4 avril 1945 : Victoria meurt gazée à Ravensbrück, juste avant la libération du camp

N'oublions pas Victoria et les millions de victimes des camps. Aux citoyens de se mobiliser afin de faire comprendre, surtout aux jeunes générations, l’histoire des crimes nazis en appelant ici et maintenant à la résistance contre tous les abus de pouvoir, toutes les oppressions et discriminations.

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 • 1890 : naissance en Ardèche dans une famille protestante. Victoria a 12 frères et soeur. Son père est cultivateur et sa mère ouvrière en soie

• 1929 : le Parti Communiste la présente aux élections municipales à Montreuil (93) pour protester contre l'absence de droit de vote des femmes

• 1937 : elle est responsable du Comité Local des Femmes contre la guerre et le fascisme à Méru (60)

• 23 février 1943 : résistante, sous le pseudonyme de "Rose", elle est arrêtée, internée à Beauvais, puis à Amiens, enfin à Compiègne

• 31 janvier 1944 : elle est déportée à Ravensbrück. 

Elle portait le matricule 27 744.

Elle est dans le même convoi que Geneviève de Gaulle Anthonioz et Emilie, la mère de Germaine Tillion qui elle est déjà dans le camp.

Elisabeth de Rothschild les y rejoindra en juin 44 et Marie Claude Vaillant Couturier en août 44.

Quelques noms parmi les 132 000 prisonnières du camp

• 3 février 1944 : le convoi arrive à Ravensbrück après un arrêt à Trêves où la Croix Rouge distribuera un peu de soupe aux 959 prisonnières qui sont presque toutes des résistantes.

• 4 avril 1945 : Victoria meurt gazée, avec 63 compagnes, quelques jours avant la libération du camp par l'armée soviétique

Entre 5 000 et 6 000 femmes y ont été assassinées entre janvier et avril 1945. Y sont d'abord gazées les malades, puis les femmes âgées. Enfin toutes celles dont les nazis voulaient "se débarrasser" juste avant l'arrivée de l'Armée Rouge. Car ils ont emmené les plus "valides", environ 20 000 femmes, dans une marche forcée sur les routes vers le Nord du Mecklembourg.

 N'oublions pas Victoria et les millions de victimes des camps. 

Aux citoyens de se mobiliser afin de faire comprendre, surtout aux jeunes générations, l’histoire des crimes nazis en appelant ici et maintenant à la résistance contre tous les abus de pouvoir, toutes les oppressions et discriminations. Comment des politiciens carriéristes ont adoubé un psychopathe au pouvoir, avec des media à leur botte qui relaient la propagande. Comment ils ont manipulé les populations, désigné une "cible" et justifié une dérive liberticide jusqu'à l'horreur absolue. 

En cette année de libération des camps d'extermination, nous le devons à la mémoire des victimes, qu’ils ne soient pas morts pour rien et que jamais ne reviennent des temps maudits !

A mon arrière grand tante, Victoria Cappe

Claire Verilhac

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