Une photo, extraite de l’album-photos-populistes du Président–candidat Moncef MARZOUKI, qui a été publiée sur sa page Facebook. Et l’on sait, par ailleurs,  que le soir de sa prise, c’est une suite à plus de  huit mille euros par nuit qui l’attendait dans un luxueux hôtel; lui, qui se présente, dans ses discours de campagne, comme étant « le fils du peuple », le slogan, écrit et crié, le plus usité par ses partisans étant, aussi : « Oui, il faut voter pour le fils du peuple, il faut voter Moncef Marzouki ! » !

 

1. Introduction

Moncef MARZOUKI, soutenu par le Qatar, les islamistes, toutes tendances confondues, y compris les djihadistes, et leurs milices [1], affrontera, le dimanche 21 décembre 2014, au second tour des élections présidentielles, Beji Caïd Essebsi, soutenu par les anti-Islam-politique et dont le parti, Nidaa Tounès, est sorti victorieux des élections législatives qui ont eu lieu le 26 octobre 2014, en remportant la majorité relative, avec 86 sièges de députés, sur les 217 à pourvoir, contre, uniquement,  4 sièges au CPR (Congrès pour la République), le parti du Président-candidat Moncef MARZOUKI. Compte tenu de la dernière Constitution tunisienne [2], promulguée le 27 janvier 2014, ce succès électoral de Nidaa Tounès lui assure, d’ores et déjà, la responsabilité du Gouvernement.  C’est dans le cadre de ce second tour que Moncef MARZOUKI s’est confié au magazine français le Point, lors d’une interview [3], parue hier, mardi 9 décembre, interview bourrée de contre-vérités  et de déclarations démagogiques et populistes dont je ne retiens qu’un mensonge qui est on ne peut plus clair enfantin à démontrer.

 

2. Extrait de ladite interview contenant le mensonge

Benoît Delmas, correspondant de le Point à Tunis : Vous serez donc un président de contre-pouvoir...

Moncef MARZOUKI : Pas seulement. Les prérogatives du futur président sont élargies. Il préside le Conseil des ministres [surligné par l’auteur], ce qui, dans l'hypothèse où je serais élu, les embarrasse au plus haut point. Je travaillerai avec le gouvernement élu s'il respecte les droits de l'homme et la démocratie.

 

3. Démonstration du mensonge (En politique, ne pas tout dire, c’est mentir !)

Laissons parler l’actuelle Constitution tunisienne [2]:

Article 93

Le Chef du Gouvernement préside le Conseil des Ministres.

Le Conseil des Ministres se réunit à la demande du Chef du Gouvernement qui fixe son ordre du jour.

Le Président de la République préside impérativement le Conseil des Ministres dans les domaines de la défense, des relations extérieures, et de la sécurité nationale relative à la protection de l’Etat et du territoire national contre les menaces intérieures et extérieures. Le Président de la République peut également assister aux autres réunions du Conseil des ministres et, dans ce cas, il les préside.

Tous les projets de lois font l’objet de délibération en Conseil des Ministres.

Peut-être que Moncef MARZOUKI pense à la Constitution  des ères Ben Ali et Bourguiba !

 

En conclusion, compte tenu du flou de la phrase  « Le Président de la République peut également assister aux autres réunions du Conseil des ministres », contenue dans l’Article 93 ci-dessus, et, surtout, des soutiens et de la réponse de Moncef  MARZOUKI à la question de Benoît Delmas, reproduite ci-dessus, je gage, malheureusement, que l’élection de l’islamo-populiste, mythomaniaque et narcissique [4] Président-candidat  Moncef MARZOUKI  sera un dangereux facteur  déstabilisant et perturbant de cette première législature du Printemps tunisien qui pourrait même conduire à une guerre civile, au vu de ses foucades, de son inconstance et, surtout, du rôle de diviseur des citoyens et de saboteur du Dialogue national joué par ledit candidat, tout au long de son mandat présidentiel finissant, rôle qui ne cesse de s’aggraver depuis la cuisante débâcle de son parti aux élections législatives du 26 octobre 2014, jusqu’à atteindre, ces dernières semaines, une tentative de blocage des institutions, dans un but purement électoraliste.

 

Salah HORCHANI

[1]http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/011214/presidentielles-tunisiennes-2014-les-principales-caracteristiques-et-les-vrais-soutiens-du-presi  

[2]https://www.dropbox.com/s/gcicx8zc2uy26w1/ConstitutionTunisienne_KarimaSouid_TraductionPNUD_NonOfficielle_Fran%C3%A7ais_27012014.pdf.pdf

[3] http://afrique.lepoint.fr/actualites/marzouki-la-haine-de-l-islamisme-a-conduit-les-elites-a-oublier-la-question-sociale-09-12-2014-1888058_2365.php

[4] Ce n’est pas, uniquement, moi qui le dis, mais, ce sont, aussi, des conseillers appartenant  ou ayant appartenu au Cabinet présidentiel. Voir, par exemple, l’article intitulé « Aziz Krichen : Marzouki réactive les clivages idéologiques qui divisent les Tunisiens », paru sous le lien suivant :

http://www.leaders.com.tn/article/aziz-krichen-marzouki-reactive-les-clivages-ideologiques-qui-divisent-les-tunisiens?id=15607

où il est, en particulier, écrit :

Dans une Opinion publiée jeudi soir, Aziz Krichen [ancien Ministre conseiller auprès du Président de la République, chargé des Affaires politiques] affirme que Moncef Marzouki «s‘est inscrit d’emblée dans une pente qui va à contre-courant de l’évolution du pays et de la sauvegarde de sa jeune démocratie (…) Peu lui importe qu’une telle politique ravive les tensions parmi la population (…) ni qu’elle fasse le lit de l’extrémisme et incite à la violence ».

 

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