Sur la gauche de la photo, Moncef MARZOUKI, candidat malheureux aux élections présidentielles, en compagnie de son sponsor Rached GHANNOUCHI, président-fondateur du parti islamiste tunisien Ennahdha.

 

Le président-candidat battu, Ghannouki Marzouchi, 

Celui envers qui je n’éprouve aucune sympathie,

Tartour- Pinocchio-Gbagbo, crée un nouveau parti** 

C’est bon pour le pays, c’est bon pour la démocratie 

Qu’ils se chamaillent, qu’ils s’affaiblissent, qu’ils se multiplient

À condition que les modernistes restent unis

 

Salah HORCHANI

*Olfa Helali, cadre du CPR (le Congrès pour la République, parti dont le Président Moncef Marzouki est fondateur et président d’honneur) a déclaré, devant des millions de téléspectateurs, « Au CPR, on est zinzin et on en est fier ». Voir l’article suivant, avec vidéo à l’appui :

http://www.businessnews.com.tn/Olfa-Helali--Au-CPR,-on-est-zinzin-et-on-en-est-fier-!-(vid%C3%83%C2%A9os),520,51507,3

**http://www.kapitalis.com/afkar-2/26525-marzouki-ou-la-fin-d-un-president-instable-irresponsable-et-factieux.html?device=xhtml

 

 

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Elections : Moncef Marzouki sur le podium des fraudeurs (1/2)

Publié le 24/04/2015

Ceux qui avaient crié à la fraude sont visiblement ceux qui y ont le plus plongé. L’Instance supérieure indépendante pour les élections a rendu un rapport dans lequel elle épingle, entre autres, les auteurs de fraudes électorales commises lors des élections législatives et présidentielles de 2014.  Et les résultats donnés ne sont pas forcément ceux que les politiques ont clamé après l’annonce des résultats sur les plateaux tv et les médias. Lecture.

 « Le jour des élections, faites attention à toute opération de fraude ». Telles sont les paroles de l’ancien président de la République Moncef Marzouki à la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle qui l’a opposé à son ennemi juré, Béji Caïd Essebsi. Peu rassuré quant à ses chances de gagner, l’ancien président avait entrepris une véritable campagne pour décrédibiliser son adversaire l’accusant, notamment, de faire appel à « l’argent sale » pour arriver à bon port. Celui qui disait n’avoir « aucun problème si l’adversaire gagne », s’est pourtant empressé de remettre en cause les résultats du scrutin aussitôt rendus publics.

En effet, suite à la proclamation définitive des résultats du scrutin présidentiel qui a permis à BCE de remporter la course à Carthage, Marzouki, en parfait mauvais perdant,  n’a pas accepté l’issue du vote. En décembre dernier, devant des milliers de personnes réunies pour l’écouter devant son QG de campagne, le président sortant avait alors pointé du doigt plusieurs abus qui auraient été commis lors de la présidentielle. Devant un public chauffé à blanc qui hurlait «falsifiés, falsifiés, falsifiés !» et appelait au départ des « azlem », Marzouki a appelé à l’ISIE à faire face à ses responsabilités. « Le peuple a le droit de connaitre la vérité », a-t-il dit.

Il se trouve que cette vérité a été rendue publique hier, jeudi 23 avril 2015, avec la publication du rapport de l’instance des élections. Ce rapport qui comportait, notamment, le détail des infractions commises lors de la campagne et au moment des votes, n’est pas  du tout à l’avantage de Moncef Marzouki.

En effet, alors que l’ancien président du CPR avait déposé 8 recours pour fraudes lors du premier tour, il se trouve être, selon le rapport de l’ISIE, celui, parmi les candidats à la présidentielle, à avoir commis le plus d’infractions durant sa campagne. Aussi bien lors du premier que du second tour, Moncef Marzouki occupe la première place selon le rapport de l’ISIE. En effet, lors du premier tour, Marzouki arrive premier avec 360 fraudes commises. Il devance ainsi Hamma Hammami, qui arrive deuxième avec 346, et Béji Caïd Essebsi avec 287 fraudes. Idem pour le second tour, puisque Marzouki reste indétrônable avec 291 fraudes recensées contre 259 pour Béji Caïd Essebsi.

(à suivre)