La fiscalité capitaliste et la Guerre

La privatisation des Etats, entraîne mécaniquement une refonte de la fiscalité, la manne fiscale devenant principalement la tirelire des Cartels Industriels et Financiers qui en sont les usufruitiers.

L’impôt négatif à travers la pluie de milliards imaginaires qui arrosé les entreprises, et qui seront bientôt fiscalisés, change la donne.


La  gauche professionnelle, issue de la Social Démocratie, dans ses versions plus ou moins radicales, du PS au NPA,  a toujours revendiqué l’impôt comme mode central de correction des inégalités.

C’était évidemment logique, puisqu’il était question de se servir de l’Etat, pour conduire progressivement au « socialisme », et qu’en attendant …

On a beaucoup attendu, et ces ambitions ont progressivement disparu, mais l’outil Etat, lui, a survécu à ces illusions et c’est même renforcé.
Le Principe Bureaucratique a gagné comme toujours, et l’outil a façonné les ambitions de ceux qui se vantaient de pouvoir l’utiliser.

On peut lire le Capitalisme à travers de multiples filtres, mais celui de la fiscalité est un des plus transparents.

Schématiquement, on peut distinguer 4 cibles de prélèvements:

- Les bas revenus sont très peu ou pas du tout taxés directement, mais à l’inverse beaucoup indirectement par la TVA.

- Les revenus « moyens » sont très taxés directement, et indirectement.

- Les « hauts revenus », sont très peu taxés.

- Les très hauts revenus ne le sont pas du tout, et qui au contraire, sont massivement subventionnés, par la rente impérialiste, ou les passe droits.


L’impôt a une fonction visible, de récupération et retour vers les entreprises, de la plus value cédée dans les revenus salariaux, et un rôle tout aussi important de fabrication du consentement et du dissentiment conseillé.

Les « pauvres » ont du mal à s’apercevoir qu’ils sont les plus taxés par la flat tax TVA, et se félicitent de ne pas payer d’impôts directs, « avantage » qu’ils identifient assez comiquement comme « de gauche ».

Les moyens s’estiment à juste titre surtaxés, mais en attribuent la responsabilité aux pauvres, qu’on leur désigne comme des « profiteurs ».

Ce sont les oscillations électorale de cette catégorie, qui déterminent la latéralité des majorités électorales.
Les riches défendent leur position, qu’ils estiment légitime, en regard de leur rôle de contre-maître.
Les très riches rient du comique de la situation (c’est drôle non ?), et encaissent imperturbablement (« pourvou que ça doure »), très peu de risques, leurs larbins politiciens seront les fusibles éventuels, d’une mauvaise fortune sociale.


La dette fabuleuse, qui résulte de la transformation de courants d’air, en milliards saupoudrés sur les entreprises, et maintenant dus par les «contribuables »,  est la version « libérale » d’une fiscalité de guerre.

Elle a les mêmes fonctions de décimation des obsolètes, et de renforcement des plus forts.

Offrez des dettes à une entreprise sous capitalisée, et vous l’achèverez à coup sur.

Alors qu’une entreprise avec une trésorerie saine, ne s’en servira pas ou s’en servira de levier.

Et bien sur cette opération, permet de stopper temporairement l’effondrement du système financier, qui était submergé de valeurs imaginaires, qui deviennent en partie réelles avec cette opération.


Nous avons donc évité temporairement la guerre.

Guerre ne veut pas dire la même chose, pour ceux qui reçoivent les bombes et pour ceux qui les vendent.

L’Economie a besoin de la guerre.

Elle lui est indispensable, quand se conjuguent deux facteurs:
Quand des mutations technologiques rendent  sous -productifs, les capitaux immobilisés dans des techniques obsolètes.

Quand, le développement des anciennes technologies, c’est accompagné d’un développement de la contestation sociale de leur règne, qui peut nuire à un renouvèlement apaisé des bouffons politiciens.

La première condition était là, mais pas la deuxième.

Pour l’accompagnement idéologique de cette opération, l’utilisation de la Pandémie, a avantageusement suppléé aux manques du réchauffement climatique.

Le terrorisme d’Etat sanitaire, a été infiniment plus efficace que le Terrorisme d’Etat écologiste, une fusion des deux devient d’ailleurs une évidence politique visible.

L’état de guerre sans guerre entre les Etats, est une solution sans avenir.

Par l’augmentation de leur Capital des Etats privatisés, cherchent à renforcer leurs entreprises actionnaires, mais en Economie, si quelqu’un gagne, c’est d’autres perdent, le véritable renforcement ne peut passer que par la destruction de leurs concurrentes.

Les mécanismes financiers internes aux sphères d’influence bureaucratiques « nationales », ne peuvent suffire pour détruire les plus faibles, même si la BCE, filiale de la FED, fait tout pour ça.

Une réaction plus traditionnelle, plus bruyante, accompagnée d’images en vert sur les écrans de TV, et suivie d’un pillage en règle d’un pays, semble une évidence à court terme.

Reste à trouver l’Etat voyou le plus approprié.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.