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Billet de blog 15 janv. 2022

Le désastre qui vient.

Quand le politicien ou l’apprenti bureaucrate ambitieux, montre un désastre, le sage regarde ailleurs pour voir ce qu’on voulait lui cacher.

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Depuis la fin des idéologies, on ne peut plus ambitionner d’échapper au travail ou à son absence, et espérer buller au Parlement pour 5 ans, qu’en s’auto-proclamant spécialiste d’une catastrophe et en promettant d’en protéger le monde.
C’est l’écologisme d’Etat qui a inventé cette recette, en nous proposant de multiples apocalypses ces 30 dernières années, dont seule la dernière en date a connu un vrai succès.

Ils ont juste eu, tactiquement, raison trop tôt, les populations croyant encore avoir quelque chose de l’ordre de leur situation économique et sociale à défendre.

Le Libéralisme ayant réussi à réduire ce genre d’ambition à néant, leur méthode d’Agit Prop, est devenue incontournable et la seule possible.

Aujourd’hui, la terreur climatique est utilisée par presque tout le monde, et sert de toile de fond, à une gigantesque opération de restauration des marges bénéficiaires de l’industrie et du commerce.

Le revers de la médaille, c’est que son succès, et son adoption comme exigence de soumission,  par la quasi totalité des politiciens,  l’a rendue à peu près inutilisable, par la bureaucratie spécialisée, qui l’a mise en avant.

Comme tout le monde fait semblant d’y croire, on ne peut plus se présenter comme l’unique spécialiste indispensable, il faut être multi-terreurs pour élargir sa zone de chalandise politique.

Heureusement, un virus est venu au secours des bureaucraties à la ramasse, pour leur fournir un autre motif de coercition.

Ça n’est pas le premier, après plusieurs essais, ils ont enfin trouvé le bon.

Cette pandémie a permis de parer au plus urgent: Sauver l’industrie de fabrication de milliards imaginaires, qui tournait à plein depuis les années Thatcher-reagan-Mitterrand, et qui était au bord de l’explosion.

Les Etat Pfizérisés, ont massivement emprunté du fric imaginaire, à la machine folle,  fric qui est de facto devenu réel, puisque désormais nous le devons.

Dans le monde merveilleux du Libéralisme d’Etat, le gagnant, c’est celui qui meurt en dernier, alors tous les « Etats », ont massivement emprunté et massivement distribué le butin à leurs affidés.
Chaque Etat espérant qu'un plus petit ne survivrait pas à ce traitement, et pourrait être livré au pillage, comme le fut la Grece.

On se retrouve aujourd’hui avec une économie florissante, un PIB qui croit, et une activité de production réelle dérisoire. 

Ils ont tout simplement exporté les recettes de fonctionnement de l’économie imaginaire, dans l’économie réelle.

Combien de temps tout ça peut-il durer ?

Et combien de temps la classe politique va-t-elle pouvoir continuer sa course à la gamelle, sans tenir le moindre compte de la situation réelle du pays ?

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