FAIRE DIALOGUE ENTRE LE MOUVEMENT GILETS JAUNES ET LE MOUVEMENT DÉCOLONIAL : PARTIE 1

La pensée décoloniale propose de faire des liens entre luttes locales et relations internationales de domination globale. La polémique sur l' « islamo-gauchisme » révèle une censure de la critique de l'universalisme impérial républicain. Alors qu'un mouvement international de luttes se forme, en France, il est urgent décoloniser la gauche marxiste. Réflexions de Gilets jaunes anti-impérialistes.

FAIRE DIALOGUE ENTRE LE MOUVEMENT GILETS JAUNES ET LE MOUVEMENT DÉCOLONIAL


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Ce dialogue, sous la forme d’un échange d’idées est partagé entre deux personnes qui se sont rencontrées durant le mouvement Gilets Jaunes dans lequel ils.elles se sont engouffré·e·s avec une immense joie face à la léthargie de la présidence macroniste. L’un homme racisé, l’autre femme blanche, ils.elles partagent le fait d’avoir fait leur première expérience du milieu militant à partir de novembre 2018.

L’homme noir est un fils d’immigrés d’Afrique de l’ouest, déclassés socialement suite à certaines mésaventures concomitantes à leur arrivée en France. Estimant avoir passé beaucoup trop de temps sur Microsoft Excel, il a récemment choisi de prendre ses distances avec les open spaces. Très intéressé par les sciences humaines et sociales qu’il a étudiées jusqu’en deuxième année de master à la fac, il est particulièrement attiré par les ressorts de l’engagement politique, l’analyse sociologique des affects (sentiments, émotions etc.) et l’écosystème des médias militants.

La femme blanche est, entre autres, d’appartenance universitaire, « thésarde » travaillant sur le lien historique entre propriété moderne individuelle de la terre, racisme et « conservation naturelle » dans une ancienne colonie britannique située sur les rives du Lac Victoria, en Afrique de l’Est. Elle est arrière-petite-fille d’un engagé des brigades internationales et petite fille de journalier agricole breton sans terre qui, a tout juste 18 ans, s’engage dans la guerre d’Indochine et fait finalement carrière militaire durant les guerres coloniales de l’Empire. La femme blanche travaille à mi-temps dans un restaurant pour écrire sa thèse. Elle parle chaque semaine avec des hommes presque exclusivement racisés qui livrent des repas à domicile via les plateformes UberEats et Deliveroo.

Une version complète de ce dialogue est lisible ici 

TRAVAILLEUR·EUSE·S RACISÉ·E·S, COVID 19 ET POLITIQUES IDENTITAIRES

En mars 2020, l’arrivée de la Covid-19 met à jour la politique de la mort de la République néolibérale française. Alors que la question du soin redevient centrale, la rhétorique de la « crise sanitaire » est omniprésente dans les discours officiels et ne fait que rendre encore plus visible la priorité donnée aux profits des ultra-riches plutôt qu’à la vie de milliards d’individus[1]. Les morts sont présentés comme des « chiffres », des « seuils » qui s’ajoutent à un « bilan ». La perte des êtres aimés, l’économie des rites funéraires[2], la souffrance des soignant·e·s, l’ensemble de pratiques qui font de nos corps, des êtres humains n’intéressent pas les pouvoirs. Ce sont le vocabulaire et les pratiques de l’hostilité qui envahissent l’espace. Les universités sont fermées, le dialogue universitaire est distancié, le présentiel mesuré. Alors que les villes sont devenues des métropoles Amazon, UberEats, Deliveroo[3], l’enseignement supérieur est sacrifié. Depuis mars 2020, les enseignant·e·s et étudiant·e·s des universités françaises cohabitent dans un espace virtuel à bout de souffle. La covid-19 rend visible, pour celles et ceux qui veulent bien le voir, l’abysse des inégalités sociales en France et plus généralement des pays du Nord. Dans ce contexte, qui livre les repas Deliveroo, qui livre les colis Amazon ou travaille dans les zones de redistribution des marchandises ? Qui continue de travailler aux caisses des supermarchés ? Qui travaille dans les bureaux de poste et permet les échanges épistolaires, l’envoi d’objets entre personnes éloignées ? Qui soignent à l’hôpital public, aux urgences, dans les EPHAD mais aussi dans les cliniques privées ? Qui fait le ménage dans les lieux de consommation, de transport et de soin ? Qui distribuent les repas aux étudiant·e·s, chercheur·e·s, enseignant·e·s dans les cantines universitaires ? Et enfin, qui est blessé·e, mutilé·e et tué·e par la police pendant le confinement en 2020[4] ?

Le 6 janvier 2021, aux États-Unis, où la Covid-19 a déjà fait plus de 500 000 morts, dont la majorité parmi les classes marginalisées et afrodescendantes, des suprématistes blancs munis d’armes à feu envahissent le Capitole à Washington avec l’objectif de tuer les sénateur·rice·s racisé·e·s et de faire un coup d’État. En France, la semaine suivante, le 14 janvier, le magazine Le Point publie un dossier intitulé « Les nouveaux fanatiques. Idéologie. Indigénistes, déboulonneurs de statues, gauche racialiste, écriture inclusive…Enquête sur la fièvre identitaire qui gagne la France. Des universitaires appellent à la riposte. » L’éminence réactionnaire des auteurs du dossier n’est pas à prendre à la légère. Ils affichent les portraits photographiés des “ Têtes chercheuses du mouvement décolonial ” et du “Père fondateur du décolonial” et publient l’Appel de l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires. Un mois plus tard, le 17 février, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche[11], Frédérique Vidal, qui a étudié, enseigné et exercé des fonctions administratives à l’université de Nice Sophia-Antipolis sur la Côte d’Azur, dans l’une des régions françaises les plus marquées pour leur racisme politique, annonce sur CNews avoir demandé une enquête sur l’«islamo-gauchisme» qui « gangrène l’université française »[12]. Le 20 février 2021, 600 universitaires signent une tribune réclamant la démission de la ministre[18]. Un mois plus tard, le 21 février, les 600 noms des signataires paraissent sur le blog de Phillipe Boyer[19] qui ne dit pas qui il est mais dont les publications ne laissent aucun doute sur son islamophobie. Enfin, le 9 mars, Etienne Balibar, philosophe, écrit dans une tribune publiée dans Libération les lignes suivantes : « Quel rapport y-a-t-il, dans le champ des dites sciences humaines et sociales, entre la nécessité de prendre parti, et celle du savoir pour le savoir (le seul qui mérite ce nom, en vérité) ? […]. L’université et ses centres de recherches ne peuvent plus être des institutions de monologue. Elles doivent plus que par le passé, ouvrir leurs portes et leurs oreilles à l’extérieur de la société, ou mieux de la cité. Nul ne conteste qu’il faille étudier, transmettre des savoirs, s’exercer à l’argumentation rationnelle : tout cela se fait dans des salles de classe et de séminaires. Mais l’objet lui-même, dont on recherche l’intelligibilité, est par définition au-dehors et surtout il est irréductiblement conflictuel, car nous ne vivons pas (et ne vivrons pas de sitôt) dans une cité « harmonieuse ». […] il faut faire sortir (les enseignants, les étudiants, les chercheurs) et laisser entrer (les manifestants avec ou sans gilet, les “militants”, c’est-à-dire les citoyens actifs). »

Depuis mars 2020, le mouvement Gilets Jaunes est en pause. La majorité des corps portant des gilets se retrouve en première ligne pour soigner, alimenter, encaisser, transporter, envoyer, réceptionner. Une grande partie du secteur tertiaire (qui emploie la majorité des actif·ve·s[5]) est occupée par des personnes racisé·e·s qui livrent repas et achats en ligne pour les géants Deliveroo, Amazon et Uber[6]. L’histoire sociale, industrielle, raciale, migratoire, de l’ancien empire colonial français est mise au premier plan dans les rues, les supermarchés, les hôpitaux, centres de soin et gares. Néanmoins, le 5 février 2021, paraissait aux éditions Agone, un ouvrage des sociologue et historien, Stéphane Beaud et Gérard Noiriel, « Race et sciences sociales : Essai sur les usages publics d’une catégorie. » dont les auteurs défendent la valeur universelle et analytique de la classe en l’opposant à celle de race ou de genre (qu’ils reconnaissent aussi comme des productions socio-historiques). Sur France Inter, Gérard Noiriel dont l’ouvrage « Le Creuset Français »[7] est, par ailleurs, une référence dans les études migratoires en France s’exprime : « Il nous a semblé important, à Stéphane et à moi, de pouvoir faire un état des lieux, un bilan, en respectant les principes de base des sciences sociales. Quitte à froisser un certain nombre de susceptibilités d’un côté comme de l’autre ».

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Parler de « susceptibilités » comme si la question raciale était une question d’affects et non de violence structurelle historique et dire « d’un côté comme de l’autre », ne serait-ce pas faire usage d’une analyse psychologisante et binaire, à l’image de la rhétorique réactionnaire[8] ? La Covid-19 est un contexte d’observation particulier, pour ceux qui pratiquent la méthode de l’observation socio-anthropologique, elle expose durement la « gilet-jaunisation » de la société et la globalisation de la « condition nègre »[9]. C’est-à-dire, les mécanismes d’exclusion sociale touchant en particulier, les enfants des classes prolétaires historiques de la métropole[10], les enfants des anciennes colonies européennes et, depuis les années 1990, les migrants des zones où les empires agro-militaro-industriels des Nords font la guerre. Lorsque Stéphane Beaud et Gérard Noiriel présentaient leur essai et que les réactions circulaient au sein du monde universitaire, dans la presse et sur les réseaux sociaux, la femme blanche et l’homme noir, se sont mis à dialoguer afin de ne pas tomber dans le piège de la binarité du discours.

DÉCOLONISER LE MOUVEMENT SOCIAL AVEC OU SANS GILETS

Depuis 2016, le Comité La vérité pour Adama travaille sans relâche pour faire reconnaître le meurtre d’un homme noir par trois gendarmes[13]. Entre 2018 et 2019, alors que des corps sont mutilés et tués par la police lors du mouvement Gilets Jaunes, le Comité lance un appel à la convergence avec les différents comités contre les violences policières dans les quartiers populaires de la métropole. Le 25 mai 2020 aux États-Unis dans la ville de Minneapolis (Minnesota), un homme noir, George Floyd est asphyxié par le poids du corps d’un policier blanc. En juin 2020, alors que des rassemblements sont prévus en France contre les violences policières et le racisme structurel, Emmanuel Macron accusait « le monde universitaire […] d’avoir cassé la République en deux, [d’avoir] encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon […]” puis, ajoute que “ le débouché ne peut être que sécessionniste[14]. Cela revient à casser la République en deux. »[15]Deux jours plus tard, alors que la place de la République accueille un rassemblement contre le racisme et les violences policières, des militants de Génération Identitaire parviennent à accrocher une banderole « Justice pour les victimes du racisme anti-blanc », sur le toit d’un immeuble attenant à un mur mobile de CRS.

Banderole "Justice pour les victimes du racisme anti-blanc " des militant·e·s du collectif Génération Identitaire sur le toit de l’immeuble au croisement de la rue du Temple et de la rue Béranger, Paris, le 13 juillet 2020. © Éris Banderole "Justice pour les victimes du racisme anti-blanc " des militant·e·s du collectif Génération Identitaire sur le toit de l’immeuble au croisement de la rue du Temple et de la rue Béranger, Paris, le 13 juillet 2020. © Éris

6 mois plus tard, les annonces successives de la création de l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires puis de l’ouverture d’une enquête CNRS s’insèrent dans une lutte structurelle contre la pensée critique en sciences sociales qui questionne les politiques des États-nations modernes et leur machine organique destructrice néolibérale. Un coup d’état par des suprématistes blancs a presque eu lieu aux États-Unis et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche se rend sur CNews pour dire que les universitaires militants sont des « islamo-gauchistes » et les compare aux assaillants du Capitole à Washington. À l’automne 2018, les « Gilets Jaunes » aussi étaient comparés aux électeurs de Donald Trump. « Gilets Jaunes antisémites », «universitaires antisémites », en France, lorsqu’on s’oppose aux politiques inégalitaires du pouvoir on est qualifié (et non quantifié[16]) d’identitaires. Par un jeu de miroir fort habile et doté de capitaux médiatiques considérables, le pouvoir retourne l’argument. Il fait passer celles et ceux qui dénoncent la réduction des faits sociaux en catégories psycho-socio-identitaires, celles et ceux qui ont analysé la production de l’ethnicité par les empires coloniaux, notamment en Afrique de l’Ouest[17], pour ceux qui les ont produits. L’ethnicisation est un processus de construction d’identités ethniques sur un territoire, c’est-à-dire un espace colonisé par un organe de pouvoir. Il ne s’agit pas que d’un processus rhétorique mais d’un processus réel, qui se traduit par des mécanismes sociaux de ségrégation, d’attribution différentielle des conditions matérielles d’existence, de concentration ou d’orientation des bulletins de vote en fonction de l’appartenance. On pourrait rêver à ce que le « monde universitaire » ait les moyens d’engager les minorités ethniques dans les luttes sociales. Jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le cas. Les luttes se construisent hors des murs des universités, puis elles tissent des liens à l’intérieur.

En novembre 2018, des corps manifestants mettent des gilets jaunes, occupent des ronds-points, des péages, des routes pour s’opposer à l’augmentation de la taxe carbone annoncée par le gouvernement. Les premières réactions gouvernementales et médiatiques tentent de faire le portrait de groupes qui n’auraient pas saisi les enjeux de l’urgence climatique exigeant d’augmenter la fiscalité sur les carburants et les diesels[20]. « Un gilet-jaune ça peut sauver la vie »[21] disait une campagne de communication de la sécurité routière, mais un gilet jaune c’est aussi historiquement un vêtement de sécurité pour visibiliser les ouvriers et travailleurs du bâtiment[22], des réseaux aérien, ferroviaire et routier. C’est un vêtement qui est porté de longue date par des travailleur·e·s racisé·e·s et prolétaires blanc·h·e·s des secteurs économiques qui consomment le plus de pétrole. C’est un vêtement qui visibilise le lien entre le développement des infrastructures urbaines, le développement des transports, l’immigration de main d’œuvre de l’ancien empire colonial et l’invasion armée de pays dont les sous-sols contiennent de l’or noir. En 2018 et en 2019, ce gilet jaune a été porté par des collectifs et personnes féministes, sans papiers, soignant·e·s, contre les violences policières, antiracistes, LGBTQI+. Le gilet jaune transperce les mouvements sociaux et il invite ainsi à décoloniser la lutte sociale en France en remettant au centre une analyse matérialiste internationale. Étienne Balibar conclue sa tribune en invitant l’université à sortir de son entre-soi, à accepter les conflits qui sont le signe de l’existence d’un champ social. Les conflits ne sont pas les guerres armées auxquelles l’État français consacre plus de 39 milliards d’euros en 2021, que les gouvernements européens et leurs alliés organisent, industrialisent partout dans le monde et auxquelles ils participent. Le mouvement Gilets Jaunes tel que nous l’avons vécu était celui d’une invitation à éteindre les télévisions, à discuter, échanger, lire, dialoguer, connaître l’autre, ne plus se laisser impressionner par la puissance symbolique des discours officiels. François Ruffin et Gilles Perret ont documenté cette histoire dans leur long métrage « J’veux du Soleil»[23] filmé pendant et au cœur du mouvement Gilets Jaunes. Localement situé en France, ce mouvement Gilets Jaunes est exemplaire des mouvements qui tissent le global. Il est accroché[24]aux rapports internationaux de pouvoir et aux relations internationales de luttes sociales. Le raccrocher à ces luttes permet de faire un lien entre ce gilet jaune, les gilets d’autres couleurs, ceux des travailleur·eu·s·e·s racisé·e·s, des immigré·e·s et des victimes de bombes, de la traite humaine, en Lybie, au Nigeria, en Arabie-Saoudite et dans l’ensemble des zones de provenance ou de convoitise du pétrole.

1*g2dtMhcGpesn_2HKpttGOg.jpeg1*HJGgK--nBeh9VjL6Hf2kqA.pngSource : INSEE, 2021.

Rappelons simplement que c’est au XVe siècle, qu’une partie de l’Europe sous domination chrétienne envoie des hommes à la recherche d’or pour frapper des monnaies et consolider le système de la dette à laquelle les habitant·e·s du continent européen sont soumis. Ces royaumes massacrent, tuent, réduisent en esclavage des millions de personnes. Ils détruisent en Europe et de l’autre côté de l’Atlantique puis de la Méditerranée, tous les systèmes politiques qui ne sont pas fondés sur la dette monétaire. L’or a été au fondement de la création des puissances européennes et du continent américain colonisé. Le pétrole, lui, est à la base du modèle industriel, à la base de cette modernité invoquée comme modèle de vie par les institutions internationales. C’est un questionnement autour de ce modèle moderne que posent les corps portant des gilets jaunes qui entrent dans l’Arc de Triomphe[25] ou enfoncent la porte du siège du porte-parole du gouvernement avec un transpalette[26]. L’État-nation français qui a construit sa modernité sur le pillage du « Nouveau Monde », du continent africain, du continent asiatique, sur le vol des terres de la paysannerie lors de la révolution bourgeoise de 1789, a bien compris que ces corps qu’il appelle le peuple commence à tisser des liens avec le pillage international. Alors, cet État-nation ressort la carte de la méprise identitaire. Nous, nous situant, dans cette histoire coloniale et impériale, nous, qui avons porté des gilets jaunes, avons voulu partager avec celles et ceux qui voudront nous lire, ce dialogue afin qu’il en tisse d’autres. La pratique du dialogue est courante entre chercheur·e·s. Il s’agit, au travers de la parole, de mettre en lumière un certain nombre d’idées, de mots et de choses (habiter, se nourrir, se soigner, se loger, s’aimer, se rencontrer, tisser du lien) qui organisent nos vies. À la proposition d’Etienne Balibar de faire rentrer les manifestant·e·s avec ou sans gilets dans les universités, nous proposons humblement de faire sortir de l’entre-soi universitaire la rigueur de la méthode du dialogue, pour lutter contre la rhétorique binaire et guerrière diffusée sur les écrans.


[1]https://www.oxfam.org/fr/communiques-presse/les-ultra-riches-ont-recupere-les-pertes-dues-la-crise-en-un-temps-record-alors

[2] VILLAMIL A., 2020, “Les morts de Guayaquil” <URL>: https://urmis.hypotheses.org/201

[3] Voir les chroniques de Paul B. Preciado qui paraissent dans le journal Libération et notamment celles-ci “Télécapitalisme”, 15 janvier 2021 et “Le confinement numérique”, 11 janvier 2021 ; ainsi que cet article

[4]https://www.bastamag.net/recensement-interventions-policieres-letales-27-deces-2020-causes-circonstances-IGPN-IGGN

[5] https://www.insee.fr/fr/statistiques/2496914https://www.insee.fr/fr/statistiques/2496914

[6] https://www.liberation.fr/france/2019/11/27/uber-deliveroo-sous-l-emballage-le-clivage-social_1765925/

[7] NOIRIEL Gérard, 1988, Le creuset français. Histoire de l’immigration. XIXème-XXème siècle. Paris, Le Seuil, 496 p.

[8] Sur le lien entre extrême droite raciste et psychologisation de la critique sociale, voir cet article de Pandov Strochnis.

[9] Expression formée à partir de la conjonction de celles proposées par Pap Ndiaye (La condition noire. Essai sur une minorité française, 2009, Paris, Gallimard, 528 p.) et Achille Mbembe (Critique de la raison nègre, 2013, Paris, La Découverte, 263 p.)

[10] Dont les immigrants du sud de l’Europe des XIXe et XXe siècle.

[11] et de l’innovation. Cette dernière composante est introduite sous la présidence d’Emmanuel Macron.

[12]https://www.liberation.fr/societe/education/frederique-vidal-et-lislamo-gauchisme-sur-cnews-une-ministre-zemmourisee-20210216_UDP7VFV2DFDQPH2D2QUIIDKGOY/

[13] https://www.courrierinternational.com/article/justice-affaire-adama-traore-lexpertise-belge-qui-met-en-cause-les-gendarmes

[14] Référence à la guerre de Sécession ?

[15] https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/30/comment-emmanuel-macron-s-est-aliene-le-monde-des-sciences-sociales_6044632_3224.html

[16] Petite boutade à l’attention de Monsieur le Président Emmanuel Macron qui défend le «quantitatif» au-dessus du «qualitatif». Pourrait-on lui expliquer qu’il est hors-sujet, qu’il ne s’agit ni de quantité, ni de qualité mais de transparence sur le contexte de réalisation de l’enquête, sur la présentation des étapes de la méthodologie, sur les limites de l’enquête, sur la conscience de la situation de la personne qui enquête.

[17] AMSELLE J.L, M’BOKOLO E., 2005, Au cœur de l’ethnie. Ethnies, tribalisme et État en Afrique, Paris, La Découverte, 238 p.

[18] « Islamo-gauchisme »: « Nous, universitaires et chercheurs, demandons avec force la démission de Frédérique Vidal » https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/20/islamo-gauchisme-nous-universitaires-et-chercheurs-demandons-avec-force-la-demission-de-frederique-vidal_6070663_3232.html

[19]https://philippe-boyer.eu/liste-des-600-gauchistes-complices-de-lislam-radicale-qui-pourrissent-luniversite-et-la-france/

[20]https://www.liberation.fr/debats/2018/11/12/taxe-carbone-peut-on-concilier-ecologie-et-justice-sociale_1691617/

[21] https://www.securite-routiere.gouv.fr/actualites/cest-jaune-cest-moche-ca-ne-va-avec-rien-mais-ca-peut-vous-sauver-la-vie-rappel-des

[22] https://www.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2008-2-page-25.htm

[23] Film documentaire réalisé par François Ruffin et Gilles Perret, 2019.

[24] Mot ici utilisé pour éviter l’écueil de l’opposition binaire entre Occident d’une part et le reste du monde d’autre. A ce propos voir AMSELLE J.L, 2008, « L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes », Paris, Stock (Un ordre d’idées), 320 p.

[25] Projet architectural de la première moitié du XIXème siècle entrepris par Napoléon Ier sous le Premier empire colonial français. Ce projet illustre la colonialité de l’aménagement urbain du pouvoir national et celui de l’impérialisme guerrier.

[26] https://www.lesinrocks.com/actu/on-faisait-les-cons-les-gilets-jaunes-qui-ont-enfonce-la-porte-du-ministere-de-griveaux-livrent-leur-version-155115-29-05-2019/ A cette date, c’est Benjamin Griveaux, ancien collaborateur de Dominique Strauss-Kahn magnifiquement mis en spectacle par le site pornopolitique.com, qui est porte-parole du gouvernement LREM d’Édouard Philippe.

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