Avertissement 

Ces Réflexions de Sami AOUADI, Professeur des universités et syndicaliste au sein de la FGESRS *, ont été rédigées dès la mise en place, il y a 22 mois, du Comité national de la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, constitué d’universitaires issus de structures élues, de représentants du Syndicat et du Ministère. Jusqu’à ce jour, les travaux de ce Comité n’ont guère progressé, à cause, principalement, de la période d’expectative que traverse, actuellement, le pays et, surtout, de l’absence de volonté politique de la part du ministre (islamiste) de l’époque de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui avait lancé ce Comité, trop engagé qu’il était dans des considérations partisanes pour imposer son (plutôt leur) propre modèle de société, comme l’a montré son entêtement à défendre le principe qui permet à toutes les femmes, en particulier aux étudiantes, qui le souhaitent de porter le niqab  en tout lieu et en toute circonstance, y compris dans les salles de cours, de travaux pratiques et d’examens [et, pourquoi pas, dans les blocs opératoires,…, pendant qu’on y est, à moins qu’ils ( le dit ex-ministre et son parti) aient comme but final une société non mixte à 100%, ce qui est fort probable !], et cela, selon ses dires, pour le respect des libertés individuelles, des convictions religieuses et du droit à l’éducation.

Aussi, tout reste à faire.

  

Réflexions sur l’état des lieux et la réforme de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique par Sami AOUADI

L’Université et les universitaires sont aux abois, faisant l’objet de critiques de plus en plus acerbes. Certaines sont légitimes même si elles pêchent par généralisation, d’autres dissimulent à peine les velléités des adversaires de la pérennité de l’université publique. Nos cours seraient caducs et notre pédagogie désuète, nos recherches insuffisantes et déconnectées des besoins de l’industrie, nos diplômes de faible employabilité car non adéquats aux besoins du marché, puisque nous enseignons seulement ce que nous avons appris sans innovation ni actualisation, nous travaillons peu et méritons à peine nos salaires. Je ne me rappelle pas avoir lu durant cette dernière décennie de braise un seul article -à part ceux émanant directement ou indirectement du syndicat- évoquant les efforts fournis par les universitaires individuellement ou dans le cadre syndical pour préserver l’université publique contre son instrumentalisation et marginalisation par le régime. Comme si personne n’avait jamais vu la lumière émanant des fenêtres des bureaux des enseignants chercheurs tard le soir ou leurs voitures dans les parkings de leurs établissements le dimanche, ni les cartons remplis de thèses et de mémoires qui les accompagnent  dans leurs vacances. Comme si personne n’avait jamais vu ceux qui - ne se contentant pas de se rendre à leurs établissements uniquement pour une charge présentielle - y passent leurs journées  travaillant, recevant et participant aux réunions des différentes commissions. Mais ces efforts collectifs ou individuels et qui ne sont pas fournis au même degré par tout le monde certes, ne suffisent guère à relever les nouveaux défis de l’université et à corriger les distorsions déjà révélées par plusieurs parties surtout le syndicat et que la révolution a permis de mettre à nu pour un grand nombre d’intéressés.

A ce sujet, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en accord avec la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (FGESRS-UGTT) [*] a constitué une commission tripartite (représentants du ministère, des Universités et du Syndicat) dite commission nationale de réforme des systèmes de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui va réfléchir sur quatre axes de la réforme à savoir le système de formation et d’évaluation, la recherche scientifique et ses structures, la carte universitaire et l’ouverture sur l’environnement et enfin la bonne gouvernance et les ressources. La commission nationale est dupliquée à l’échelle des établissements et des universités pour élargir la concertation.

Aussi, l’objet de ce papier est-il une humble contribution au balisage des pistes de réflexion relatives aux quatre axes de ladite réforme qui ne prétend à aucune exhaustivité.

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I/ Le système de formation et d’évaluation

La réforme de 2005 dite LMD a démarré dans la précipitation. Empirisme et pragmatisme sont les signes de sa mise en œuvre dans l’absence de visibilité en amont et en aval de son processus déjà souffrant d’opacité, ses objectifs n’ayant pas fait l’objet d’une concertation, accusant ainsi un « déficit communicationnel » se traduisant par un « déficit en participation » des acteurs réels des systèmes universitaires et surtout du corps enseignant. Aujourd’hui, Le système LMD est à sa sixième année, il a épuisé son délai de grâce sans que la révolution annoncée ne voie le jour. Où en sommes-nous, que faut-il réajuster sans rejeter le tout, y-a-t-il eu une véritable réforme des enseignements dispensés, quelle pertinence pour le régime des examens et le système d’évaluation ? Autant de questions qui méritent un débat approfondi sur la base des résultats d’une évaluation objective et indépendante. Or, la mise en place du système LMD a fait l’objet de divers constats, mais rarement d’évaluations hormis celle du syndicat (décembre 2009) qui a dégagé, sur la base du dépouillement des résultats d’une enquête, quelques éléments de bilan : autoritarisme et absence de concertation, illisibilité des parcours, manque de cohérence des formations, pilotage souvent autoritaire, parfois laxiste, imposé par le ministère, ses experts et ses conseillers, etc. Nombreuses difficultés pratiques et matérielles que le passage au système LMD a engendrées dans les établissements ont été aussi constatées : aggravation de la charge de travail des personnels, marginalisation de la formation fondamentale et excès de professionnalisation sans impact sur l’employabilité, dégradation des conditions d’étude, contraintes calendaires contraires aux impératifs pédagogiques, absence de réflexion sur l’innovation pédagogique d’où des formations plus « transposées que transformées », accompagnement, mobilité et tutorat des étudiants carrément oubliés, structures d’accueil et d’orientation inexistantes et les parcours très peu diversifiés et souffrent de peu de lisibilité. Le caractère peu innovant des programmes est un des plus importants points de fragilité du système LMD et le mode de constitution des commissions sectorielles est une de ses plus graves défaillances. La lourdeur du système d’évaluation et la multiplication des épreuves de contrôle continu ont fini par surcharger les enseignants et l’administration, démobiliser les étudiants et aggraver leur absentéisme.

De mon humble point de vue, les principales pistes de réflexion pour réformer la réforme devraient d’abord susciter un  débat public sur la fonction de l’université publique qui doit rester le pourvoyeur du savoir, un vecteur de citoyenneté et un levier de concrétisation de l’idéal de justice sociale et ce pour aboutir à terme à engager une autre dynamique de transformation des formations supérieures sans rupture avec le système LMD, mais assurant leur ouverture et reconnaissance scientifiques et professionnelles. Plus concrètement, il s’agirait de concrétiser au quotidien le principe de l’autonomie des universités encore érodée par l’interventionnisme de la tutelle face à des recteurs dont certains demeurent malheureusement obéissant aux anciens réflexes, de repenser la composition des commissions sectorielles nationales, de faire valider les programmes d’enseignement par les structures habilitées (départements, conseil scientifique et conseil de l’université), d’alléger le système d’évaluation et enfin de veiller à la consécration de la diversité au niveau des universités.

 

II/ La recherche scientifique et ses structures

Il est surprenant de constater qu’à peine le secteur de la recherche scientifique (R-S) a-t-il commencé de retrouver un regain d’intérêt avec un Secrétariat d’Etat qui avait un bilan, un programme et une visibilité à la faveur du départ de l’ex ministre Lazhar Bououni, qu’il a sombré de nouveau dans l’oubli quasi-total actuellement. Nonobstant ce triste constat, il faut signaler au préalable que l’effort national de R-S est mal quantifié avec des données à fiabilité discutable empêchant une comparaison internationale rigoureuse et qu’en dépit du gonflement artificiel des chiffres, le positionnement international de la Tunisie n’est pas satisfaisant tant en terme d’investissement qui demeure très en deçà de la moyenne mondiale, qu’en termes de ressources humaines de la R-S (effectifs EPT).  Il en a découlé un faible rendement de l’effort de R-S au regard de la position internationale de la Tunisie généralement en bas du tableau aussi bien au niveau des publications et des citations qu’à celui des brevets surtout. 

Ces résultats s’expliquent certainement par la faiblesse de l’engagement public pour la R-S et la faible prise de conscience effective et concrète de son intérêt stratégique pour l’économie et la société tunisiennes et le mauvais impact de structures de pilotage bureaucratiques, compliquées et dissuasives (multiplication des  autorisations et des signatures, contrôle financier a priori,…). Ils s’expliquent aussi  par la faible implication des entreprises privées en raison d’une spécialisation internationale à faible complexité technologique (sous-traitance, montage) les détournant de l’effort d’innovation et par l’absence de politiques publiques (industrielle et agricole) permettant le passage à un palier plus avancé dans les filières de production à forte intensité en progrès technique et innovations donc en R- D et d’une stratégie nationale en matière de recherche scientifique lisible et diffusée. Il faut signaler le faible taux d’encadrement dans les établissements universitaires constituant un handicap au développement de la recherche universitaire et la focalisation de celle-ci essentiellement sur la recherche diplômante et académique (encadrement de masters et de thèses) et la faible implication dans les préoccupations de l’économie et de la société, en général, en raison de l’absence d’incitations spécifiques et valorisantes et de mécanismes appropriés et affinés. En outre, la confidentialité des données ou leur absence constitue un facteur de blocage de la recherche notamment en sciences sociales, outre la non publication des résultats de la recherche par les différents départements concernés, aussi la R-S se heurte-t-elle à un problème de libertés académiques.

 

III/ La carte universitaire et l’ouverture sur l’environnement

La carte universitaire est un problème des plus épineux et malheureusement occulté par les différents intervenants. Elle est conçue de manière chaotique donnant lieu à un relief  heurté voire accidenté implanté dans des environnements non favorables pour ne pas dire hostiles, sous prétexte de décentralisation. La création des établissements universitaires et leur surprenant foisonnement avec plus de 200 établissements évoluant les dix dernières années à un rythme effréné, semble relever de déterminants autres que pédagogiques. Il en a résulté un saupoudrage de moyens financiers rares et limités et une allocation inefficiente des ressources humaines et matérielles avec des établissements nettement sous équipés fonctionnant avec un petit nombre d’enseignants permanents. Les conséquences sur l’implication des enseignants dans la vie de l’institution -qui devient une banale administration publique-et des étudiants-qui demeurent tout simplement de grands lycéens- se passent de démonstration. Cette morphologie de la carte universitaire n’est pas à l’évidence le fruit hasard. Elle est venue obéir à un dessein d’instrumentalisation politique et sociale de l’université pour satisfaire certains lobbys ou pour desserrer certaines contraintes sociales notamment le chômage à un âge précaire si bien que l’université est devenue le salon d’attente du marché de l’emploi après avoir été utilisée pour absorber des flux croissants de jeunes titulaires d’un « bac populaire » tellement dopé à coups de subventions dites bonifications. Il y a lieu de signaler à ce sujet l’excès de tolérance au niveau des conditions d’accès à l’université avec un bac dévalorisé (30% des bacheliers de 2010 n’avaient pas la moyenne dont 50% dans la branche littéraire) donnant lieu à un phénomène de nivellement vers le bas tant au niveau de l’enseignement qu’à celui de l’évaluation qui s’exerce sur des enseignants désemparés par les faibles résultats. Il en a résulté une fâcheuse  dévalorisation des diplômes avec un nombre excessivement élevé par rapport à la taille de la population et de l’université (une moyenne de 60.000 diplômes par an) dont le tiers au moins est délivré par des institutions dans des conditions ne satisfaisant pas les standards requis pour l’exercice du métier tant en termes de cadre enseignant  qualifié que de conditions d’études souffrant souvent de l’absence de locaux appropriés, de bibliothèques, d’ordinateurs, et autres équipements…. Il s’ensuit une dévalorisation de l’image de l’université et du rôle des universitaires par une société légitimement déçue par la qualité des diplômés de l’université. Il en découle un autre problème qui risque s’il persiste encore, de délégitimer l’université tunisienne et contester l’appui public dont elle bénéficie. C’est celui de ce qu’on appelle souvent la faible employabilité des diplômes de l’enseignement supérieur, un thème devenu ces dernières années au centre d’un débat mal organisé, parfois tendancieux, occultant d’autres aspects du problème relatifs à la faible employabilité du tissu productif national peu pourvoyeur  d’emplois qualifiés  et au double désengagement de l’investissement public et privé ces dernières années ce qui s’est lourdement répercuté sur le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur. Ce débat a déplacé la problématique vers la nécessité de centrer l’enseignement supérieur sur les stricts besoins immédiats de l’économie nationale -comme si on les connaissait - suggérant par là même de cantonner l’enseignement fondamental dans de faibles proportions, ce qui a donné lieu à un véritable conflit entre le syndicat et le ministère au sujet de la professionnalisation de 75% des licences en 2009-10.

On estime qu’une révision des conditions de délivrance du Bac et des licences s’impose et qu’un effort de regroupement des établissements et de quelques universités devrait se faire en toute urgence, ainsi qu’un redéploiement vers les régions de l’intérieur – au lieu de nouvelles créations- de quelques établissements quasi-similaires encombrant inutilement les grands centres urbains. Il y a lieu de repenser la carte universitaire sur la base d’éléments de cohérence et d’effets de synergie entre les composantes de chaque université, et sous l’impératif d’homogénéité certes, mais aussi de diversité et de spécificités régionales et d’ouverture négociée et active sur l’environnement économique et social.


IV/ La bonne gouvernance et les ressources

Les mesures d’après la révolution et notamment le décret-loi n°31-2011 du 26 avril 2011 et le décret n°683-2011 du 09  juin 2011, en permettant d’élire l’ensemble des responsables des établissements universitaires, ont pu réaliser de grands pas vers la consécration des principes de bonne gouvernance dans l’université tunisienne. Toutefois, des lacunes et insuffisances empêchent toujours l’université tunisienne de se conformer aux standards internationaux en matière de bonne gouvernance et de gestion des ressources. Aussi, les universitaires se posent-ils encore de légitimes questions sur le degré de préparation culturelle et politique (déontologie universitaire et autonomie décisionnelle) des responsables des établissements universitaires à assumer les règles de la bonne gouvernance et notamment d’autonomie. A ce sujet, l’exemple de l’attitude de la majorité des présidents des jurys de recrutement refusant d’afficher les résultats et préférant les remettre directement au ministère en dépit d’un accord à ce sujet entre le syndicat et le ministère est édifiant. Les universitaires s’interrogent aussi sur le degré d’implication des conseils des Universités dans la prise de décision et sur les conséquences de la persistance des velléités dirigistes des autorités de tutelle ne serait-ce qu’au regard de la mainmise du premier ministère et du ministère des finances sur notre propre ministère. Mais la bonne gouvernance tout comme la liberté académique interpellent nos propres comportements aussi et non pas uniquement ceux de la tutelle. C’est ainsi que le mode de fonctionnement des départements, des commissions de thèses et de recrutement ainsi que des laboratoires de recherche laisse certains poser des questions légitimes sur la consécration de la concertation, de la participation organisée et de la transparence. Peut-on revendiquer la bonne gouvernance tout en refusant la redevabilité « accountability مساؤلة » ?

En outre, la participation des étudiants dans les structures universitaires demeure insuffisante ou ineffective et leurs conditions d’étude et de vie ne leur permettent toujours pas d’accéder au savoir dans des conditions minimales d’équité et d’égalité, d’où un infaillible biais de discrimination sociale face à la science (réduction du soutien public par tête d’étudiant au niveau de tous les domaines d’intervention : bourses, foyers, transport, culture, restauration…).

Enfin, les statuts des enseignants universitaires nécessitent une urgente réforme, leur maintien équivaudrait à la pérennisation d’une structure de qualification bannie dans la plupart des universités des pays développés : environ 60% des enseignants n’ont pas de thèses et sont constitués de jeunes assistants et autres vacataires et contractuels, ce taux dépasse les 90% dans les régions de l’intérieur. Bon nombre d’entre eux n’ont pas l’intention d’évoluer dans la carrière, car leur statut de titulaires les réconforte, d’un côté, et la promotion est peu incitative, d’un autre, avec un écart entre le salaire d’un professeur et celui d’un assistant inférieur au double (contre quatre fois plus élevé dans d’autres pays). L’accès définitif à l’université sans thèse devrait être banni, de nouveaux grades incitatifs devraient être créés pour inciter à la recherche et à l’effort et éviter le blocage de la carrière à 20 ans de la retraite parfois. Les récentes tergiversations et hésitations sur la valorisation des salaires de la part de l’autorité de tutelle ne sont pas propices à l’émergence du climat de coopération et de confiance nécessaire à la mise en route de la réforme envisagée. En outre, elles font la sourde oreille face à des revendications non seulement légitimées par la dévalorisation des salaires comparativement à ceux de tous les universitaires maghrébins y compris les mauritaniens, mais surtout par l’impératif de rendre notre métier plus attractif face à d’autres opportunités d’emploi et pour endiguer ce fléau de plus en plus puissant de la fuite des cerveaux, le nombre de professeurs travaillant à l’étranger dépasse d’après l’OCDE celui de ceux travaillant au pays.

 

Sami AOUADI

Professeur de Sciences économiques et syndicaliste


* La Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (FGESRS), dont Sami AOUADI fut Secrétaire général pendant plusieurs années, regroupe les enseignants-chercheurs, les chercheurs à temps plein, les enseignants en technologies et les enseignants agrégés de Tunisie. Elle est issue de la fusion, en 2006, du Syndicat National des Professeurs et Maîtres de Conférences (SNPMC) et du Syndicat Général de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SGESRS). La FGESRS est une fédération de la centrale syndicale l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail), née en 1946 sous l’impulsion de son leader historique Farhat HACHED, assassiné en 1952 par la «Main rouge» (l’équivalent de l’OAS en Tunisie). Présente sur l’ensemble du territoire et dans l’ensemble des métiers, forte d'un demi-million de membres, sur une population de près de 11 millions, l’UGTT est la plus grande organisation de masse de la société civile en Tunisie. Elle a traversé des moments de gloire et de crise, notamment dans ses rapports avec un pouvoir politique qui a toujours sollicité son soutien et avec des militants qui ne cessent de se battre pour son autonomie. Elle regroupe des adhérents qui appartiennent à toutes les tendances politiques et idéologiques du pays, ce qui fait sa force et, parfois, sa faiblesse. Ayant pu rester à l’abri de la domination des régimes en place, elle a toujours été  (et elle l’est encore) le seul contre-pouvoir organisé dans le pays et a marqué son Histoire, notamment en s'impliquant dans la lutte contre la colonisation française et en jouant un rôle majeur de mobilisation dans la Révolution de Jasmin.


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À l’attention des arabophones

Un document essentiel, contenant beaucoup de données  et d’indicateurs, pour comprendre l’état de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie :

http://www.finances.gov.tn/index.php?option=com_jdownloads&Itemid=712&view=finish&cid=649&catid=1&lang=fr