Lundi, procès pour plagiat au TGI de Paris !

Rendez-vous ce lundi 16 septembre au TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de PARIS, à 12h, salle 6-13. Accès libre.

C'est le mal du siècle ! Certains se contentent de piquer des concepts ou de simples formules, d'autres des idées (mais, vous assure-t-on, toutes les idées sont dans l'air : ouais !...). D'autres encore piquent à tout va, formules, idées, sujets et personnages, qu'ils mettent dans le tambour de leur machine à composer, et vous en sortent un produit tout délavé… Et ça marche !
Mais cela n'est rien, à côté de ceux qui, profitant de leur notoriété éditoriale, signent un ouvrage que d'autres (les fameux "nègres littéraires", ou, si vous préférez : "ghostwriter", "écrivains fantômes") ont écrit. Le hic, c'est quand ces "autres", se croyant à l'abri de la notoriété de leur employeur, viennent "chez vous", vous pillent, "empruntant" jusqu'à 70% de l'oeuvre que vous avez mis quatre années à réaliser ! Comme c'est souvent pot de terre contre pot de fer, le malheureux plagié finit par baisser les bras. Comment en effet engager un avocat quand on n'a pas le sou ? Où trouver les 20 000, 25 000 euros pour recouvrer ses droits, quand ceux qui ont les moyens de vous aider vous tournent le dos ? Ou trouver les soutiens nécessaires, quand des défenseurs des droits de l'Homme mais pas des droits d'auteur, regardent votre doigt alors que vous leur désignez le copieur ? Comment un petit "David" ose-t-il s'attaquer à un "Goliath" de l'édition ?
Après un accident cérébral (causé par la découverte et l'ampleur du délit), une année de mise à l'écart, sur conseil des médecins, c'est en 2014 que je décidai de porter l'affaire devant la Justice, en la confiant à Maître Emmanuel Pierrat, spécialiste en la matière.

Cinq années de combat, d'un combat inégal, des dettes faramineuses qui vous mettent à terre, et voici, enfin, le jour J :
Rendez-vous ce lundi 16 septembre au
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de PARIS,
à 12h, salle 6-13. Accès libre.

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