Franck Phelizon et la société Baril Pictures victimes de « fake news »

Le 3 décembre 2020, le site « ekonomico » a publié un article selon lequel la société de production américaine « Baril Pictures » serait au bord de la faillite ou en dépôt de bilan, s'appuyant sur une information dévoilée par Mediapart.

C'est une Fake News ! 

Cette « rumeur » est formellement démentie par l’avocat de la société Baril Pictures Dominique Lemoine: "Il s'agit d'une  "fake News" et la rédaction de Médiapart a réagi immédiatement en supprimant l'article paru en juillet dernier. Baril Pictures n’est ni en procédure de redressement judiciaire, ni en cessation des paiements. Toute publication d'allégations contraires relèvent de la diffamation et sont actionnables en justice dans la juridiction du lieu de publication, Baril Pictures est une société en plein essor qui dispose de nombreux projets en développement, notamment un film dont le tournage est prévu avant l'automne"  conclut l'avocat.

La direction de Baril Pictures soupçonne une source d'être l’auteur «de l’article  fake news», et dénonce des pratiques de dénigrement classiques dans le secteur des sociétés de Web pour tenter d’affaiblir la notoriété d’une jeune entreprise dont il faut souligner que sa première production PARANORMAL INVESTIGATION a été acheté par le Leader mondial NETFLIX, offrant une feuille de route ambitieuse à cette jeune entreprise dont le film est sorti dans le monde entier, excepté en Chine et qui a bénéficié d'un bon accueil. 

Selon le réalisateur Franck Phelizon également cité dans l’article de « ekonomico » : « Nous réprouvons la manière dont les auteurs veulent nuire à une réputation. Vous imaginez les dégâts qu’auraient pu faire les réseaux sociaux durant la seconde guerre mondiale.  Les personnes qui se cachent derrière les « fake news » auraient été capable de toutes sortes de dénonciations et le président Macron à raison, il faut un projet de loi contre les « fake news ». Longtemps limitées à l’univers politique, les fausses nouvelles peuvent aussi toucher les entreprises et les marques, au point d’entacher une réputation et de provoquer des conséquences financières néfastes.

Les fake news au cœur du débat mondial

Selon une enquête publié par la rédaction du site « vie public »  en juin 2019, depuis 2017, des réactions européennes contre la diffusion d'infox.

En Allemagne, une loi de janvier 2018 a pour objectif de contraindre les réseaux sociaux à une modération réactive. Au Royaume-Uni, le Parlement met en place une commission d’enquête début 2017 pour lutter contre la diffusion des fausses nouvelles et informations en impliquant notamment les géants du Net, et en traquant les fake news jusque sur la BBC. En Italie, les autorités créent une plateforme de signalement des fausses nouvelles. En France, Dès janvier 2018, Emmanuel Macron annonce sa volonté "de faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles". De nombreux textes existent en droit français pour réprimer les diffuseurs de fausses nouvelles dans l’intention de nuire et également fixer des règles aux plateformes numériques. L’article 27 de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 punit la propagation de fausses nouvelles lorsqu'elles sont susceptibles de troubler la "paix publique". Le code pénal sanctionne d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de porter volontairement atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui au moyen d’un procédé quelconque. Il punit d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait de publier, par quelque voie que ce soit, le montage réalisé avec les paroles ou l’image d’une personne sans son consentement, s’il n’apparaît pas à l’évidence qu’il s’agit d’un montage ou s’il n’en est pas expressément fait mention.

 

 

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