Tableau vivant

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Le bleu se fait azur, se parsème au hasard de quelques formes blanches échevelées.
Vaste ciel.
Dans la partie haute passe la ligne droite d'une flèche d'oiseaux noirs, animée par la lente battue des ailes, dans un commun accord.
Tourne page.
La nuit est pleine de multiples jours, avec leurs questionnements, leurs douleurs, leurs voyages imaginaires, leurs goûts inoubliables qui persistent au matin et seront oubliés dans quelque oubli. Le jour les oiseaux m'appellent, je dois aller ouvrir la fenêtre pour mieux entendre et m'assurer que ce peut être la fauvette à tête noire. Les moineaux du quartier comme dans un chaudron éventré brasillent d'un côté, de l'autre le pressoir du trafic urbain ronfle bruyamment.
Petits pas.

Jérôme Bosch, détail du Jardin des délices

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