Manipulations autour de l'attachement des enfants en bas age.

Conséquences à l’age adulte.

 

Le féminisme radical au pouvoir avait le besoin fondamental de décrédibiliser la théorie de l’attachement. Car en effet l’attachement des mères pour leurs enfants, et l’attachement des enfants pour leurs mères, se heurtent frontalement avec leur programme de libération de la femme, tout comme l’attachement dans le couple d’ailleurs. Les enfants sont bien privatifs de la liberté des adultes . C’est aussi le cas, et plus encore , du travail, mais la difficulté a été tournée en dénommant le travail « libération » et en niant l’aliénation et la souffrance qu’il entraîne. Le fait que cette aliénation et cette souffrance soient bien reconnus par ailleurs ne gêne aucunement ce féminisme extrémiste.

L’attachement, ce phénomène qui fonde la santé psychoaffective et permet le caractère social de l’espèce humaine ne pouvait être qu’un ennemi à combattre pour le féminisme radical dont le programme a pour but de conduire ses membres à la Liberté (avec un grand L), c’est à dire à un égoïsme intégral. Son programme a donc comporté dès son début les mesures qui empêchent la naissance de l’empathie. Parmi ces mesures, la séparation très précoce des nouveaux-nés d’avec leur milieu familial est la plus productive. La personne issue d’un maternage en pointillé, avec de nombreux intervenants adultes, c’est à dire sans attachement sécure pendant son enfance n’est pas en mesure de développer l’empathie. L’Autre, d’autant plus lorsque celui-ci est un inconnu, leur est au mieux, indifférent, au pire il est considéré à priori comme un danger, un ennemi, par référence à leur primes ressentis.

Ainsi, le but est atteint : le couple est réduit à l’activité sexuelle. L’inversion des valeurs permet de condamner le fait pour les conjoints de « regarder dans la même direction ». Ce qui est valorisé maintenant c’est l‘individualisme. Chacun sa voie, chacun ses projets, chacun son compte en banque, chacun ses relations, son monde. Pratiqué selon ces vues, le couple n’est donc pas durable, même si la cohabitation persiste. De sorte que les enfants vivent fréquemment dans un climat de conflit parental ou, pour la moitié d’entre eux, de perte partielle ou totale de l’un de leurs parents, généralement le père. La destruction de la famille était évidemment l’objectif principal du féminisme radical.

Un sommet inimaginable est sur le point d’aboutir : l’éradication juridique du père.
Le gouvernement et les assemblées vont produire une loi qui promeut et finance la suppression officielle du père pour un nombre indéfini d’enfants à naître. Par avance, et pour une partie des enfants futurs, la connaissance d’une moitié de leurs constituants leur sera volée et la présence d’un parent interdite ! Sur ce point nous pouvons mettre en parallèle la République française et le régime Ceaucescu. Pourtant, ceux qui promeuvent cet attentat contre l’enfance, contre le parent masculin, et, in fine, contre la société, osent placer cette loi sous le signe de l’égalité !

Quel crime a commis ce parent pour être condamné à être éliminé ? Quelle est la légitimité de cette condamnation ? Pourquoi la population accepte-t-elle cette ignominie tout en étant majoritairement contre ? Pour répondre à cette dernière question, je dirais que, très probablement, et pour cela aussi, il faut incriminer les conséquence des atteintes subies dans la petite enfance.

Le 20 juin 2020

Raymond SAMUEL

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