Tunisie – Démonstration par preuves télévisées que Moncef Marzouki est de plus en plus menteur

1. Son dernier mensonge

Je traduis ci-dessous quelques extraits de l’entretien que Moncef Marzouki, ancien président provisoire et candidat malheureux à sa propre réélection lors de la dernière présidentielle, a accordé à la chaîne France 241), hier vendredi  22 janvier 2016, ainsi que le texte d’un lien, émanant de son parti, qu’il a publié sur sa page Facebook le même  jour, quelques heures après la diffusion du dit entretien, et j’invite le lecteur à y chercher les contradictions et les mensonges.

Moncef Marzouki : Le problème est de trouver des solutions dans le cadre du système démocratique, pacifiquement. Et cela exige la reconstitution de la  carte politique (…) Je considère que la composition actuelle du Parlement et du gouvernement ne sont pas compatibles avec la gravité des défis (…) Il faut qu’on pense à des élections législatives anticipées, parce que ce Parlement est occupé par ses contradictions et par, par, par… (de la minute 3 :33 à la minute 4 :28).

La journaliste : Nous avons compris que votre idée est l’appel à des élections législatives anticipées. (de la minute 5 :10 à la minute 5 :15).

Moncef Marzouki : non ! non ! non ; non ! non ! Moi, je n’ai pas appelé….j’ai dit on se réunit, on discute, et nous décidons tous comment sortir de cette  crise (…) Il  faut qu’on revienne à l’arbitrage du peuple. C’est lui qui va décider de la recomposition des forces politiques. (de la minute5 :15 à la minute 5 :40).

Malgré son quintuple non !, France 24 a reçu Moncef Marzouki 5/5, puisque pendant la deuxième moitié de la durée de l’entretien – plus précisément, de la minute 6 :20  à la minute 12 :56 – son titre, qui apparait au bas de la vidéo, est : Tunisie-Marzouki : j’appelle à des élections anticipées et le gouvernement actuel n’a pas d’avenir ; ce qui représente la stricte vérité réitérée plusieurs fois pendant l’entretien, sous diverses formes.

Texte du dit lien publié sur la page Facebook de Moncef Marzouki :

«Éclaircissement- Le docteur Moncef Marzouki n’a pas appelé, dans son entretien aujourd’hui avec France 24, à des élections législatives anticipées. Il a appelé à un congrès national de sauvetage réunissant tout le monde, et cela, à cause de l’impuissance du système du gouvernement  actuel. Et c’est uniquement dans ce cadre qu’on pourrait étudier toutes les éventualités, y compris celle d’élections législatives anticipées»2). Autrement dit, le docteur Moncef Marzouki a fait démentir les journalistes de France 24.

Ils sont vraiment nuls ces journalistes ! Où ils sont allés chercher tout ce qu’ils font dire au docteur Moncef Marzouki !  

Au fait, il convient de rappeler que le poids du parti de Moncef Marzouki dans le Parlement est de 4 (je dis bien quatre) députés sur 217 !

2. Son avant-dernier mensonge, à ma connaissance, passé inaperçu dans  les médias !

J’avais indiqué dans un précédent article3) que le Prix Markozy 2015 a été décerné à Moncef Marzouki, sachant que les deux nominés furent ce dernier et Nicolas Sarkozy et que ce prix est réservé aux ex-candidats-Présidents-malheureux-menteurs remplissant certaines conditions. Ce paragraphe constitue une autre confirmation de la supériorité du lauréat Marzouki sur le candidat malheureux Sarkozy quant au paramètre d’hyper-menteur de la sélection qui les a départagés, paragraphe qui montre que, contrairement à ce dernier, Marzouki excelle dans le domaine du mensonge hallucinatoire schizophrénique.

En effet, pour Moncef Marzouki, le Comité du Prix Nobel de la Paix avait commis une flagrante injustice en ne le déclarant pas  le lauréat pour 2015, à la place du lauréat déclaré, à savoir, le Quartet du Dialogue national tunisien. Pour s’en convaincre, il suffit, par exemple, de lire le dialogue suivant, extrait de l’enregistrement-vidéo4) de l’émission Chokran-ala-al-houdhour (= Merci pour votre présence) – émission politique phare de la chaîne nationale Al Wataniya 1 (l’équivalent de France 2 en Tunisie) passant en direct, en première partie de soirée – du lundi 20 décembre 2015, le lendemain de l’annonce de Moncef Marzouki de sa renonciation à sa renonciation à la vie politique3), dialogue entre lui et le journaliste animateur, situé dans l’intervalle [31 :20 ,33 :40] de cet enregistrement-vidéo.

Moncef Marzouki : Je vais vous donner une information. Le Dialogue national, le Dialogue national entre les parties, entre toutes les parties a débuté [avec moi]une minute [après ma rentrée au Palais présidentiel de Carthage]. Moi, je suis rentré au Palais présidentiel à 11h, le 12 ou le 13, je ne me rappelle pas, décembre 2011. À 14 heures a débuté le Dialogue national. À 14 heures, j’ai convoqué toutes les parties politiques (…) Et pendant une année ou une année et demie, il y a eu un dîner tous les vendredis au Palais de Carthage et toutes les parties étaient présentes. Et beaucoup de problèmes ont été résolus parmi lesquels les problèmes relatifs à [la rédaction de] la Constitution. Le 24 juillet [2013, nda : qui n’était pas un vendredi !, mais, un mercredi], dans la nuit du 24 juillet, on était autour d’un diner avec toutes les parties politiques ensemble et nous nous sommes mis d’accord pour activer [la rédaction de] la Constitution, pour l’activation [de la tenue] des élections (…) Le 25 juillet [2013], a eu lieu l’assassinat du martyr Mohamed Brahmi, le 25 juillet. Dans cette réunion au cours de laquelle tout le monde était présent. Je vous communiquerai les photos [de cette réunion] si vous le souhaitez. Tout le monde était présent, toutes les sensibilités [les parties] étaient présentes, en cette nuit du 24 juillet. Le 25 juillet tout tombe à l’eau et j’ai compris que c’est «ça y est» [dit en français], et que ce que je craignais, à savoir le feuilleton de la liquidation de la révolution tunisienne, a commencé.

Le journaliste : Ceci n’est que votre analyse, Monsieur Moncef Marzouki. Moi, aussi, je peux…

Moncef Marzouki (agressivement et avec un regard méchant) : Quoi, quoi ! Mais, vous, vous aviez la donnée que le 24 [juillet 2013] les gens étaient réunis autour [de moi ou d’un diner !] au Palais de Carthage et qu’ils étaient d’accord à activer le processus. Cette donnée, c’est la première fois que je la dévoile. D’où aviez-vous cette donnée ? (…) Enregistrez de ma part cette donnée : le 24 juillet [2014]...

Le journaliste (en interrompant Moncef Marzouki) : La veille de l’assassinat [de Mohamed Brahmi], il y avait un dîner où étaient présentes toutes les parties...

Moncef Marzouki : Il y avait toutes les parties et au cours duquel il y a eu accord pour activer [la rédaction de] la Constitution et  pour l’activation [de la tenue] des élections. Nous étions en marche pour sortir [!]...

Le journaliste : Est-ce que Hamma Hammami était présent ?

Moncef Marzouki: Non, Hamma Hammami n’était pas présent. 

Le journaliste : Beji Caid Essebsi était présent ?

Moncef Marzouki (mal à l’aise) : Non, il n’y était pas. Je vous communiquerai la liste…

Le journaliste : Est-ce que Rached Ghannouchi était présent ?

Moncef Marzouki (de plus en plus mal à l’aise) : Je vous communiquerai les photos et la liste des personnes qui étaient présentes. Le plus important…

Quelques éclaircissements à l’attention des non-initiés dans l’actualité politique tunisienne :

a. Lors des élections législatives de 2014, les partis de Hamma Hammami, Beji Caid Essebsi et Rached Ghannouchi ont obtenu, respectivement, 15, 86 et 69 sièges du Parlement qui en compte 217 et le parti de Moncef Marzouki n’en a obtenu, rappelons-le, que 4 sièges. Un petit calcul montre que le «tout» de quelque chose, pour Moncef Marzouki, est égal, au plus, au cinquième de cette quelque chose, environ ! Et cela, en supposant qu’il ait réuni le (vrai) tout restant, ce qui est loin d’être sûr, pour ne pas dire impossible, compte tenu de ses relations avec les uns et les autres ! Il faut remarquer que, dans le dialogue ci-dessus, Moncef Marzouki a employé 7 fois les adjectifs tout ou toutes - accompagnés, respectivement, des expressions : le monde, les parties, les parties politiques ou les sensibilités - pour nous faire comprendre que son Dialogue national (imaginaire) a réuni tout, absolument tout le monde (partis politiques, organisations nationales,…). Et, il faut rappeler que c’est l’absent Beji Caid Essebsi, soutenu par les forces modernistes de tous bords, qui a remporté les élections présidentielles 2014 contre Moncef Marzouki, soutenu par les forces islamistes de tous bords.

Quant aux fameuses photos des réunions de ce «Dialogue national imaginaire », on les attend toujours !

b. Le parti de Moncef Marzouki a boudé, pour ne pas dire saboté, le Dialogue national qui a permis au Quartet du Dialogue national tunisien d’obtenir le Prix Nobel de la Paix 2015; Moncef Marzouki lui-même a saboté, jusqu’à la fin de sa présence au Palais présidentiel de Carthage, les efforts du Dialogue national et il avait, en outre, parasité l’UGTT (un des composants du dit Quartet) pour l’obtention du Prix Nobel de la Paix 2014, Prix auquel il fut lui-même candidat plus d’une fois5).

Dans tous les cas, le Comité du Prix Nobel de la Paix 2015 avait tout compris, puisqu’il a exclu Moncef Marzouki de la liste des lauréats, en votant pour le Quartet (et non, fort heureusement, pour un éventuel soi-disant Quintet) du Dialogue national tunisien.

3. Pour aller plus loin avec ses mensonges

Voir, par exemple, mes deux articles suivants :

a. «Le mensonge de Moncef Marzouki, Président-voyageur* tunisien!»6) .

b. «Tunisie-Premier mensonge du Président-candidat Moncef Marzouki qui, en outre, a consacré sa première interview à….Al Jazeera»7) .

Tout cela me fait dire, en conclusion, qu’il se confirme de plus en plus que, chez Moncef Marzouki, son syndrome de Laurent Gbagbo, récemment diagnostiqué8) ,  est clairement en train de l’emporter sur le peu qui lui reste de son passé de droit-de-l’hommiste.

Salah HORCHANI

1)https://www.youtube.com/watch?v=i5b_Svz2paQ#t=396

2)https://www.facebook.com/alirada.tn/photos/a.783536678442257.1073741828.782924211836837/799823126813612/?type=3&theater

3)https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/241215/le-markozy-2015-est-decerne-moncef-marzouki-l-ex-president-provisoire-tunisien-dit-tartour

4)https://www.youtube.com/watch?v=FgqSkfvWNjk

5) Voir, à ce sujet, mon poème intitulé «Tartour et les Prix Nobel de la Paix tunisiens», paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/111215/tartour-et-les-prix-nobel-de-la-paix-tunisiens

6)https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/121113/le-mensonge-de-moncef-marzouki-president-voyageur-tunisien

7)https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/210914/tunisie-premier-mensonge-du-president-candidat-moncef-marzouki-qui-en-outre-consacre-sa-premiere

8)http://www.legrandsoir.info/le-syndrome-de-laurent-gbagbo-se-confirme-chez-moncef-marzouki-ancien-president-provisoire-tunisien.html  

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