Abolition de l’ENA, enfin …

Le réalisme reprend enfin ses droits, les Etats privatisés ne sont plus gouvernés, ils sont gérés, cette école de cadres devait évoluer. Dès cette année son nom va changer, et pour des raisons d’économie (il faudra juste repiquer les imprimés existants), elle sera baptisée ENAD.

Pour marquer ce nouveau départ, trois noms ont été proposés pour la promotion 2021, de l’Ecole Nationale d’Administration du Désastre :

Promotion José Bové,
Promotion Albert Bourla (PDG de PFIZER)
Promotion Al Baghdadi (le déjà regretté Emir de Daesh)

C’est bien évidemment, un clin d’œil à la tradition, qui recommandait que les noms de ces promotions rendent hommage, à des élites méritantes ayant beaucoup fait pour la défense de notre monde.

L’Ecologisme d’Etat, le Pandémisme d’Etat et le Terrorisme d’Etat, méritaient d’être récompensés.

D’autant plus qu’on a encore perdu au foot, que nos tennismen sont des brêles, et que le Tour de France … Bon… Passons.


En effet, comment obtenir une passivité suffisante, devant l’accélération des oukases des Cartels, sans organiser la sidération ou la panique ?


Le travail est immense, fin de la protection sociale collectivisée, disparition des retraites, fin de l'indemnisation du chômage, et surtout masquage de la dégradation rapide de la situation sanitaire des populations.
Comment éviter la prise de conscience du désastre en cours, sans en proposer d’autres bureaucratiquement utilisables ?
40 ans de catastrophisme écologiste, et 40 ans de montée "politique" de l'Ecologisme d'Etat, il fallait tirer les leçons de ce succès.

Il fallait prendre la mesure des enjeux, les calembredaines proposées par les réseaux dit « sociaux »,  les antiennes de diversions, la réécriture de l’histoire, tout ça c’était du bricolage.

Pour éviter une gilet jaunisation chronique, il fallait impérativement prouver qu’ailleurs, c’était pire, et chez nous mieux, grâce aux efforts de nos maîtres.


Si tout se passe bien, avec tout ça, on doit pouvoir meubler les espaces entre deux attentats, avec une nouvelle vague épidémique (si ça veut rire, foutu virus, difficile de compter sur lui à 100% malgré les nouvelles versions),  ou si le temps le permet, une canicule ou son inverse.

Avec un taux de participation électorale tombé à 30 ou 35% il était temps que la classe politique s’unisse et réagisse.

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