Privatisation de l’Etat: Le Libéralisme réinvente la Gabelle et les Octrois.

L'histoire ne repasse pas les plats, même si les menus se ressemblent.

Privatisation de l’Etat: Le Libéralisme réinvente la Gabelle et les Octrois.

L'histoire ne repasse pas les plats, même si les menus se ressemblent.

L’état monarchique finançait ses dépenses alimentaires, par les taxes sur l’indispensable, et par les octrois (péages).

L’augmentation continue du train de vie de ses obligés (la cour) entraînait mécaniquement une augmentation de la prédation, sur ceux qui ne pouvaient y échapper, c’est à dire comme aujourd’hui: Les plus pauvres.

Ils étaient par ailleurs soumis à de multiples taxes locales, chaque potentat, achetait au pouvoir central un droit de prédation privé.



Comment ne pas rapprocher cette situation, avec la situation actuelle, de multiples potentats économiques, locaux ou spécialisés, qui reçoivent de l’état privatisé, le droit d’établir des dépendances, et de les faire payer.

Le tout servant pour partie, à spéculer et à entretenir la nouvelle Cour, nos nouveaux « merveilleux » et nouveaux « incroyables », qui émergent de l’oligarchie d’imbéciles, chargée de nous vendre ce désastre.


C’est cette analogie évidente, qui nourrit le prurit anti-bureaucratique, à l’origine du mouvement des GJ.


Il faudra des années aux révolutionnaires de 89, pour tirer les conclusions de leur propre révolte, accoucher du socialisme et de l’anarchisme.

Le premier, imperméable à toute critique de l’autonomie des superstructures idéologiques, s’est rapidement vautré dans ce qu’il dénonçait, le deuxième a totalement surestimé la force de conviction de la chimie, ouvrant un boulevard à la répression et à la calomnie.

Sans être exagérément optimiste, on peut constater que ces deux écueils sont pour l’instant évités par les GJ, qui refusent toute représentation, et pour l’instant, malgré l’intense suggestion gouvernementale, toute riposte armée proportionnelle à ce qu’ils subissent.


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