Des Gilets Jaunes au Giletjaunisme.

"Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs ». Les municipales approchent et le gisement électoral en friche des GJ, attire toutes les convoitises.

Des Gilets Jaunes au Giletjaunisme.
"Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs ».

Les municipales approchent et le gisement électoral en friche des GJ, attire toutes les convoitises.

 

Depuis que le danger semble passé: Les rares Radars restants ne brulent plus, les péages d’autoroute fonctionnent, et les black blocs bloquent, ceux qui se croient de  gauche, comme ceux qui n’ont pas honte de se dire de droite, sont pris d’une admiration sans borne pour les Gilets Jaunes.
Pas vraiment, à cause des proclamations hétéroclites qui leur sont attribuées, collectées par des micros de circonstance, mais bien évidemment par l’invraisemblable, et incompréhensible mobilisation qu’ils ont suscité.
La politicaillerie salive devant les mobilisations, presque autant qu’un libéral devant le patrimoine immobilier d’une entreprise publique, ou la cagnotte des caisses de retraite.

S’il fallait des preuves que ce mouvement a été révolutionnaire, on en trouverait dans la sidération et l’incompréhension des professionnels de l’agitation contrôlée, et par  l’indifférence totale générée par leurs exégèses ridicules, répétées à chaque fois que c'est possible, partout ou c'est possible, au cas ou on finirait par y croire .
D’ordinaire, la transformation d’une insurrection, en Histoire, c’est à dire en évènement bureaucratiquement utilisable, prend tout au plus quelques semaines.
Et quand il est impossible de travestir suffisamment, on fabrique l’amnésie.
Là, au bout d‘un an, personne n’a encore été foutu, de fabriquer un scénario avec suffisamment de morceaux de cette accumulation de merveilles et de trucs incohérents, pour faire du didactique inoffensif.
Le gauchisme a vécu une dizaine d’années, sur les mensonges admiratifs, qu’il a pu proférer sur 68, avant de s’effondrer sous le poids de sa totale inaptitude à en fabriquer une réplique.
Pour être juste, la tache très compliquée. Pas à la portée des professionnels des médias ou des universitaires actuels.
On sait bien que 40 ans de contre révolution culturelle, ont causé des dégâts irréversibles, mais surtout, il s’agit de réussir à utiliser un mouvement radicalement antiparlementaire, pour les besoins électoraux de gens qu’il a conspué pendant un an.
Bon.
Nous ne sommes, « que », sur Médiapart, un lieu ou le sociétal fait des ravages, et ou le débat portant sur la nécessité ou non, de condamner, au bûcher un demi-dieu sur le retour, et de mettre ses production à l’Index, à cause de frasques commises il y a 40 ans, est plus  important, que le pillage permanent des caisses publiques, et la destruction de notre système social.

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