À l’occasion des fêtes de l’Aïd El Kébir 2015, prévues pour la dernière semaine du mois courant, j’ai décidé, au lieu de sacrifier un mouton, de m’offrir un kilo de bonnes côtelettes à faire griller (lecteurs végétariens, je vous prie de m’en excuser !), et la différence entre leur prix et celui d’un mouton, je l’offrirai à une sympathique connaissance quinquagénaire édentée, nécessiteuse mais digne, n’ayant pas les moyens de s’offrir un dentier, répondant aux initiales E.D. que mes voisins de quartier et certains amis facebookeurs reconnaîtront*, qui a oublié ce que c’est le plaisir de déchiqueter, goûter et apprécier la viande grillée, et cela, afin de l’aider à consulter un dentiste.  

Quant aux lecteurs qui comptent sacrifier un mouton et qui ne connaissent pas d’édentés nécessiteux dans leur entourage, mais qui connaissent, par contre, des enfants de familles nécessiteuses, qui sont légions dans notre pays, je les invite à méditer le message porté par l’image suivante piquée à Nada Nadou  :  

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=690666397733046&set=a.202754913190866.49571.100003690763812&type=1&pnref=story


Salah HORCHANI

* Ce détail constitue, en réalité, une invitation aux dits voisins de quartier et amis facebookeurs à faire le même geste envers E.D. (discrètement, svp), car, le coût de revient d’un dentier intégral équivaut, en Tunisie, à six fois le smic mensuel (pour un régime de 48 heures hebdomadaires). Rappelons dans ce contexte qu’un travailleur tunisien sur trois est au smic. Et, pour les besoins de la cause, j’ajoute que E.D. est le père de deux enfants dont le fils aîné est sourd-muet de naissance.

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