Y a-t-il a une façon, « de gauche », de gérer  3000 mds de dette d’Etat ?

Cette dette achève, et veut rendre irréversible,  le patient processus de privatisation de l’Etat commencé avec Mitterrand, et continué méthodiquement par tous ses successeurs et/ou émules.

L’homme des banques, est venu au pouvoir, pour terminer un long processus de destruction de ce qui a été ébauché en 1945 et  s’est terminé en 1982.

Le programme du CNR était un programme fondamentalement Social Démocrate, visant a créer un équilibre entre l’Etat et l’Economie.

Il a fonctionné par ce que l’industrie française était en ruine, ou accusée de collaboration active, et qu’elle ne pouvait s’y opposer.

Sur cette base, la droite y a vu une opportunité de collaboration de classe, le PC se prononçant « pour la reconstruction »  (du Capitalisme) , et les forces de gauche y ont vu une opportunité, pour avancer un programme de collectivisation du minimum.

Les deux avaient parfaitement raison.

Mais ce genre de confusion ne pouvait durer bien longtemps, et les bureaucraties économiques ont très vite cherché à reprendre le contrôle de l’Etat, et incidemment de la Banque Centrale et de la Monnaie.
Et une fois ce travail accompli, le travail de sape à pu commencer, au PS on a appelé ça « changer la vie ».

Le tournant visible, pour nous, c’est la décennie 80, avec des stratégies différentes suivant les Etats, et l’appui de plus en plus lourd de l’Europe.

La France, qui pour des raisons historiques locales, ne pouvait confier ce travail de liquidation qu’à la « gauche », a pris beaucoup de retard par rapport à la GB, l’Allemagne ou l’Italie.

Il a fallu attendre presque 40 ans après Mitterrand, pour que la curée définitive commence, s’appuyant sur la sidération provoquée par les apocalypses sanitaires et climatiques, orchestrées et mises en musique avec tonitruance,  par les Gentils Organisateurs de la passivité fébrile, et les nouveaux postulants au rôle de Kapo du Capitalisme.


L’élection pestilentielle qui vient, nous permet de constater jusqu’à quelle extrémité les politiciens,  sont capables d’aller, dans la foutaise, le  mensonge,  ou la saloperie.


On y parlera donc de tout, sauf de notre sort futur.

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