Attention nous pourrions tous être Grecs ...

Il est clair que ce qui en jeu en Grèce n'est pas le remboursement d'une dette dont tout le monde est bien conscient qu'il n'aura jamais lieu, en tout cas pas dans des conditions qui peuvent être considérées comme satisfaisantes suivant les canons de la finance, mais bel et bien une expérience grandeur nature de la confiscation de la libre détermination d'un peuple à disposer de lui même par la prise de pouvoir sans armes d'une bureaucratie autoritaire instaurant un totalitarisme "mou" . Cette consistance lui permet de s'infiltrer insidieusement partout dans nos vies sans qu'une douleur violente nous fasse réagir brutalement, exactement sur le mode de la métaphore de la grenouille qui ne savait pas qu'elle était en train de cuire. Attendons nous maintenant à ce que cette consistance durcisse de façon proportionnelle à la force de résistance que fourbiront les peuples sortant de leur torpeur, comme en Grèce.

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