Et après le Covid quoi ?

La loi de l’escalade s’impose à tous les manipulateurs, mais ils doivent pouvoir suggérer l’idée que eux seuls, sont capables de garder le contrôle des terreurs qu’ils proposent.

Force nous est constater, matin après matin, que l’écrasante majorité d’entre nous est toujours en vie, et guère plus malade qu’hier.

Et c’est assez surprenant, vue l’évolution de cette maladie qui chaque jour, selon l’avis éclairé de la quasi totalité des diseurs de monde, dépasse en horreur ce qu’elle était la veille.

Dans la hiérarchie des terreurs bureaucratiquement conseillées, la pandémie avait surclassé le Réchauffement Climatique et le terrorisme, uniquement par ce qu’il était possible d’afficher un bilan quotidien et régulier des pertes, et pas seulement des menaces d'apocalypse pour plus tard.

Mais on s’habitue à tout, et l’intensité dramatique s’épuise avec la répétition, surtout quand les chiffres peinent à décoller, et que l’accès à l’héritage permet de consoler en partie, l’immense douleur des orphelins pleins de projets inassouvis.

On a un moment cru, que l’évocation de « variants », allait pouvoir relancer l’angoisse, mais peine perdue, l’âge moyen critique ne baisse pas, malgré les promesses, et on constate une franche baisse tendancielle du taux de terreur induite, malgré l’augmentation des budgets consacrés à sa promotion.

Le prix de la minute de publicité à l’heure des bilans du soir sur COVID Info, s’effondre.

Pire encore, le rajout de 2 ou 3 °, aux prévisions de désastre climatique à 20 ans, n’impressionne que ceux qui l’étaient déjà.

La tentation de revenir à des versions de terreurs plus classiques et plus éprouvées se profile, et s’impose peu à peu. 

Une nouvelle « guerre froide », ça serait pas mal, mais c’est devenu très compliqué, avec la grande unification idéologique, la vilainitude absolue est très difficile à définir, sauf peut-être en termes sociétaux, et encore.

Il n’y a guère que la Russie pour accepter de jouer le rôle d’ennemi héréditaire, mais comment se passer de leurs milliardaires, de leurs trafiquants d'armes, et incidemment de leur gaz et pétrole ?

La Chine c’est tentant, mais  exclu, réduire les échanges avec elle, reviendrait se passer d’à peu près tout ce que nous considérons comme indispensable.

Pour l’instant on s’expulse mutuellement plein de « diplomates », mais comme ils ne servent à rien, dans un monde ou les Cartels discutent entre eux sans intermédiaires pseudo-politiques, ça ne change pas grand chose.

Non, définitivement, un virus c’est mieux.

Nos maîtres espèrent une mutation sérieuse, qui transformerait ce truc en vrai tueur de masse.

Selon les situations électorales locales, ce besoin s’exprime avec plus ou moins d’impatience.

Quand on est en fin de mandat, on a forcément peur que cette mutation vienne trop tard, et profite au successeur.

Le monde bureaucratique est profondément injuste, souvent les mensonges et les saloperies de l’un, profitent au suivant, qui va s’en vanter alors qu’il n’y est pour rien.

Tenez, un simple exemple: On attribue à Hitler le redressement de l’Economie Allemande et la construction d’autoroutes.
Et bien c’est presque totalement faux, avant le gigantesque hold up sur les biens des pourchassés, c’est Weimar qui a redressé la situation avec des prêts US, et a commencé les chantiers.

Si Lepen avait un cerveau, elle considérerait les actes de ce « gouvernement », comme un bon début.

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