La chine est encore omniprésente !

Aujourd'hui, Il devient délicat d'être une minorité à s'opposer à ce mastodonte économique.En effet, la puissance économique et militaire sont deux atouts pour créer des contentieux avec les pays voisins.De plus, la route de la soie qui n'est pas seulement terrestre mais navale et aérospatiale peut conduire de nombreux pays à la ruine...

Si, dans le contexte de la guerre froide, la Chine est alors présentée, selon François Bougon, « comme un acteur irrationnel, guidé par un dictateur fou et avide d’imposer le communisme dans le monde entier », « à mesure que la Chine s’est rapprochée des États-Unis à la fin des années 1960, puis après son ouverture à la fin des années 1970 et son intégration dans le système capitaliste mondialisé, une lecture moins manichéenne s’est fait jour. 

Notamment à partir de la publication en 1970 de l’ouvrage du journaliste australien Neville Maxwell , India’s China War, correspondant du quotidien britannique Times en Inde à l’époque.

Pour lui, Nehru avait provoqué le conflit en lançant une politique agressive à partir de la fin 1961, la « Forward Policy » – elle constituait à édifier des postes militaires le plus avant possible dans les territoires disputés, voire à en construire derrière des positions chinoises – et en refusant tout compromis avec Pékin ».

Cependant, pour d'autres spécialistes, Nehru est critiqué pour avoir sacrifié avant 1962 en vain le Tibet pour développer l'amitié entre l'Inde et la Chine.

Pour Claude Arpi, le conflit est la réponse des dirigeants chinois au refuge accordé par l'Inde au 14e dalaï-lama et aux Tibétains en 1959. 

Le lien entre ces événements est indiqué par l'identité du lieu où le dalaï-lama passa la frontière entre l'Inde et le Tibet et où le conflit sino-indien débuta.

En octobre 1962, le Consulat général de l'Inde à Lhassa est fermé et n'a pas été rouvert depuis lors.

Le 14 novembre 1962, vers la fin de la guerre sino-indienne, le gouvernement de Nehru ordonna la formation d'une force d'élite de guérilla, les Forces spéciales des frontières, incorporant essentiellement des réfugiés tibétains.

Des Lockheed U-2 de la CIA sont appelés à surveiller la frontière sino-indienne dès le 5 décembre 1962 depuis la Thaïlande puis à partir de la base aérienne de Charbatia, près de Cuttack en Inde, de fin mai 1964 jusqu'en juillet 1967.

En 1965, durant la deuxième guerre indo-pakistanaise, la Chine a menacé d'intervenir militairement au côté du Pakistan.

Jawaharlal Nehru, qui avait tenté de se rapprocher de la Chine, fut brisé par la guerre sino-indienne et prit conscience qu'il avait été trompé par Mao Zedong et Zhou Enlai. 

Après sa mort le nouveau Premier ministre, Lâl Bahâdur Shâstrî, adopta une attitude plus ferme au sujet du Tibet et son gouvernement vota en faveur de la résolution sur l'autodétermination du Tibet de 1965, contrairement aux résolutions de 1959 et 1961.

En avril 2005, un accord sino-indien est intervenu afin de régler leur différend frontalier, accord fixant les « grands principes » pour un règlement « définitif » du contentieux frontalier qui les oppose le long de l'Himalaya depuis la guerre de 1962.

Les violations de frontière par les forces chinoises restent malgré cela fréquentes avec, en 2008, 270 cas recensés entraînant une augmentation de la présence militaire indienne sur la zone.

En 2010, le différend frontalier n'est toujours pas réglé.

En 2011, la Chine renforce ses troupes le long de la ligne de démarcation, déploie des missiles balistiques et multiplie les incursions en territoire indien, provoquant ainsi un regain de tension. 

En réponse, l'armée indienne a prévu de recruter 100 000 soldats sur cinq ans pour les déployer  aux abords de la ligne de contrôle et d'y installer des missiles de croisière.

 

Quelques années plus tard, en 2017, la Chine a entrepris la construction d'une route à usage militaire dans le Doklam, une région montagneuse frontalière du Bhoutan, de la Chine et de l'Inde.

La construction de cette route stratégique, permettant à la Chine d'acheminer rapidement hommes et matériels à sa frontière avec l'Inde, a provoqué pendant plusieurs mois un face à face extrêmement tendu entre les deux nations, avant qu'un accord ne soit finalement signé le 29 août 2017.

Au mois de janvier 2018, des images satellites fuitant dans la presse indienne ont toutefois révélé un déploiement massif des forces chinoises et une fortification de la région frontalière, en totale contradiction avec les termes de l'accord de désengagement signé le 29 août 2017. 

Sans autre justification, tout porte à croire que le conflit frontalier n'a pas encore été réglé […]

Mais, la construction de cette route stratégique, permettant à la Chine d'acheminer rapidement hommes et matériels à sa frontière avec l'Inde, a provoqué pendant plusieurs mois un face-à-face extrêmement tendu entre les deux nations, avant qu'un accord ne soit finalement signé le 29 août 2017. Au mois de janvier 2018, des images satellites fuitant dans la presse indienne ont toutefois révélé un déploiement massif des forces chinoises et une fortification de la région frontalière, en totale contradiction avec les termes de l'accord de désengagement signé le 29 août 2017. Sans autre justification, tout porte à croire que le conflit frontalier n'a pas encore été réglé.

New Delhi (Agence Fides) - Forte tension entre l'Inde et la Chine au Cachemire : le premier affrontement violent entre les deux armées depuis près de 50 ans a déclenché une « alerte rouge » dans l'affrontement entre les deux puissances asiatiques. Dans la nuit du 15 juin dans l'Himalaya dans la vallée de Galwan, à plus de 4 mille mètres d'altitude le long de la « ligne de contrôle réel » (LAC) qui marque la frontière entre l'Inde et la Chine, de violents affrontements entre les soldats des deux pays ont conduit à un bilan encore incertain de plus de 80 soldats indiens tués (dont un soldat catholique de l'état d'Odisha) et certains disparus. Pékin n'a pas fourni de détails mais, selon le ministère de la Défense de Delhi, environ 300 soldats chinois auraient été blessés ou tués. Le face-à-face difficile a commencé en mai sur les sommets himalayens, qui ont toujours été le théâtre de tensions pour la question du Cachemire et pour les revendications frontalières jamais dormantes entre l'Inde et la Chine. Malgré les déclarations qui, de part et d'autre, prétendent replacer la question dans le cadre d'un règlement pacifique du différend, par la voie diplomatique, la tension reste élevée. Et cela risque de s'intensifier également dans les relations tendues entre Delhi et Islamabad, un allié de Pékin.

Derrière l'affrontement, il y a de nombreux facteurs qui concernent non seulement les frontières dans la région contestée du Kahsmir, mais aussi la confrontation entre deux grandes puissances mondiales. Avec le Premier ministre Narendra Modi, l'Inde a rompu un accord de libre-échange entre les pays asiatiques en novembre 2019. Nous parlons du «partenariat économique régional mondial» proposé dans la région indo-pacifique par les dix États d'Asie du Sud-Est (ceux qui font partie de l'ASEAN) avec l'Australie, la Chine, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud et l'Inde. La peur de la circulation des produits chinois bon marché sur le marché indien a poussé Delhi à faire sauter l'affaire. Le spectre revient maintenant, comme l'écrivait l'analyste indien Barkha Dutt, auteur de "This Unquiet Land : Stories from India's Fault Lines", dans le "Washington Post", commentant les affrontements frontaliers : "Le déficit commercial de l'Inde avec la Chine est de 53 milliards de dollars ... il est suicidaire de permettre à la Chine d'avoir libre accès aux marchés et aux consommateurs indiens, alors qu'elle construit des routes et des infrastructures à travers les parties du Cachemire occupées par le Pakistan ".

Au Pakistan, la prudence prévaut mais un éditorial du journal "The Dawn" du 18 juin précis comment ils le voient à Islamabad : "Malheureusement, l'Inde a une histoire de harcèlement envers ses voisins et tente d'être un acteur hégémonique régional. Le Pakistan a longtemps souligné la nécessité d'aborder la question du Cachemire à la table des négociations, position que l'Inde a rejetée avec arrogance ".

Un conflit entre la Chine et l'Inde n'a bien sûr pas que des conséquences régionales. Si elle touche des voisins comme le Pakistan, elle fait aussi partie du « grand jeu international » et il n'est pas difficile de comprendre comment les États-Unis peuvent ramener la matière dans la « guerre froide », notamment commerciale, avec Pékin.

L'incident est préoccupant dans toute l'Asie, comme Lee Hsien Loong, Premier ministre de Singapour l'écrivait début juin dans le magazine Foreign Affairs : « L'Asie a prospéré - écrit-il - parce que la 'Pax américaine' depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale a a fourni un contexte stratégique favorable. Mais maintenant, les relations troublées entre les États-Unis et la Chine soulèvent de profondes questions sur l'avenir de l'Asie et la forme de l'ordre international naissant ". (MG-PA) (Agence Fides, 19 juin 2020)

Après le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, tous les regards se tournent vers la Chine, deuxième économie mondiale et premier pays émetteur de CO2.

La Chine se veut très active en matière de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique. Elle sera d’ailleurs l’hôte, en octobre 2020, de la COP15 biodiversité qui aura la tâche de fixer de nouveaux objectifs mondiaux en la matière après 2020.

Mais cette ambition se traduit-elle dans les faits ? Cette interrogation se pose aussi bien sur le plan domestique qu’international, à l’heure où l’initiative des « Nouvelles routes de la soie » (BRI en anglais, pour « Belt and Road Initiative ») augure une phase nouvelle de globalisation, et renforce le rôle de la Chine en tant que pourvoyeuse de financements pour de nombreux pays. Lancée en 2013 par le président chinois Xi Jinping, l’initiative visait à construire un réseau d’infrastructures - principalement de transports - entre la Chine et les pays d’Asie et d’Europe situés le long des anciennes routes commerciales de la soie. En 2017, le gouvernement chinois prévoyait de consacrer 113 milliards de dollars au financement de l’initiative.

Tandis que les émissions chinoises liées aux activités humaines auraient crû de 2,6 % en 2019, selon le Global Carbon Project, les financements chinois à l’étranger contribueront-ils, eux aussi, à une croissance des émissions mondiales de CO2 et à la destruction de la biodiversité ?

143 pays concernés

À l’initiative de la BRI, la Chine finance principalement des projets d’infrastructures (tel que l’emblématique projet de construction du chemin de fer Nairobi-Mombasa ou encore le port du Pirée en Grèce) et des coopérations dans de nombreux secteurs (financier, énergétique, numérique, scientifique, éducatif, culturel ou encore dans le domaine de la santé) le long de six corridors terrestres et d’un réseau portuaire qui relient la Chine avec l’Asie, l’Europe et l’Afrique.

Les coopérations s’étendent aujourd’hui jusqu’en Amérique latine (Chili, Équateur, Costa Rica), aux Caraïbes (République dominicaine, Jamaïque) et dans le Pacifique Sud (Fidji, Vanuatu). Elles pourraient même déboucher en Arctique sur une « Route polaire de la soie » d’après les documents officiels chinois.

Début février 2020, 143 pays, soit plus des deux tiers des pays dans le monde, avaient signé des accords bilatéraux avec la Chine dans le cadre de cette initiative.

Les financements viennent principalement soutenir les infrastructures (ports, aéroports, chemins de fer, pipelines, centrales électriques, etc.) mais concernent également d’autres secteurs, comme la santé ou l’enseignement supérieur.

D’après nos estimations, depuis son lancement, les principaux acteurs financiers chinois (banques et fonds) ont investi entre 450 et 480 milliards de dollars dans cette initiative, soit près de 90 milliards de dollars par an.

Le financement Chinois globalement endette les pays récepteurs d’une fausse aide macro-économique. Leur soutien est comme un dé truqué ; en effet, ils endettent de nombreux pays pour les coloniser par la suite en les rendant aux abois et les endettant…

Ex : La Chine s’est emparée de la mégalopole du Caire en reconstruisant une ville entièrement sortie du sable ; en effet, alors que la population est déjà très pauvre ou en tout cas clivée. Les chinois auront une grave et dangereuse emprise sur le monde économiquement entre la bourse d’Afrique, le deuxième plus grand aéroport au monde et pour finir les plus grands lieux pieux est culturel de toute l’Afrique. Contre le droit de construire la bourse d’Afrique au Caire ; ils financent de très nombreuse construction de bâtiments gouvernementaux et publics.

Un exemple d’hypercapitalisme agrémenté de l’effet néfaste d’une croissance communiste.

Attention la chine représente en mars 2021, déjà 43 % du PIB mondial. Et presque un quart de la population mondiale !

Enfin, les grands travaux prévus pour 2049 (100e anniversaire de la république populaire de Chine) ont été lancés. Tandis que la nouvelle route de la soie est en préparation. La stratégie géopolitique et économique de l’empire chinois est déjà activée d’une façon très dynamique.

Effectivement, avec beaucoup d’argent il achète des « concessions » aux pays qui les intéressent. Leurs principes sont simples ils contractent des emprunts douteux avec des états triés sur le volet en leur construisant des nouvelles infrastructures considérées comme à moitié voir complètement chinoises.

Il envoie déjà des dizaines de train, bateaux et avions chaque jour vers les quarts coins du globe même jusqu’en arctique.

L’Europe dans tout ça accepte en hochant la tête depuis une petite dizaine d’années ce second grand bond en avant.

La France et l’Allemagne ont tous les deux encouragés cette surmondialisation en autorisant est en aidant diplomatiquement ce jeu aux dés pipés…

L’arrivée d’un état totalitaire flambant neuf qui représentera 60 à 70 % de la population est pour demain en agissant de la sorte.

Comprendre le conflit militaire entre la Chine et l'Inde dans l'Himalaya © Raphaëlle Laurent
La Chine resplendissante - Technologie et innovation © CGTN Français

La Chine à la conquête du commerce mondial (les nouvelles routes de la soie) © Les echos

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