Islamo-gauchisme, Médiapart en maître des chasses aux queues de lézard.

Pour occuper le temps de cerveau disponible entre deux concours de mensonges, les bureaucraties ont généralisé une technique d’auto défense, dite « technique de la queue de lézard ».

En temps normal, la fabrication des antiennes de diversions et des calembredaines structurantes, est confiée aux ONG-G qui alimentent les « réseaux sociaux ».

Des médias spécialisés, comme Médiapart, sont chargés de trier et de mettre en avant, les plus bureaucratiquement utilisables de ces créations.

Mais ce système, qui a progressivement remplacé les agences de presse, trop visiblement directement liées aux services d’Agit Prop gouvernementaux, laisse encore trop de place, aux indépendants de talent, qui parfois arrivent à répandre et commercialiser des créations non désirées.

L’actuelle gestion par la terreur sanitaire, par exemple, peut souffrir de calembredaines non opportunes, par ce que produites à contre temps, par ce système en partie ubérisé.

L’organisation de l’alternance de phases de terreur puis de soulagement, ne peut pas être confiée à des amateurs.

Quand il est très difficile de bloquer totalement une calembredaine virale, la contre-mesure de la « queue du lézard » est utilisée.

Une bureaucratie qui a besoin de calme sur l’essentiel, notamment à l’approche d’une élection, sacrifie un de ses deuxièmes canifs, et le livre à l’opprobre des conscientisés de frais, en lui confiant la mission de pondre une énormité, ou en dénonçant un de ses comportements passés honteux.

Mais cette énormité, doit être méticuleusement préparée.

Le cas de la dénonciation de l’Islamo-Gauchisme », par exemple est un chef d’œuvre d’ingénierie propagandiste.

On peine même à voir tous les bénéfices, pour la macronie, de cette déclaration.

Son succès est évident. 
Des tas de gens ont enfin réussi à s’auto-qualifier de « gauchistes » contre toute évidence politique et sociologique, et même à se trouver des « points communs » de nature tribale, alors qu’ils  sont farouchement concurrents pour le partage des miettes du butin capitaliste.

La défense ou même la simple complaisance, envers une des plus ouvertement rétrogrades des superstitions, est devenue un brevet de « gauchisme », et d’appartenance au clan des « gens biens ».

Les initiateurs de cette farce, pourtant en première ligne dans le soutien militaire et économique massif, des pires de la collection, ont réussi à trouver un truc, qui leur attire la sympathie des racistes, et verrouille leur opposition dans la défense de l’indéfendable.

Et le tout sans perdre une voix aux élections, les boucs émissaires de l’opération, ne votant que très rarement, et un simple léger désaveu, ou une prise de distance au moment opportun, sera suffisant pour ramener les indignés du moment,  au vote pour le moins pire au deuxième tour.


Dans quelques années Sciences-Po se servira de cette manœuvre, comme un exemple, de fabrique et de gestion du dissentiment productif.

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