Sans titre

Sans titre...

Sans titre, parce qu'un titre se peaufine et je ne veux pas en prendre le temps. Sans titre comme une renonciation, sans titre comme une revendication. Sans titre, absent au sens de "à quel titre interviens-je ici?"

Quel confort que l'anonymat! Anonymes, nous le sommes presque tous, et c'est bien ainsi. C'est aussi ce que ne peuvent, ni n'entendent être, Boualem Sansal et Antoine Perraud. Sauf à se trouver dans la négation, le reniement de leur propre vocation.

Mais accolez leurs deux noms dans le titre en question, et vous déchaînez une tempête où se perdent quelques bulles agréablement liquides d'humour ou d'appel au calme. Pour exemple, et à retrouver dans un fil trop vite épaissi, alourdi : une invite bien troussée à la modération, à l'adresse du journaliste s'immisçant bravement dans la... hem... discussion (goûtu!) ; et quelque part vers la fin, passé inaperçu dans un torrent pas très limpide, et pourtant tel l'Arpège de sa signature, ceci : "Très bel homme. Connaissais pas..." et la suite dans le même registre incisif, à l'égard de l'écrivain si peu convaincant, si visiblement mal à l'aise dans le contexte de l'interview filmée, presque si BHL l'assurance en moins -quelqu'un a fait également cette judicieuse comparaison...

L'une comme l'autre de ces perles "pourrissent" à leur manière Boualem Sansal.

J'aime beaucoup Boualem Sansal.

Nous vomissons sa tiédeur (j'use de la litote par procuration), me répondront ses pourfendeurs les plus remarqués -et pour cause!

Poursuivons les petites phrases érigées en axiomes.

Je suis pro-Palestinien et anti-sioniste. Depuis toujours, et de manière raisonnée.

Le peuple palestinien n'a pas à payer pour les actes désespérés de ceux des siens qui ont PERDU la foi.

Tsahal est rigoureusement indéfendable.

Sans conclusion

 

Rajout, 4 h plus tard environ : sans conclusion certes, mais avec un post scriptum, que m'incite à insérer le souvenir tout frais d'une sacrée empoignade (où j'aurai encore appris). Pas de second degré dans mes cinq avant-dernières lignes. Ce sont réellement mes convictions. 

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