La colère piétine la douceur..

  J'ai cru vomir hier..ha ça y allait ici et là..je crois que le mot douceur a été prononcé au moins dix mille fois depuis sa mort, aussi par respect d'un peu d'équité, je tenais à m'adresser aux indignés de velours qui se sont levés pour rien ce matin, aux amateurs de chansornettes à la gratte facile, aux intellectuels proclamés qui noient quotidiennement le poisson sous les glaçons, sachez que..  ..la colère n'est pas un sentiment, elle n'est ni facultative, ni accidentelle. La colère ne se chante pas, elle ne s'enjolive pas, la colère ne se travestie pas, elle est forcément laide tant elle ne caresse pas, ne séduit pas, tant celle-ci est détestable d'intégrité lorsqu'elle reflète l'objet de sa légitimité. La colère est l'expression de la justice lorsque celle-ci, inopérante, doit forcer son existence et sa survie contre le mépris - ton mépris - et l'indifférence qui la gangrène. La colère ne côtoie pas la raison, elle n'épaule pas la réflexion non plus : cette expression entière est la mère des formes les plus civilisées de résolution, elle est l'aboutissement du constat honnête, la sphère fertile de création lorsque que la raison quand à elle n'en est que l’antichambre. C'est bien la raison qui abreuve les colères sinon quoi celles-ci ne seraient que de la folie.  ..et la folie n'est pas colère. Ne peut être en colère l'idiot, le complice ou l'abjecte indifférent qui par sa neutralité se positionne foncièrement. Pour ne pas éprouver de colère il ne suffit pas d'être lâche, il faut que l'instrument principal qui fait notre espèce, notre cerveau, soit dépourvue de la bonne connectique au point de ne pas faire, ou pas assez, les conclusions suffisantes. Il faut être profondément dénervé pour se fermer à la juste rébellion. Pour être en colère de la façon la plus radicale il faut avant tout être l'humaniste le plus entier car une seule chose motive cette colère : le sort des hommes. L'animal est docile ou a la rage mais la colère ne fait pas son règne. Ne confondez pas la haine, la rage et la colère radicale. Beaucoup de mes compatriotes - toi sans doute - n'arrivent pas à se détacher de cette animalité et ils se complaisent dans la rage stérile et criminelle ou encore, c'est presque pire, dans la docilité dangereuse la plus fautive. La colère est juste.   Il faut bien comprendre que les formes basses de raisonnement rejetteront totalement la possibilité de moyens intègres et admettent de manière éhontée la théorie qu'il est envisageable, voir nécessaire, d'être partial tout en mesurant avec modération la hauteur de la soit disant justice que l'on invoque - et que la situation appel - mais ceci est faux, il s'agit d'une supercherie distillé de manière insidieuse, intellectualisée et souvent politisée par les lâches pour les lâches ou par des escrocs pour des soumis. C'est ce qui rend stérile toute forme d'échange à destination du changement. Les animaux comme  ces bobos pacifistes, les cocos sectaires, les syndicats vendus, les étiquettes de toute éthique pratiquent partout et jusqu'ici ce talent rare consistant à court-circuiter la justice par l'incorporation dans la réflexion d'agents stérilisateurs et ceux-là se félicitent, se gaussent et s'applaudissent d'avoir de si subtiles pensées alors qu'elles ne sont que détestablement médiocres et improductives. Le syndrome du larbin est le symptôme de cette absence de colère.   Il n'existe pas de variations à l’indignation et il n'existe qu'une seule hauteur à tolérer pour la justice et celle-ci ne peut être entière qu'à ce prix. Toutes les formes d'explications et débats malhonnêtes pour en modérer l'effet, l'effet de cette justice, tentent en réalité de nous convaincre qu'il est possible de satisfaire la justice en lui amputant son plus grand principe : l'impartialité. La modération est un vice qui s'habille de vertus.   Alors ici et là chacun y va de sa douceur, il y a ceux dont la vulgarité est telle qu'ils n’osent orner d'insulte les constats pathétiques qu'ils dressent de la situation, il y a ceux qui font de la poésie et qui en brandissent les pétales haut et fort pour mieux associer à ce légendaire cliché l'expression passéiste d'une révolution hippie morte-née, ils sont nombreux ébouriffés ou bien rangés à ne flatter que leur ego en tartinant de jolis mots la page blanche de leur manque de volonté. Ce calme et la neutralité caractéristiques les trahie cependant et ils ne trompent personne sinon ceux, qui déjà pré-convaincu, en formate la légitimité. Ils pétrissent le débat aux jus de leur égocentrisme ces égoïstes penseurs, ils cultivent savamment l'indifférence face aux seules réalités qui s'imposent mais comment leur en vouloir, eux qui ne voient que la main qui masque leur paysage.  Ces castes autoproclamées d’intellectuels gauchistes et autres fanfarons sont le talon d’Achille et le furoncle des démocraties qu'ils prostituent constamment sur l'autel de la vaste et criminelle tolérance : cette tolérance qui rend acceptable la possibilité voir la nécessité d'inégalité, l’absence contextuelle de fraternité et l'illusion des vraies libertés. Ils sont aussi criminels que les larrons qu'ils dénoncent à leur droite, tous campent et ruminent sur la même brochette. Ces viandes froides hiérarchisent la raison, la colère n'est alors plus qu'une épice goûteuse, un condiment pour relever des idées fadasses.  Désirer plus que tout la justesse c'est libérer la colère, ceux qui s'expriment autrement ne peuvent être que des salopards, acteurs des injustices, ou bien des complices épargnés, des profiteurs de condition trop lâches pour perdre ou partager ce qu'ils embrassent ou bien alors encore des idiots mais dans ce cas ils ne s'expriment pas.La colère est un fruit mûr mais trop courbent la tête pour n'en ronger que la racine, sa raison. Cessez de croire qu'il existe une multitude de tonalités, cette idéologie ne fonctionne qu'avec d'autres notions mais certainement pas avec la justice humaine que la colère permet de garantir contre toutes les formes déstabilisante de modération intellectuelles : c'est noir ou blanc, le droit des femmes, des hommes et leur progéniture ne se pèse pas sur des réglettes, l'indignation n'a aucune subtilités. Il n y a aucune tolérance à observer contre ces formes de privations d'intégrité que planifient les partis politiques, ces sectes infâmes de droite et de gauche qui encodent le droit dans de petits salons calfeutrés des cris et des râles des peuples. Aucune tolérance à avoir pour les représentants officiels ou privés de ces courants  non plus tant ils poursuivent des objectifs qui se limitent à des visions confortables variables et personnelles.Indignez-vous qu'il disait.. mais pas trop, ou pas trop fort, ou pas tout de suite.. hein? pas vrai?..faudrait pas trop faire de bruit avec ses pantoufles, sait-on jamais si y a moyen de tirer profit.. 

 

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J'ai cru vomir hier..ha ça y allait ici et là..je crois que le mot douceur a été prononcé au moins dix mille fois depuis sa mort, aussi par respect d'un peu d'équité, je tenais à m'adresser aux indignés de velours qui se sont levés pour rien ce matin, aux amateurs de chansornettes à la gratte facile, aux intellectuels proclamés qui noient quotidiennement le poisson sous les glaçons, sachez que..

 

 

..la colère n'est pas un sentiment, elle n'est ni facultative, ni accidentelle. La colère ne se chante pas, elle ne s'enjolive pas, la colère ne se travestie pas, elle est forcément laide tant elle ne caresse pas, ne séduit pas, tant celle-ci est détestable d'intégrité lorsqu'elle reflète l'objet de sa légitimité. La colère est l'expression de la justice lorsque celle-ci, inopérante, doit forcer son existence et sa survie contre le mépris - ton mépris - et l'indifférence qui la gangrène. La colère ne côtoie pas la raison, elle n'épaule pas la réflexion non plus : cette expression entière est la mère des formes les plus civilisées de résolution, elle est l'aboutissement du constat honnête, la sphère fertile de création lorsque que la raison quand à elle n'en est que l’antichambre. C'est bien la raison qui abreuve les colères sinon quoi celles-ci ne seraient que de la folie.

 

 

..et la folie n'est pas colère. Ne peut être en colère l'idiot, le complice ou l'abjecte indifférent qui par sa neutralité se positionne foncièrement. Pour ne pas éprouver de colère il ne suffit pas d'être lâche, il faut que l'instrument principal qui fait notre espèce, notre cerveau, soit dépourvue de la bonne connectique au point de ne pas faire, ou pas assez, les conclusions suffisantes. Il faut être profondément dénervé pour se fermer à la juste rébellion. Pour être en colère de la façon la plus radicale il faut avant tout être l'humaniste le plus entier car une seule chose motive cette colère : le sort des hommes. L'animal est docile ou a la rage mais la colère ne fait pas son règne. Ne confondez pas la haine, la rage et la colère radicale. Beaucoup de mes compatriotes - toi sans doute - n'arrivent pas à se détacher de cette animalité et ils se complaisent dans la rage stérile et criminelle ou encore, c'est presque pire, dans la docilité dangereuse la plus fautive. La colère est juste.

 

 

 

Il faut bien comprendre que les formes basses de raisonnement rejetteront totalement la possibilité de moyens intègres et admettent de manière éhontée la théorie qu'il est envisageable, voir nécessaire, d'être partial tout en mesurant avec modération la hauteur de la soit disant justice que l'on invoque - et que la situation appel - mais ceci est faux, il s'agit d'une supercherie distillé de manière insidieuse, intellectualisée et souvent politisée par les lâches pour les lâches ou par des escrocs pour des soumis. C'est ce qui rend stérile toute forme d'échange à destination du changement. Les animaux comme  ces bobos pacifistes, les cocos sectaires, les syndicats vendus, les étiquettes de toute éthique pratiquent partout et jusqu'ici ce talent rare consistant à court-circuiter la justice par l'incorporation dans la réflexion d'agents stérilisateurs et ceux-là se félicitent, se gaussent et s'applaudissent d'avoir de si subtiles pensées alors qu'elles ne sont que détestablement médiocres et improductives. Le syndrome du larbin est le symptôme de cette absence de colère.

 

 

Il n'existe pas de variations à l’indignation et il n'existe qu'une seule hauteur à tolérer pour la justice et celle-ci ne peut être entière qu'à ce prix. Toutes les formes d'explications et débats malhonnêtes pour en modérer l'effet, l'effet de cette justice, tentent en réalité de nous convaincre qu'il est possible de satisfaire la justice en lui amputant son plus grand principe : l'impartialité. La modération est un vice qui s'habille de vertus.

 

 

 

Alors ici et là chacun y va de sa douceur, il y a ceux dont la vulgarité est telle qu'ils n’osent orner d'insulte les constats pathétiques qu'ils dressent de la situation, il y a ceux qui font de la poésie et qui en brandissent les pétales haut et fort pour mieux associer à ce légendaire cliché l'expression passéiste d'une révolution hippie morte-née, ils sont nombreux ébouriffés ou bien rangés à ne flatter que leur ego en tartinant de jolis mots la page blanche de leur manque de volonté. Ce calme et la neutralité caractéristiques les trahie cependant et ils ne trompent personne sinon ceux, qui déjà pré-convaincu, en formate la légitimité. Ils pétrissent le débat aux jus de leur égocentrisme ces égoïstes penseurs, ils cultivent savamment l'indifférence face aux seules réalités qui s'imposent mais comment leur en vouloir, eux qui ne voient que la main qui masque leur paysage.

 

 

Ces castes autoproclamées d’intellectuels gauchistes et autres fanfarons sont le talon d’Achille et le furoncle des démocraties qu'ils prostituent constamment sur l'autel de la vaste et criminelle tolérance : cette tolérance qui rend acceptable la possibilité voir la nécessité d'inégalité, l’absence contextuelle de fraternité et l'illusion des vraies libertés. Ils sont aussi criminels que les larrons qu'ils dénoncent à leur droite, tous campent et ruminent sur la même brochette. Ces viandes froides hiérarchisent la raison, la colère n'est alors plus qu'une épice goûteuse, un condiment pour relever des idées fadasses.

 

Désirer plus que tout la justesse c'est libérer la colère, ceux qui s'expriment autrement ne peuvent être que des salopards, acteurs des injustices, ou bien des complices épargnés, des profiteurs de condition trop lâches pour perdre ou partager ce qu'ils embrassent ou bien alors encore des idiots mais dans ce cas ils ne s'expriment pas.

La colère est un fruit mûr mais trop courbent la tête pour n'en ronger que la racine, sa raison. Cessez de croire qu'il existe une multitude de tonalités, cette idéologie ne fonctionne qu'avec d'autres notions mais certainement pas avec la justice humaine que la colère permet de garantir contre toutes les formes déstabilisante de modération intellectuelles : c'est noir ou blanc, le droit des femmes, des hommes et leur progéniture ne se pèse pas sur des réglettes, l'indignation n'a aucune subtilités. Il n y a aucune tolérance à observer contre ces formes de privations d'intégrité que planifient les partis politiques, ces sectes infâmes de droite et de gauche qui encodent le droit dans de petits salons calfeutrés des cris et des râles des peuples. Aucune tolérance à avoir pour les représentants officiels ou privés de ces courants  non plus tant ils poursuivent des objectifs qui se limitent à des visions confortables variables et personnelles.

Indignez-vous qu'il disait.. mais pas trop, ou pas trop fort, ou pas tout de suite.. hein? pas vrai?..faudrait pas trop faire de bruit avec ses pantoufles, sait-on jamais si y a moyen de tirer profit..

 

 

 

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