Photo : ‎حشد رهيب خرج في مسيرة الاتحاد الجهوي للشغل بسوسة اليوم صباحا وهتف بالعزة والمجد لحشاد وبالموت لعملاء قطر والامريكان‎

"Marche de Soutien" à l’UGTT qui a eu lieu le mercredi 5 décembre 2012 à Sousse

 

Note préliminaire

Au sujet du Conflit entre l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail, historique et principal Syndicat Tunisien) et le Parti Islamiste Tunisien Ennahdha au Pouvoir, voir, par exemple, le Lien suivant :

http://www.lecourrierdelatlas.com/370405122012Tunisie-Guerre-ouverte-entre-Ennahdha-et-l-UGTT.html

 

1. Ahmed Ben Salah

« Une rencontre entre Rached Ghannouchi et Houcine Abassi était programmée demain, 7 décembre 2012, à l’initiative de Messieurs Ahmed Ben Salah et Ahmed Mestiri, c’est du moins ce qu’a affirmé M. Ben Salah, dans une déclaration sur les ondes de Shems Fm. ».

Extrait de l’Article intitulé "Houcine Abassi : En quel honneur devrais-je m’entretenir avec Rached Ghannouchi ? " paru, le 6 décembre 2012, sur le Lien :

http://www.businessnews.com.tn/Houcine-Abassi--En-quel-honneur-devrais-je-m%E2%80%99entretenir-avec-Rached-Ghannouchi-,520,34982,3

Monsieur Ahmed Ben Salah, que j’ai vu matériellement, à environ un mètre, de mes propres yeux, en 1955 (avant l’indépendance de la Tunisie ; j’avais, à cette époque, 14 ans), au Mausolée-Mosquée du Barbier (Sidi Sahab), à Kairouan, s’agenouiller pour remettre les chaussures à Bourguiba, image qui m’a tellement choqué qu’elle est restée figée dans ma mémoire, à tel point que je me rappelle, encore,de la couleur des chaussettes que portait Bourguiba : elles étaient couleur bordeaux.

Monsieur Ahmed Ben Salah, Secrétaire Général de l'UGTT de 1954 à 1956, ex-Numéro-deux du Parti Socialiste Destourien (PSD, le Parti de Bourguiba) et de l’État, super-ex-multi-ministres (oui, au pluriel, car il fut titulaire, simultanément, de plusieurs portefeuilles ministériels), qui avait troqué, initialement, son couvre- chef de syndicaliste pour un portefeuille de la santé, qui a brisé, par son "Système des Coopératives", l’Idéal Socialiste dans la Tunisie de l’époque, Système réduit, en réalité, à une étatisation et une mécanisation agricole à outrance, sacrifiant les petits commerçants et les paysans les plus pauvres, vidant les caisses des Coopératives et bureaucratisant leurs gestions.

Monsieur Ahmed Ben Salah qui s’est rapproché en 1974, une fois déchu, du Parti Communiste Tunisien (PCT, Parti interdit et clandestin à l’époque, que Monsieur Ahmed Ben Salah avait combattu quand il était au pouvoir) ; rapprochement qui fut la raison de la remise de ma Carte au Parti (comme on disait à l’époque ; il s’agit du PCT, évidemment), un soir du mois de novembre 1975; voir, à ce sujet, mon Article paru sur le Lien :

http://www.legrandsoir.info/DSK-et-la-Palestine-a-l-attention-des-Amis-d-Attariq-qui-militent-pour-une-Paix-des-Braves-en-Palestine.html

Aussi, Monsieur Ahmed Ben Salah, qui n’est pas à un changement de veste près, devrait essayer, pour sa prospérité et postérité, de se faire oublier, plutôt que de faire les yeux doux aux Islamistes Tunisiens !

 

2. Grève Générale Nationale

À la suite de l’attaque sanglante perpétrée par les Milices d’Ennahdha [Milices domiciliées dans une Association qui s’est auto-déclarée et auto-dénommée «Ligues de Protection de la Révolution»], contre les militants et le siège national de l’UGTT, à Tunis, dans l’après-midi du mardi 4 décembre 2012, attaque qui n’a épargné ni les membres de son Bureau Exécutif, ni le Bureau de son Secrétaire Général, attaque qui a été précédée, depuis plusieurs mois, de plusieurs agressions, par lesdites Milices, contre ses sièges et ses adhérents, à travers le pays, le  Comité Administratif de l’UGTT réuni à Tunis, le Mercredi 5 décembre 2012, a décidé une Grève Générale Nationale pour le jeudi 13 décembre 2012. Cette animosité permanente d’Ennahdha envers la Centrale Syndicale repose sur le fait que l’UGTT, avec ses 750.000 adhérents revendiqués dans toutes les régions, est, actuellement, la première force structurée  du pays, capable de résister aux ambitions facho-théocratiques d’Ennahdha, comme elle avait résisté, par le passé, aux forces coloniales, à Bourguiba et à Zinochet. Il convient de mentionner dans ce contexte que, outre cette Grève Générale annoncée, l'UGTT a appelé, dans l’Histoire de la Tunisie Indépendante, seulement à une autre Grève Générale : celle du « Jeudi Noir», du jeudi 26 janvier 1978.

De plus,

L’UGTT fut l’un des principaux artisans de l’Indépendance de notre pays ;

L’UGTT fut l’un des principaux artisans du Printemps Tunisien ;

L’UGTT, l’un des principaux garde –fous de la dérive où souhaitent nous conduire nos fous de Dieu, sera, sans aucun doute, l’un des principaux artisans du Salut de la Nation,

Salut qui exige la réussite de la

GRÈVE GÉNÉRALE NATIONALE DU JEUDI 13 DÉCEMBRE 2012,

jeudi qui pourrait être baptisé le « Jeudi de l’Union », le « Jeudi de l’Ittihad », le «خميس الاتحاد» de  toutes les Forces Progressistes contre la Dictature Brun-Vert. 

 

 

 

Salah HORCHANI

 

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Tunisie : L’UGTT fera désormais de la politique

Par Abou SARRA

«

  • Réagissant à chaud à l’assaut mené, mardi, par les milices des Comités de protection de la révolution contre son bureau, à la Place Mohamed Ali à Tunis, Hassine Abbassi, secrétaire général de la centrale syndicale (UGTT), qui était dans tous ses états, a accusé ouvertement les Nahdhaouis d’être derrière cet acte de violence et les a menacés de pousser la centrale syndicale à ne plus se limiter à son rôle social et à «faire, dorénavant, de la politique lorsqu’elle constate des dérapages, comme c’est le cas avec cette agression».

  • Cette déclaration constitue, certes, une importante évolution du discours syndical, depuis l’avènement de la révolution, un certain 14 janvier 2011, mais n’est guère une surprise.

    Hassine Abbassi n’a fait en réalité que rappeler la spécificité historique de la centrale syndicale tunisienne qui a toujours joué un rôle régulateur dans le pays et a constamment transcendé le stade de la simple revendication syndicale pour être au service des causes justes du peuple tunisien et de l’intérêt supérieur du pays, chaque fois que sa stabilité est mise en jeu.

    Effectivement, depuis sa création, en 1946, par le leader syndical Farhat Hached, l’Union générale du travail de Tunisie (UGTT) a été impliquée dans le politique. Est-ce nécessaire de rappeler que le leader syndicaliste a été assassiné, le 5 décembre 1952, par la Main rouge, organisation armée terroriste liée aux services secrets français, alors qu’il était chargé, en l’absence du leader Bourguiba, exilé sur l’île de la Galite, de la noble mission de poursuivre la lutte pour la libération nationale du joug colonial?

    Cet assassinat était, selon le fils du défunt, Noureddine Hached, historien et fondateur de la Fondations Hached, «l’un des premiers crimes d’Etat dans le monde».

»