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Billet de blog 13 nov. 2017

UDPS EXTÉRIEUR: la déclaration sur la publication du nouveau calendrier électoral RDC

Cadres de l’UDPS extérieur: la déclaration sur la publication du nouveau calendrier électoral en République Démocratique du Congo par la CENI. Au regard de la constitution, le mandat de Joseph Kabila avait pris fin, en décembre 2016 et par un arrangement anticonstitutionnel débouchant sur un dialogue qui a accouché d’une petite souris.

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Au regard de la constitution, le mandat de Joseph Kabila avait pris fin, en décembre 2016 et par un arrangement anticonstitutionnel débouchant sur un dialogue qui a accouché d’une petite souris. Le tenant des clés des institutions congolaises, s’est vu son mandat se prolonger illégalement par, ledit accord de « Saint Sylvestre » qui d’ailleurs, d’après les signataires de ce petit arrangement entre copains n’a jamais été respecté.

Un accord sabordé et piétiné sciemment pour s’éterniser au pouvoir au détriment des principes fondamentaux sur l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

Aujourd’hui, l’opposition menée par le « Rassemblement », un conglomérat d’opportunistes en soi se trouve confronté à la dure réalité qui s’est soldée par la publication du calendrier pour les prochaines élections en RDC.

Un calendrier qui a été motivé par la pression des Etats-Unis, après la visite éclaire de l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, madame Niki Haley, qui dans sa quête pour la sortie de crise avait fait une déclaration non consensuelle pour les présidentielles en 2018, prenant tout le monde à contre-pied.

Dès que l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, franchissait le seuil de son avion des Nations-Unies, la presse congolaise et internationale se déchainaient, sur celle qui d’après eux était porteuse d’un espoir pour un ultime changement démocratique en RDC. Il n’en est rien !

L’opposition bien que silencieuse, la société civile, les ONG des droits de l’homme et la diaspora congolaise ont fait état de leur immense déception. Sans aucune projection logique sur le délai imparti, le miracle n’était pas possible.  Ils accuseraient dans une cacophonie indescriptible, l’ambassadrice Niki Haley d’avoir accompagné Joseph Kabila à perpétuer son séjour au pouvoir, aussi longtemps que possible, bien au-delà de l’expiration de son mandat constitutionnel.

Or, les responsables de cette forfaiture sont bel et bien identifiés dans leur entêtement, cupidité manifeste d’aller au dialogue avec celui qui ne connaît pas le principe de dialogue, nous citons Joseph Kabila.

Ils ont tout bonnement, prêté le flan au régime dictatorial d’aller vers ses velléités de flouer une fois de plus, le peuple terriblement paupérisé.

« Le Rassemblement » que la population avait signé un chèque en blanc, se fera rouler dans la farine, en permettant le glissement qui donne à celui qui dirige la RDC par défi, de se cramponner au pouvoir jusqu’à fin 2018, au mieux, jusqu’au début 2019. Une aubaine pour la majorité présidentielle, d’organiser une tricherie massive et sans précédent pour un prochain candidat qui portera les habits de la même oligarchie.

Pour enfoncer le clou et paraphraser l’ancien sous-secrétaire d’Etat américain, Herman Cohen : « il estime que les déclarations de l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU lors de son passage à Kinshasa tracent une ligne rouge pour le pouvoir de Kinshasa ».

Dans une tribune, publiée le 30 octobre 2017 en anglais sous le titre « Congolese intellectuals’ misguided reaction to ambassador Haley’s visit to the DRC »

Il disait clairement que Niki Haley n’avait pas beaucoup de marge de manœuvre et il aurait été ridicule et contreproductif pour l’ambassadrice de se rendre en RDC pour la première fois, puis de se présenter devant la presse et de déclarer : « Kabila doit partir au plus tard le 31 décembre 2017 ».

Une telle déclaration aurait constitué une pause formelle dans les relations diplomatiques entre les États-Unis et la RDC. Les Etats-Unis auraient perdu toute capacité d’influencer le régime de Kabila. En outre, les États-Unis auraient perdu toute capacité de protéger leurs intérêts politiques et économiques en RDC.

Un mirage et chimère qui se nourrissaient l’opposition congolaise dans son immaturité politique caractérisée, après avoir tendu des béquilles à Joseph KABILA.

Nous, cadres de l’UDPS de l’extérieur et patriotes congolais, à la lumière de notre dernière déclaration du 30 octobre 2017, face au report des élections, nous insistons et mettons l’accent la transition sans Kabila…

Nonobstant, la déclaration irritante de monsieur Afrique de Donald Trump, Donald Yamamoto, dans la colonne de la presse disait je cite : « Une transition sans Kabila n’est pas constitutionnelle » et « Nous allons tout faire pour que le calendrier électoral soit respecté », a-t-il promis.

« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient », fin de citation…

Cette position du chef par intérim du Bureau Afrique des affaires africaines au département d’État sur la position des Etats-Unis, montre à escient comment l’administration Trump est de plus en plus favorable au camp présidentiel en RDC et cela est un mauvais signal pour le peuple congolais.

Nous constatons par ailleurs, comment Washington agit dans sa partialité et oublie de mentionner que le mandat actuel du président de la république est hors constitution depuis le 19 décembre 2016.

Notre décision demeure inchangée et nous appelons tous les acteurs politiques acquis au changement, la société civile, les Ong, les congolais de l’étranger de s’asseoir autour d’une table tout en laissant de côté, nos guéguerres intestines, au delà même de la décision tendancieuse des Etats-Unis, afin de désigner pour l’intérêt suprême de la Nation, celui qui conduira la transition sans Kabila qui, in fine, nous ouvrira des perspectives vers des élections libres, démocratiques et transparentes. L’histoire de ce monde nous démontre que seul la raison demeure l’unique voie royale face au conflit car le peuple reste à jamais le détenteur du dernier mot…

Nous tenons également à porter à la connaissance de l’opinion nationale, internationale et celle des Etats-Unis, protecteurs du régime en place sur le fait que Joseph KABILA a violé délibérément, le 7 novembre dernier, la loi organique modifiant et complétant la loi N° 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante qui dit dans son article 19 :

Aucun membre de la CENI ne peut, au cours de son mandat, être candidat à une élection. Les membres de la CENI sont autorisés à une obligation générale de réserve. Ils ne peuvent ni prendre part à des activités et campagne électorale ou référendaire, ni exprimer publiquement leur préférence sur un candidat.

Et également dans son article 22, dans l’accomplissement de leur mission, les membres de la CENI :

  1. Ne sollicitent ni ne reçoivent d’instructions d’aucune autorité extérieure ;
  2. Jouissent de la totale indépendance par rapport aux forces politiques qui les ont désignés.

Le Vice Président de la CENI, monsieur, Norbert Basengezi Katintima s’est ouvertement affiché aux côté de Joseph Kabila dans un cadre privé, prouvant à suffisance sa partialité et sa collision avec le régime en place.

Par conséquent, nous réitérons notre souhait, pour la promotion démocratique et d’une paix durable en république démocratique du Congo que la transition soit menée sans les tenants du pouvoir, à l’occurrence, Joseph Kabila.

Fait à Toronto, le 10 novembre 2017

Dominique Kabongo

Haut cadres de l’Udps

Les hauts cadres signataires :

Sylvain Nsenda Kalala

Urbain Ndondo 

Leon Kadima Muntuntu 

Paul Kapita Shabani

Eddy Bozinga

Ange Kalonji 

Ilunga Bukasa

Fernand Mussamba 

Sammy Musampa

Jean Claude Makenga

Ralph kashala 

Raymond Kabalu

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