Gouverner c’est divertir.

Avec la privatisation de l’Etat, la « chose publique » est réduite à un travail d’animation. Il ne s’agit plus que de présenter aux populations, de la manière la plus positive possible,  les oukases des Cartels industriels, et d’accompagner les désastres successifs.

Gouverner c’est divertir.

Avec la privatisation de l’Etat, la « chose publique » est réduite à un travail d’animation.
Il ne s’agit plus que de présenter aux populations, de la manière la plus positive possible,  les oukases des Cartels industriels, et d’accompagner les désastres successifs.

Du Libéralisme d’Etat, au Capitalisme d’Etat, les formes d’organisation pseudo politiques, de la soumission du plus grand nombre aux oukases du Totalitarisme Economique, sont apparement différentes, même si cette différence se réduit de semaines en semaines.
Néanmoins, on constate la persistance de l’utilisation des « parlements », pour maintenir la fiction d’une gestion « politique » des populations.
Les conditions de désignation des membres de ces « parlements », par les Cartels Industriels,  diffèrent selon les coutumes locales, le Libéralisme d’Etat se payant même le luxe de s’offrir de pseudos « oppositions » aplaventristes, pour élargir la couverture électorale.
Quel que soit l’archétype général proposé, ces « parlements » ne décidant de rien, il est assez inutile d’en poursuivre la description.

Pour des questions de simplification bien compréhensibles, le Dualisme est toujours utilisé, pour invoquer une séparation infranchissable entre les deux archétypes, malgré l’évidence de leur profonde communauté d’intérêts et d’objectifs.
On ne change pas une escroquerie qui rapporte, ça fait plus d’un siècle que ça fonctionne comme ça, il faut juste choisir le bon contraire absolu, et monter en mayonnaise les différences de détail, pour masquer les profondes similitudes.

Ce principe de division générale, et de pseudos antagonisme fédérateur, est bien sur utilisé aussi à l’intérieur même des ensembles locaux.
La fabrique du consentement global, passe par la fabrique de dissentiments particuliers.
Cette technique de morcellement du corps social en camps de supporters opposés, est même devenue l’activité principale de Think tanks, gouvernementaux, para gouvernementaux  ou Ubérisés, elle explose sur les réseaux « sociaux », et ses meilleures productions sont sélectionnées par les « médias ».

Les bureaucraties, économiques, politiques ou culturelles, sont bien incapables de fournir suffisamment d’antiennes qui fonctionnent, pour assurer un chaos idéologique suffisant.
Mais elles font ce qu’elles peuvent, il est vital pour elles de concentrer les critiques les plus virulentes sur les terrains qu’elles ont elles mêmes choisi.

Il est presque impossible d’ignorer totalement ce jeu, mais impératif de le ramener à sa seule et unique fonction: Amuser la galerie.

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