Nicolas Sarkozy en garde à vue

Dans le cadre de l’affaire des financements libyens, l’enquête suit toujours son cours. Ce matin, Nicolas Sarkozy a été convoqué dans les locaux de l’office anticorruption de la police judiciaire de Nanterre et a été aussitôt placé en garde à vue.

   

Ziad Takieddine: "J'ai remis trois valises d'argent libyen à Guéant et Sarkozy" © Mediapart

 

   La justice enquête depuis 2013 sur une vaste affaire où il y aurait eu commission de plusieurs délits possibles: corruption active et passive, trafic d'influence, détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, faux et usage de faux, blanchiment de fraude fiscale, recel…

  Cette enquête menée par le juge d’instruction du pôle financier de Paris Serge Tournaire et ses collègues Aude Buresi et Clément Herbo vise principalement  l’ancien président Nicolas Sarkozy ainsi que plusieurs de ses proches.

 

[part01] Ziad Takieddine balance Sarkosy/Gueant 22 avril 2013 [part01] © lensflarestudio

  L’ancien président (ainsi que ses collaborateurs) est soupçonné d’avoir reçu plusieurs millions d’euros en provenance de Libye pour le financement de sa compagne électorale pour les élections présidentielles de 2007.

  Un témoin clé dans cette affaire : Ziad Takieddine, un homme d’affaires franco-libanais qui aurait servi d’intermédiaire ente le clan Kadhafi et le clan Sarkozy. Il aurait selon ses dires ramené à lui seul 5 millions d’euros à Claude Guéant et à Nicolas Sarkozy.

  Dans un premier voyage en provenance de Libye, il aurait ramené au ministère de l’interieur une valise contenant 1 million et demi d’euros. Dans un deuxième voyage il aurait apporté deux millions et dans le troisième un million et demi d’euros déposés dans un des locaux où siégeait Sarkozy et Claude Guéant.

 L’ancien président a été placé tôt ce matin sous le régime de la garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre pour répondre aux questions des enquêteurs.  L'ancien ministre Brice Hortefeux est quant à lui auditionné sous le statut de «suspect libre».

   Nicolas Sarkozy est déjà poursuivi pour financement illégal de campagne électorale dans l'affaire Bygmalion et mis en examen pour corruption, trafic d'influence et recel de violation du secret professionnel dans le dossier “Paul Bismuth”.

 

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