Le TSCG, la majorité PS-Verts et nous, les opposants.

Extrait de l’article : « Europe: le pouvoir s'efforce d'empêcher une bronca des  parlementaires » Médiapart, 6 septembre

Extrait de l’article : « Europe: le pouvoir s'efforce d'empêcher une bronca des  parlementaires » Médiapart, 6 septembre

Il est intéressant de lire cet extrait qui rapporte les propos d’un député opposé au TCE en 2005, en particulier les phrases que j’ai soulignées :  

"En comptant la vingtaine de députés hamonistes, qui ont déjà prévu a minima de s'abstenir, « il pourrait y avoir 60 ou 70 députés abstentionnistes, confie un noniste de 2005, encore hésitant. Notamment ceux dont les circonscriptions ont voté très fortement pour le "non" en 2005. Sans compter que certains élus ont fait du rejet du traité Sarko-Merkel un élément important de leurs campagnes, notamment quand ils étaient opposés à des ténors de l'UMP. Pour l'instant, c'est vrai, pas grand'monde ne nous en parle en circonscription. Mais beaucoup craignent de se retrouver en porte-à-faux quand leurs électeurs apprendront qu'ils ont voté oui. Quoi qu'ils décident, pour eux, le vote "oui" sera honteux. Dans l'idéal, ils aimeraient bien que ça ne se sache pas. »

Edifiant ! C'est ça le changement ? C'est ça la transparence ? C'est ça la démocratie façon PS-Verts ? Et le maximum du courage, chez ces gens-là, c’est l’abstention !!!

Il faut aussi relever, dans cet article de Mediapartt, que l’argument principal des défenseurs de ce traité Merkel-Sarkozy-Hollande, c’est que la règle d’or n’est pas dans la Constitution. Le reste, ils s’en fichent.

A aucun moment, on trouve une argumentation pour expliquer l’abandon des pouvoirs du Parlement, le recul démocratique global et l’impasse dans laquelle ce traité va bloquer  tous les projets en faveur de la transition écologique et contre le changement climatique, projets qui nécessitent d’importants investissements. Manifestement, ces questions n’intéressent ni le gouvernement, ni les dirigeants du PS et des Verts. Une fois de plus, comme lors de Maastricht, comme lors du TCE, on demande de signer un chèque en blanc, on demande de faire confiance pour une réorientation des politiques européennes qui ne vient jamais parce qu’ils ne la veulent pas vraiment.

Comme le note le député PS cité, cette attitude est encouragée par la passivité populaire. A nous d’agir en conséquence. C’est chaque député PS, chaque député Vert qu’il faut cibler pour lui poser les questions qu’ils esquivent, pour lui indiquer que son vote sera observé et dénoncé s’il est positif.

Puisque, pour le pouvoir PS-Verts, le changement, ce n’est pas maintenant, à nous de l’imposer.

rmj

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