J.KABILA se réjouit de l'accord de Nairobi et gratifie V.Kamerhe d'un gros pactole.

Joseph KABILA se réjouit de l’accord de Nairobi et félicite en privé personnellement Vital Kamerhe avec à la clé 10 millions de dollars $ de récompense pour battre campagne...

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Joseph KABILA se réjouit de l’accord de Nairobi et félicite en privé personnellement Vital Kamerhe avec à la clé 10 millions de dollars $ de récompense pour battre campagne...

Le mariage de Nairobi entre l'UDPS, du sataniste Félix Tshisekedi et le rwandais infiltré au Congo, Vital Kamerhe, d'après les dernières informations qui nous parviennent a eu un écho favorable à Kingakati, il a été en outre, salué par celui qu'on appelle abusivement (mutoto yetu), l'imposteur Joseph KABILA.

Pour quel intérêt, ce président qui gère la RDC par défi, s’est illustré en parrain par ricochet de cet accord ?

Il y a deux éléments qui s'entrechoquent et font jaillir, les étincelles qui éclairent le sentier de la kabilie qui s’était assombri par l'accord avorté, signé à Genève où les leaders de l’opposition avaient choisi, l'unique candidat qui devrait conduire l'opposition en rang serré vers le prochain scrutin présidentiel.

D’ailleurs, à l’issue de cette élection qui était transparente, respectant les règles démocratiques d’un scrutin, Joseph Kabila avait, demandé le soir même de cette élection du candidat commun de l’opposition, une réunion sécuritaire, et stratégique de toute urgence à Kingakati, afin de torpiller ledit accord.

Monsieur Néhémie Mwilanya Wilondja, directeur du cabinet du président de la république, lui même en personne, et le patron de l’ANR, Kalev Mutomb étaient dans la dynamique de faire la pression sur Vital Kamerhe, de faire ressortir son jeu habituellement connu, en jouant le caméléon et surtout de menacer, le talon d'Achille de l'opposition, le fragile et impotent Félix Tshisekedi, au regard de ses innombrables casseroles. Il courbera l’échine…

Où se trouve le succès de l’éclatement de l’opposition et l’intérêt du pouvoir en place dans cette nouvelle redistribution des cartes dans la famille politique de l’opposition au soir des élections en RDC ?

1- L'opposition affaiblie, part en rang dispersé, ce qui fait naturellement, les affaires du FCC (plateforme de la majorité présidentielle) et le pouvoir en place, qui en définitive, donne l'occasion à la majorité présidentielle de justifier, sa future victoire, via la tricherie avec la machine à voter, prétextant, la récupération de l’électorat de l’opposition divisée, in fine de s'éterniser au pouvoir ;

2- d'avoir fait capoter l'accord de Genève, et en signant un autre, dans le centre névralgique de tutsis à Nairobi, où le régime de Kabila qui gère la RDC par défi s'y retrouve.

Pourquoi donc, la Kabilie se réjouit de cet accord, et fait sortir leur chef Kadogo de sa léthargie maladive, et congratule Vital Kamerhe ? Il y a trois raisons à cela :

1- le régime de Kabila se rassura, après cet accord qui favoriserait indubitablement leur intérêt en commençant par celui de Joseph KABILA qui devrait rester en RDC et conserver ses privilèges (biens, privilèges de la république et statut son statut de l’ex président), tout en devenant, sénateur à vie et il pourra tirer les ficelles avec ce qu’il détient comme surface financière avec également le soutien de son armée tutsisée.

A titre de rappel, Vital s'est activé à faire la promotion aux deux parlements de la république (chambres haute et basse) avec l'aide de Modeste Mutinga, le rapporteur du Sénat, pour faire passer la loi nuitamment sur le statut des anciens présidents de la république, ce qui fut fait ;

2- tous les postes régaliens reviendraient à ceux qui ont endeuillé la RDC (Finances, Banque centrale, les infrastructures, justice, la primature, la défense etc…) avec une armée noyautée par ceux qui sponsorisaient cet accord de Nairobi. L'armée que Vital Kamerhe aura la charge, restera sous les bottes de Joseph Kabila. Pour ce qui concerne le ministère des infrastructures, c’est un poste stratégique à l’heure où on parle de la Balkanisation de la RDC.

Au Rwanda, ce poste a une importance capitale et est elle rattaché directement à la présidence de Paul Kagamé. Ce ministère permettra à Vital Kamerhe et son gouvernement, de déloger les gens, des spolier leurs biens, et d’implanter une nouvelle colonie dans l’Est de la RDC, in fine d’aller vers l’autodétermination;

3-Enfin, le clou de cette tragédie signée sans vision par Félix Tshisekedi à Nairobi, la présidence du Sénat qui reviendra également à Vital Kamerhe. Comme Joseph KABILA sera le Sénateur à vie, tirera les ficelles et le nouveau président élu, si par malheur serait Félix Tshisekedi, Joseph Kabila, comme sénateur à vie, sortira ses enveloppes et montera au perchoir en tant que président du Sénat. C’est à partir de cette élection à la présidence du Sénat, une cabale bien orchestrée se mettra en place pour assassiner le président nouvellement élu. Kabila aura l’avantage sur Félix Tshisekedi, sur trois points :

Il aura l’armée qui est infiltrée par les siens, la justice caporalisée et le renseignement par ses proches et fidèles collaborateurs qui ne souhaiteraient pas tomber dans les mailles du filet de la justice internationale, puisque la justice de son pays sera sous la responsabilité de Vital Kamerhe leur allié. La machine infernale à broyer les congolais, continuera à tourner sous l'influence tutsie.

Pour cette action de Vital Kamerhe a eu à faire pour l’implosion de l’opposition et la signature de cet accord. Joseph KABILA a instruit l'armée, l'ANR, le renseignement militaire de prêter mais forte à cette alliance entre Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi.

En récompense de cause, l'homme de Kingakati met à la disposition de Vital Kamerhe, un budget colossal de 10 millions de dollars américains, pour battre campagne, tout en empêchant Martin Fayulu d’avoir, une petite parcelle pour battre sa campagne.

En conclusion, quelque soit, le gagnant de chez UDPS-UNC, ou Shadary, Kabila sortira toujours gagnant.

Le danger pour la Kabilie et les siens, ce n’est pas Vital Kamerhe et encore moins Félix Tshisekedi, mais plutôt Martin Fayulu.

Roger BONGOS

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