LA NON PROTECTION DE L'ENFANCE PAR L'ETAT,

IMPOSTURE PERMANENTE : Refus de la prévention, ministres complices du féminisme intégriste/radical, experts sélectionnés, manipulation de l'opinion, mensonges par omissions continuels, école dite obligatoire etc.

 

Je découvre seulement maintenant le rapport signé Marie-Paule BLANCHET, daté du 28 février 2017 et remis à Madame Laurence ROSSIGNOL qui était alors ministre « des familles, de l'enfance et des droits des femmes » dans le gouvernement VALLS.

Devant ce rapport établi pour les besoins de la cause, je me pose une question angoissante :  combien de personnes l'auront lu et parmi ces derniers, combien se rendront-ils compte que ce document fait parti d'une immense manipulation de l'opinion qui a, notamment, pour but, d'amener progressivement la population à accepter une prise en charge intégrale des enfants par l’État. Le nombre de lecteurs est sans doute très réduit et ceux parmi eux qui auront fait une lecture critique est certainement infime.

 

Il est manifestement destiné à falsifier les besoins de l'enfant.

 

Pourquoi ?

 

Parce que les ministres de l'enfance qui se sont succédé pendant les quinquennats SARKOSY et HOLLANDE (et maintenant MACRON) doivent en cacher un certain nombre. Pour la raison simple que les buts que ces ministres poursuivent en politique de l'enfance sont incompatibles avec les véritables besoins des enfants.

Madame ROSSIGNOL a donc fait rédiger un rapport sur mesure, et en mesure de justifier sa politique. Elle a fixé elle-même (comme indiqué clairement) les objectifs et les conditions de sa réalisation.

 

Il faut être averti de la fréquence de ce type de manœuvre pour être en mesure de décoder ce rapport. Il faut, notamment, avoir déjà décelé les mêmes manipulations, présentations tendancieuses, distorsion des faits etc. telles qu'elles existent dans quasi tous les documents, officiels ou classiques qui sont écrits sur le même sujet.

 

Ce qui est particulier à ce rapport du 28 février 2017 c'est que ses auteurs se drapent abondamment dans la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE) et prétendent exagérément s'aligner sur quantité de beaux principes.

Mais le but est inchangé : Il s'agit de ne pas interrompre le processus en cours qui, au final, permettra de livrer les enfants au service public dans la totalité de leur parcours.

 

La première page est intéressante. On lit d'abord en titre : « Protection de l'enfance », puis, « démarche de consensus sur les besoins fondamentaux de l'enfant en protection de l'enfance ». 

 

Ces titres laissent croire évidemment que le document a pour objet la protection de l'enfance. Aucune mention ne figure prévenant le lecteur que le rapport ne traite que de la protection d'une frange insignifiante en nombre, excluant la quasi totalité des enfants de France.

 

Ensuite, il est question de consensus.

Un consensus est un condensé d'opinions diverses accepté par l'ensemble des contributeurs. Ainsi la ministre se propose d'établir une liste des besoins de l'enfant par un compromis entre des opinions différentes, par ailleurs souvent idéologiques ou traditionnelles, comme nous le savons tous, alors que les besoins fondamentaux des enfants sont une réalité parfaitement indépendante des opinions, croyances ou idées reçues. Dans ce cas le résultat est forcément faux.

 

Indiscutablement, établir les besoins des enfants par consensus a été décidé pour permettre, en choisissant les consultants et en ayant la possibilité d'agir sur les conclusions, de disposer d'un outil permettant de justifier la politique gouvernementale.

Comme toujours, l'enfant est instrumentalisé, et ceci sans scrupules.

 

Ensuite, autre astuce du texte, on glisse les mots «en protection de l'enfance ». Ce que tous les lecteurs extérieurs entendent comme une généralité concernant tous les enfants de France (comme il se doit pour un ministère de l'enfance). N'est pas donnée la précision pourtant nécessaire du fait que le rapport ne concerne que les enfants pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE), qui sont au nombre de 285.000 environ, alors que la population française compte environ 16 millions d'enfants.

Ainsi le lecteur sans méfiance peut ne pas se rendre compte que le ministère DE l'ENFANCE ne s'occupe pas des conditions dans lesquelles vivent la quasi totalité des enfants de France !

C'est pourtant la totalité des enfants qui est menacé à l'adolescence lpar les pathologies comme la dépression, première maladie des jeunes, les addictions, scarifications, délinquance, tendances suicidaires etc. et c'est de cette masse que sont issus ceux pris en charge par l'ASE.

Car tous les enfants, à peu d'exceptions près, sont en condition de subir des atteintes précoces (généralement irréversibles) à leur cerveau et à leur santé psycho-affective. Ce qui prouve que les véritables besoins des enfants ont été ignorés, bafoués, que ces enfants ont subi des stress violents et répétés, de longues souffrances.

Le ministère ignore cette masse qui produit les 285.000 enfants dont veux bien s'occuper le ministère de l'enfance.

Aussi longtemps que les conditions actuelles seront maintenues, la masse des enfants malmenés/maltraités produira les quelques 300.000 enfants qui nécessitent une prise en charge par l'ASE. L'enfance telle qu'elle se vit du fait de notre organisation sociale et de l'évolution de notre culture et de nos mentalités et mœurs s'achèvera indéfiniment avec les mêmes pathologies, à tout le moins, que celles qui sont relevées aujourd'hui.

 

- Autre chose : Le ministère DE l’ENFANCE avoue, avec ce rapport, qu'en 2017 il ignore toujours quels sont les besoins des enfants puisqu'il demande à des « experts » de les rechercher et de les définir ! Cette ignorance est évidemment en elle-même un scandale.

 

- Autre observation : nous savons tous que c'est la femme et non l'homme qui a la lourde charge de porter dans son utérus le bébé en cours de construction, puis d'accoucher, d'allaiter, de materner. Demandons-nous quels sont les risques pour les mères et pour les nourrissons quand les ministres de la famille et des enfants sont notoirement féministes, mouvement qui a pour objectif de libérer la femme du foyer et donc des enfants.

 

- Parmi les autres mesures révélatrices de l'obstruction faite à la protection de l'enfance, il faut observer le Conseil National de la Protection de l'Enfance (rattaché au cabinet du Premier ministre) créé sur l'insistance des associations.

Cet organisme est en effet présidé par le ministre « chargé des familles et de l'enfance », le vice-président est nommé sur proposition du président, le Secrétaire général est nommé par le président, le ministre « chargé des familles et de l'enfance fixe l'ordre du jour du conseil et arrête le travail annuel, une commission permanente sur l'adoption est constituée, mais pas de commission chargée de la prévention. Le secrétariat est confié à la direction générale de la cohésion sociale, qui est un organisme gouvernemental sous l'autorité du ministre de la santé.

Le Conseil National de la Protection de l'Enfance est bien verrouillé, en mesure d’être stérilisé par le ministère. Les associations qui ont œuvré pour obtenir sa création se sont fait largement avoir !

 

Dans la politique gouvernementale en protection de l'enfance le refus de la prévention est constant.

 

Nous sommes des parents. Nous sommes responsables de nos enfants. Devons-nous cependant cautionner leur sacrifice ? Accepter leur instrumentation au bénéfice d'une idéologie mortifère ? Admettre la loi du silence qui interdit d'investiguer dans le parcours qui est imposé à tous les enfants, particulièrement aux très jeunes ? Nous habituer au glissement progressif de la politique vers la prise en charge intégrale de tous les enfants par l’Etat (avec, pour justification l'état catastrophique de leur santé physique et psycho-affective (laquelle étant créée par sa propre carence) ?

Je crois vraiment que c'est à nous de faire ce que les ministres successifs de l'enfance ne feront JAMAIS aussi longtemps qu'ils seront choisis parmi la minorité se disant féministe alors qu'elle ne vise que sa propre hégémonie.

 

- d'abord boycottons l'école (oui, je sais, c'est difficile de prendre ses enfants en charge à 100 %, cela demande beaucoup d'aménagements dans nos vie. Ces aménagements peuvent (et doivent) être faits dans le cadre de la réhabilitation de la vie privée, de la convivialité et de la solidarité. Les enseignants, par ailleurs peuvent rester, à distance, à la disposition des familles.

- créons un comité de scientifiques indépendants à ossature neurosciences et sciences sociales,

- diffusons les connaissances déjà acquises et à venir par des organes sans attaches avec les idéologies dominantes et le Pouvoir tel qu'il existe.

 

IL FAUT QUE LA VERITE SOIT DITE POUR POUVOIR ESPERER QUE LES OBSTACLES REDHIBITOIRES ACTUELS SOIENT LEVES.

 

Le 7 octobre 2017

 

Raymond SAMUEL

Courriel : famiresam@orange.fr

 

 

 

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