Centrafrique: Archange Touadera, a-t-il peur de Michel Amine ?

LA RCA MINÉE PAR DES REBELLIONS INCESSANTES QUE LE PRÉSIDENT TOUADERA N’ARRIVE PAS À ENDIGUER ET PREND LE TEMPS ET LE MALIN PLAISIR DE S’EN PRENDRE A AMINE MICHEL PRESIDENT DE L’UNDP (L’UNION NATIONALE POUR LA DÉMOCRATIE ET LE PROGRÈS). A-T-IL PEUR DE SON ADVERSAIRE POLITIQUE ?

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Les prochaines élections présidentielles en RDC sont encore loin, mais dans la politique on affute ses armes dès qu’on a les manettes du pouvoir en pensant déjà aux prochaines échéances électorales.  D’ailleurs, dans cette logique que la Centrafrique n’a pas décollée depuis l’arrivée de l’Archange Touadera aux commandes de la Nation Centrafricaine qui ressemblerait à un champ de bataille, plus un champ de ruine où, les rebelles de tous poils prennent le dessus sur la République et font leur loi.

Le pays fait encore face à une situation d’urgence sanitaire chronique. La crise politique et les violences ont aggravé la pénurie de services de santé et 72% des structures de santé ont été endommagées ou détruites par les violences et pillages. A l’heure actuelle, la grande majorité des structures de santé publique dépendent du soutien des organisations humanitaires et confessionnelles.

 En septembre 2017, 600 000 personnes étaient encore déplacées en CentrafriqueA cela s’ajoutaient les 500 000 réfugiés centrafricains qui ont fui vers les pays limitrophes, principalement au Cameroun, au Tchad et en RDC. Depuis la fin de l’année 2016, les affrontements entre groupes armés et les exactions contre les civils prennent à nouveau une ampleur inédite depuis la période de violence extrême de 2013 et 2014.

Les répercussions sont telles que, le gouvernement en place n’arrive pas à collecter les deniers pour renflouer les caisses de l’Etat particulièrement vides. Touadera l’homme qui portait en lui tout un espoir, se retrouver à gérer que 2 préfectures sur les 16 que ce pays en délinquance  compte. Les groupes armés se donnent à coeur joie et sont devenus les faiseurs des rois, pillant par la même occasion les richesses naturelles qui devraient servir à relancer l’économie moribonde d’un pays partitionné.

Que fait-il ce président élu  » démocratiquement  » pour assurer la paix, la concorde nationale et sa souveraineté ?

Amine Michel que chacun se souvient a été évincé de la course à la dernière élection présidentielle, pour permettre à ceux qui ont eu, l’appui de la président de Transition, Madame Samba PANZA, qui dira dernièrement, sans ambages,  lors d’un incident survenu à l’aéroport « Mpoko », comment a-t-elle fait pour faire passer son candidat (faire élire) qui aujourd’hui est au palais présidentielle à Bangui..(ndlr). Stupéfaction dans la salle d’attente présidentielle !!! 

Aujourd’hui discrètement, dans sa quête vers une Centrafrique pacifiée et réconciliée, Michel AMINE, est la cible de ceux qui se vautrent dans leur ventripotence au pouvoir sans se soucier de la population profondément clochardisée, et paradoxalement, ce vaillant fils du pays s’attire des problèmes de ceux qui voient en lui, l’adversaire redoutable de ce régime aux abois. Décidément et indéniablement, le Président Touadera s’est mal entouré avec ses conseillers ethno-tribaux qui sont un réel boulet pour lui, avec ce qui se passe au sein du gouvernement, qui ressemblerait à un conglomérat d’incapables.

Faustin Archange Touadera est-il réellement à l’origine des ennuis de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès(UNDP) de Michel Amine ?

A première vue NON,  car Touadera et Amine se connaissent bien, auraient d’excellentes relations fraternelles et seraient mêmes proches.

L’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), est un jeune parti politique dont le leader Michel Amine a fait l’objet de traque permanente conduisant à l’invalidation de sa candidature sous le régime de la transition de Catherine Samba Panza (sic). 

Après l’organisation des élections démocratiques, les résultats ont donné Faustin Archange Touadera élu président de la République et l’UNDP de Michel Amine devançant les autres partis politiques traditionnels a raflé 14 sièges. A l’Assemblée Nationale, c’est bien ce parti politique qui est indiscutablement la première force politique du pays.

Or, depuis l’accession de Touadera au pouvoir, Amine Michel s’est terré en France dans le  silence, dans une grande réflexion, comme si l’homme ne voulait nullement gêner le président Touadera qu’il connait bien et à qui il aurait rendu de nombreux services.

Cependant, l’UNDP et ses militants font l’objet d’une marginalisation  par le même pouvoir de Touadera .

Cette percée de ce jeune parti aurait fait des jaloux dans les rangs des politiciens vereux et dans le cercle du pouvoir.

Touadera et son gouvernement dirigé par Sarandji, à la lumière de ce qui se passe, sont-ils à la manœuvre pour briser l’élan de ce jeune parti et son leader ? Cette interrogation se justifie sur ce qui se passe réellement au sein de l’Assemblée Nationale et autours de ses militants.

L’UNDP, malgré son poids politique est aujourd’hui dans la tourmente avec le déclenchement d’une crise larvée entre les militants, traduite par les trahisons, les exclusions, les divisions dont Touadera, et son conglomérat d’irresponsables, seraient les véritables instigateurs, selon les ouï-dire banguissois, facilement vérifiable. Sachez que Bangui, fait seulement 4 km2, un petit village que tout se sait…

Rappel de certains faits aussi troublants.

Un de ces hauts cadres de ce parti (sic), en occurrence Gaby Francky LEFFA a été débauché et bombardé Ministre de l’urbanisme et de l’habitat au grand dam de Michel Amine. Immédiatement, le Koudoufariste LEFFA a été exclu du parti et est devenu l’homme de main de son beau-frère Mathieu Simplice Sarandji, actuel Premier Ministre.

Ensuite, les parlementaires élus sous la bannière du parti ont été débauchés contre des sommes sonnantes et trébuchantes au profit du pouvoir( Touadera et Méckassoua).

Le président du groupe parlementaire UNDP YANGANA-YAHOTE versatile me dit-on, outrepassant ses prérogatives aurait signé un accord parlementaire avec le groupe cœur uni à l’insu du président du parti, Amine Michel.

Cet accord politique mort-né n’a jamais bénéficié aux militants et militantes de l’UNDP encore des députés du parti qui s’abreuvent chaque jour de l’espoir et aujourd’hui se mordent les doigts de par leur immaturité politique que le Président Touadera a largement bénéficié de leur sollicitude à des fins politiciennes.

Enfin, Faustin Archange Touadera, a récemment encore fragilisé l’UNDP en contournant les propositions des ministrables faites par Amine Michel, débauchant Mme Ginette AMARA, cadre du parti pour la bombardé ministre de la recherche scientifique, un autre portefeuille honorifique.

Comment comprendre que des rebelles sont entrés en surnombre au gouvernement alors que l’UNDP, la première force politique du pays n’ a même pas un représentant au sein de ce nouveau gouvernement Titanic ?

MICHEL AMINE

MICHEL AMINE,  président du parti  » UNDP »

 

Pourquoi Touadera veut il absolument enterrer l’UNDP de Michel Amine ?

Selon nos analyses, le malheur de l’UNDP est d’avoir un leader populaire, un potentiel adversaire en 2021 à l’actuel locataire du Palais présidentiel, Faustin Archange Touadera. Il aurait peur de cette popularité, en étouffant dans l’oeuf ses ambitions électoralistes ce parti, afin de mieux le déstabiliser et faciliter sa réélection en 2021.

En politique les faits sont toujours têtus. Lorsqu’un groupe de partis politiques de la majorité présidentielle comme le PATRIE, la CRPS et le RPR ont claqué la porte, Touadera et son équipe tendaient l’oreille et s’inquiétaient de la position de l’UNDP.

Le président Touadera dans sa paranoïa presque maladive, croit voir partout l’ombre de Michel Amine, le battre dans les urnes lors des prochaines présidentielles. Son entourage en est totalement persuadé : « Amine Michel est un adversaire sérieux pour 2021« , rapportent ses proches soutiens, inquiets à juste titre au regard de la situation qui prévaut en RCA. C’est un chèque en blanc que le peuple signera sans conteste à celui incarne le vrai changement. 

On connait les délires du Président Michel Amine avec la présidente de Transition, Madame Samba PANZA, et Touadera dans sa logique machiavélique, aurait concocté quelque chose in fine d’empêcher ce fils du pays d’être candidat aux prochaines élections présidentielle de 2021.

Méthodiquement, le leader de l’UNDP fait l’objet d’un sevrage individuel avec une utilisation systématique de leviers variés : surveillance des déplacements, tentatives de blocages de ses avoirs, découragement de ses militants, achats de conscience etc.

L’acharnement politique au sommet de l’État contre Amine Michel et ses militants semble être devenu une manie, au point que le premier ministre Sarandji aurait juré selon des sources dignes de foi de neutraliser systématiquement tous les fidèles du Président Amine Michel et soutenant publiquement qu’aucun militant de son parti ne sera nommé au sein de l’administration étatique. 

Ce qui se passe à l’heure actuelle en Centrafrique est inquiétant. Ce qui s’y prépare est cauchemardesque.

Il y a une politique systématique qui est envisagée pour se débarrasser d’une composante importante de la politique nationale, à savoir l’UNDP, première force politique du pays et plusieurs observateurs croient savoir qu’ avec ce nombre de parlementaire, le fauteuil de premier ministre devrait logiquement revenir à Michel Amine.

Dans un tel pays, comment la frustration ne puisse pas conduire à la lutte armée ?

N’est-ce pas une manière de pousser Monsieur Amine Michel qui est pacifique éclairé vers, le sport préféré des politiciens centrafricains, la rébellion armée ? Comme disait d’ailleurs, le réalisateur camerounais Emery Noudjiep, la Centrafrique  est « l’industrie de la rébellion » …Dans sa vision politique, Michel Amine, semble résolument choisi, le chemin des urnes qui légitime un élu face à la population…

La violence endémique en politique, en Centrafrique est une pratique courante encrée dans les mœurs depuis des décennies, du premier président Le premier président, David Dacko à celui qui est au pouvoir, plus 16 coups états (manqués ou réussis ) ont été perpétré dans ce pays. Au sommet de l’Etat comme dans les arrière-cuisines des partis, on ne compte plus les complots, les assassinats en règle ou les soutiens aux groupes armés qui occupent le pays avec comme conséquence, une grave crise humanitaire sans précédent .

 

La Rédaction

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