - toi, moi, nous - pour expliquer à tous ces messieurs qui font de la politique à nos frais, que nous ne voterons pas pour ceux qui défendent des solutions simples et de simples solutions !

Nous avons envie de débats complexes, calmes, respectueux, et ravageurs, bouillonnants, inventifs, drôles, passionnants.

Y en a marre des petits profs qui nous font la leçon, avec fatuité et condescendance !

Y en a assez du menton relevé et de l’argument d’autorité !

Facile de proposer des recettes de cuisine dont ont sait que – jamais – on aura à les mettre à sa sauce ! Il me fatigue Mélenchon, d’autant plus qu’il donne de bonnes recettes qu’il a piquées à d’autres !

Un homme politique digne de ce nom, devrait pouvoir dire qu’il sait qu’il n’a plus aucun pouvoir ! Un homme politique devrait pouvoir s’exprimer en proposant non pas des solutions mais des problèmes à résoudre ensemble. Ne pas dire, il n’y a pas de soucis. Ne pas faire peur en disant Vous avez du soucis à vous faire. Mais : Je n’ai pas d’autres solutions que de vous proposer de nous y mettre tous ensemble, à la politique. Non pas qu’il n’y aurait pas de solutions, parce qu’il y a en a des milliers, mais parce que dans le grand jeu mondial quand on pousse d’un côté des millions poussent de l’autre.

Chaque phrase, chaque action comme le souffle de la petite aile de papillon au Brésil, peut provoquer un ouragan aux USA. Comment prétendre qu’une solution – présumée- puisse emporter le morceau ! Ils sont tellement risible tous ceux qui vous disent qu’on n’y peut rien, c’est comme cela, il faut suivre la seule voie difficile que je vous indique. C’est tellement drôle ! Non ?

Rions ensemble voulez-vous ! Redonner confiance au marché ? Comment quelqu’un de sérieux pourrait prononcer une phrase aussi con ! Vous ne trouvez pas cela drôle ? Essayez de discuter deux secondes avec un algorithme pour lui donner confiance ? Allez voir les crétins, prétentieux et boutonneux qui écrivent les logiciels. Ils ont fait de brillantes études et ils sont malheureux à ne pas savoir quoi faire de leur fric. Regardez les traders pleurer ! Ils cherchent juste à s’en foutre plein les fouilles, pour fuir au plus vite leur pauvre condition.

Pourquoi j’écris ces mots ?

Comment croire que mon petit blog puisse faire autre chose qu’une mini vaguelette dans la bassine de mon évier, À l’heure de la vaisselle ?

J’aimerais bien croire que l’Appel à une action, l’Appel des Appels, l’Appel du 13 août où tout autre prise d’appel nous tende la perche pour sauter au dessus de l’obstacle, mais malheureusement, cela n’est pas le cas. Sauf à croire à l’effet de seuil. Tous ensemble arrêtons de nous indigner, de nous énerver et prenons leur place, il faut agir.

Je me souviens d’un dessin de Sempé qui décrivait un HLM où tout le monde regardait la télévision en pensant à la même phrase en même temps. Nous sommes tous synchrones. Nous sommes tous à l’unisson! Tous ensemble Indignés de Tombouctou à Tamanrasset.

Et alors ? L’argent c’est pour sauver les banquiers et l’Euro. Un sauvetage provisoire, illusoire, à nos frais, alors que nous nous aurions humainement envie de filer les sous pour sauver les enfants de la Corne de l’Afrique. Enfin on peut rêver!

Si tout le monde a envie de croire au Père Noël, à l’homme providentiel etc… Par paresse! Il semble que cette fois-ci on aurait vraiment intérêt à se réveiller!

On croit qu’on fait ceci et on fait cela disait dans Chiendent Raymond Queneau.

Je n’ai pas envie d’être témoin de l’écroulement de mon monde, sans rien faire.

Si j’aime bien l’idée simple de réformer la BCE, de notre camarade Mélenchon, il ne nous dit pas comment faire, à part voter pour lui.

J’aimerais bien rejoindre, fonder, m’associer, créer, travailler avec un mouvement politique, citoyen, qui permettrait d'obliger tout le monde à ne pas suivre le chemin de la manipulation et de la communication simpliste (jolie phrase non ?) : Face à la complexité du monde, il ne peut y avoir qu’une réflexion complexe avec des arborescences de propositions.

Merci de m’aider à trouver un lieu, un champ, un domaine où je pourrais me rendre utile pour que nous n’ayons plus à subir les discours simplistes ?

Pour en finir avec Mélenchon – que j’aime bien, on l’aura compris – il est si drôle en père fouettard des capitalistes sauvages – et quitte à devenir un allié objectif de la réaction, je ne peux m’empêcher de publier ici cette vidéo qui relativise les propos d’icelui. Je croirais Monsieur Mélenchon, lorsqu’il réalisera exactement son programme : Qu’ils s’en aillent tous ! Et lui, le premier, répondit l’écho. Voir la vidéo suivante, si vous n’en êtes pas convaincu.

http://fr.altermedia.info/politique/quand-melenchon-vantait-le-traite-de-maastricht_33566.html

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

Tous les commentaires
  • 07/09/2011 11:17
  • Par JJMU

Je crois aussi que la "crise", nous l'entretenons vien (un peu), nous nous y accrochons (un peu), nous y tenons presque (un peu, au moins par quelques bouts, les uns et les autres).

Parce que nous n'osons pas dire vraiment (parce que nous ne croyons pas vraiment) qu'un autre mode est possible.

Mélenchon (je crois, car je suis loin d'avoir tout lu de lui, et vous me corrigerez si vous trouvez que je galège, là), Mélenchon (comme d'autres, dont Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg) reprend les discours de tous les médusés, de tous les désabusés, de tous les indignés, de tous les protestataires, et, mélangeant (sans doute habilement) le tout, il en fait une pâture plutôt sympathique à nos oreilles.

Seulement, voilà...

La complexité de notre monde est la complexité des technologies. C'est notre soumission aux techniques (de la communication électronique, des valeurs cotées en bourse, des performances chaque fois augmentées des corps vivants, des médecines, de la procréation...), ce sont ces soumissions qui nous divisent.

Toujours favorables aux idées "mélanchonistes", on pressent cependant des divisions internes, des tirages, des points sacrifiés et des points montés en épingle, des groupes privilégiant des relations plus humaines dans nos sociétés : solidarité, fraternité, partage des cultures, etc. (Edgar Morin : Relier les connaissances, Seuil, 1999), qui pourront faire flop, parce qu'autour, d'autres groupes non moins motivés (toujours raliés à Melanchon et au PG) réclameront plutôt davantage d'emplois et moins de précarité, et d'autres encore, plus d'attention au corps et à la santé, aux médecines, et toutes ces sortes de chôzes qui acommpagnent nos existences. Il n'y a pas incompatibilité de l'un à l'autre, bien entendu, mais...

...

 

... Combien de fois ai-je renoncé à dire autour de moi qu'il ne s'agirait pas tant de s'opposer au système actuel, qui a fait la preuve de sa redoutable efficacité au non de la raison logique et comptable, mais bien plutôt, pour chacun et chacune de nous, de savoir maîtriser, doser, mesurer, simplifier à l'échelle humaine tous ces règlements, ces principes de précaution, ces tableaux de résultats, ces comparaisons de listes de compétences... Je renonce à le dire, tout ça, parce que, au fond, comme chaque être humain, bien sûr, j'ai mes faiblesses, ma lassitude, mais aussi, surtout, au fond, j'y ai mes avantages, mes bénéfices secondaires, mon confort, un minimum d'équilibre...

Ce sont par ces pans-là, différents selon les individus et selon les groupes d'intérêts, que nous nous divisons, et que les gens comme Mélanchon, Montebourg, Ségolène, Joly, le NPA ont du mal à jouer leur véritable rôle de rassembleurs.

Il y a de notre faute : nous n'avons pas hiérarchisé les priorités.

Il me semble que la donne peut changer : si l'on utilise les mouvements sociaux, politiques et syndicaux de cet automne pour faire converger nos revendications à partir d'un refus commun : contre la dictature financière et économique, par exemple. Une journée de grève générale de la consommation, ça, ça ferait mal au porte-monnaie des boursicotueurs.

Chiche ?...

Jean-Jacques M’µ

Soutenez Mediapart !

Souscrivez à notre offre d'abonnement : 9€/mois + 1 film en VOD offert.
ABONNEZ-VOUS

L'auteur

pol

réalisateur de documentaire, etc...
Paris - France

Le blog

suivi par 173 abonnés

un incertain regard

Le fil du blog