Noureddine Ayouch veut abrutir nos enfants avec la darija

Au Maroc, on ne sait quelle mouche a piqué le ministre de l’éducation nationale pour avoir décidé d’enseigner la darija à l’école. Quel intérêt de vouloir apprendre aux enfants une langue vernaculaire qu’ils apprennent déjà chez eux en famille et dans la rue ? Une pure folie soutenue par un certain énergumène nommé Noureddine Ayouch

  

Arabe et darija dans l'enseignement © Ikram Alaoui

 Le nouveau programme instauré pour l’enseignement de la darija marocaine au primaire est une pure folie, une aberration monumentale que rien ne peut justifier. 

 Les élèves marocains maîtrisent mal l’arabe littéraire ?Et alors ? On n’a qu’à faire en sorte que cette langue soit simplifiée, plus abordable et beaucoup mieux utilisée.

  Il y a mille manières de perfectionner les acquis linguistiques des élèves. Ce n’est pas la langue arabe qui pose problème. C’est la manière comment elle est enseignée qui soulève des questions et appelle à des réformes.

  Les responsables politiques marocains devraient davantage réfléchir à redonner de l’importance à l’arabe étant le véhicule principale, avec le berbère bien sûr, de notre histoire et de notre culture, sans oublier pour autant une ouverture sur les langues étrangères, notamment l’anglais.

  Il ne faut pas se leurrer : La langue de Shakespeare est aujourd’hui la langue du commerce international, des sciences, de la technologie et de la recherche. Parler anglais est devenu indispensable pour espérer se faire une place au soleil devant les grandes nations.

  Vouloir apprendre maintenant la langue de la rue à nos élèves c’est un travail d’abrutissement des grandes masses populaires. Et Noureddine Ayouch ferait mieux de garder ses délires, qu’il veut nous faire passer pour des idées de génie, pour lui-même. Nous n’en avons cure.

   Et ce qui est le plus incroyable c’est que ces mêmes hauts responsables, ces mêmes « personnalités » qui veulent enseigner aujourd’hui ce ramassis  de charabia à l’école publique sont les premiers à inscrire leurs gamins dans les écoles américaines preuve s’il en est de leur frénésie et de leur hypocrisie.

  Le chemin du salut ? Pour espérer faire décoller le pays afin qu’il rejoigne les grandes nations, l’école publique marocaine doit axer ses efforts sur l’enseignement renforcé des matières scientifiques et techniques (mathématiques, physique, chimie, informatique ..) en plus de l’enseignement de l’anglais et de l’arabe.

  C’est la seule voie possible pour atteindre un enseignement de qualité et former ainsi des élites capables de mener le pays vers des horizons plus prometteurs qu’ils ne le sont aujourd’hui.

  Le classement des plus grandes universités et écoles dans le monde est dominé par les établissements d’enseignements supérieurs anglo-saxons. Entendez par là surtout les universités et écoles américaines : Harvard, Berkeley, Stanford, Yale, Princeton, MIT..

  Si nous visons l’excellence, prenons exemple sur les meilleurs au monde. Tirons vers le haut notre école publique marocaine. Ne la plombons pas avec des programmes écervelants, dégradant et improductifs  façon Noureddine Ayouch où y régnera encore une gabegie sans fin.

 À bon entendeur..

 

    

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