Une seule gauche nous manque et tout est dépeuplé.

Faire passer pour des « politiciens », les postulants aux rôles de bouffons, des Etats privatisés, devient très compliqué.

Hormis chez quelques supporters inconditionnels, il devient de plus ces plus visible, qu’aucun des clubs qui postulent  à une meilleure place dans la file d’attente vers la gamelle, n’a la moindre chance de changer réellement l’ordre établi, par les Cartels usufruitiers de l’Etat.

Et leur problème majeur, c’est que ça se voit.


Il est important de comprendre pourquoi, la forme partidaire, à perdu toute prise sur le cours des choses.

Et il faut pour ça revenir à un minimum de matérialisme, et admettre ce qu’on préfère oublier, c’est à dire  qu’il n’existe pas d’expression politique, qui ne soit la forme séculière d’expression d’un groupe socio-économique.

Et si la structuration socio-économique disparaît, les organisations sensées être leur outil, ne peuvent que se structurer, ou survivre qu’autour de liens purement bureaucratiques.

Cette désagrégation vaut pour ce qui nous sert de « gauche », tout autant que pour ce qui nous sert de droite.

C’est le bouleversement des rapports de forces, entre les différentes formes de prédation économique, qui entraîne le bouleversement de leurs structures, de représentation et/ou de contestation politique.

Le Capitalisme de Prédation a gagné , par KO, son match contre le vieux Capitalisme de Production, et toutes les infrastructures pseudo-politiques, qui assuraient la passivité du plus grand nombre face à ce dernier, sont en train de sombrer, avec le vaincu.

Syndicats, partis ou groupes de pression, « de gauche », tous les dealers de patience digne, dont l’occupation consistait à négocier  les miettes du butin, et à nous vendre les faux espoirs permettant aux exploités de vieillir dans le calme, n’ont plus que les faux espoirs à proposer.

Le Capitalisme de Prédation, n’a que faire de ces supplétifs là.

Et pas grand chose non plus de leurs confrères de droite, qui promettaient la « Liberté », puisque la liberté eux, ils nous la vendent, à travers les argumentaires de  tous leurs produits.

Pire encore, avec l’aide de la pandémie, une caste de menteurs spécialisés dans la santé, a balayé les castes de menteurs spécialisés, dans le « niveau de vie », ou le « climat ».

Bien sur, ça pédale pour suivre, on continue de vous promettre de vous protéger de la misère, de la calcination, ou du terrorisme, mais le cœur n’y est plus.

La montée en puissance des Cartels qui font dans le virtuel, la communication et/ou la finance sans entrave, n’a pas encore généré suffisamment de Gentils Organisateurs du désastre.

On voit bien que c’est chez les politiciens « écolos » que se trouve l’avenir du mensonge « politique », mais la mue est compliquée, du fait même de la difficulté à nier l’horizontalité du mensonge, qui est commun aux anciennes structures, de droite, comme « de gauche ».

En France il faut du Vertical, c’est une tradition.

A noter, la singularité du Parti des Imbéciles, le RN, qui croit encore qu’il existe suffisamment de demeurés pervers, chez les patrons du capitalisme moribond, pour qu’il obtienne un soutien en dehors des banques mafieuses Russes.

La fonction crée l’organe, le besoin crée le parti.

Mais comment créer un parti, qui nous promettrait, de manière réaliste, de monter une mayonnaise comestible, avec la multitude de calembredaines structurantes, que produisent les réseaux « sociaux «  ?

Il est impossible de proposer une hiérarchie des calembredaines sans se faire houspiller par les défenseurs spécialisés.

Et malheureusement, très peu de gens ont la chance de cumuler toutes les différentes ostracisations et injustices intolérables .
L’émiettement  partisan est obligatoire.
 Sammy Davis jr, noir, juif et borgne (aux USA) aurait eu sa chance, mais aujourd’hui 3 boulets, ça n’est pas assez, et quel multi-discriminé, à sa chance, sui generis,  et peut envisager une carrière, en dehors du NPA ?

Les bonnes volontés, et les propositions constructives ne manquent pas, feuilleter le Club suffit pour s’en convaincre, mais c’est encore très peu structuré.

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