Cause animale: cause toujours?

Être pour ou contre la maltraitance et l'extermination des animaux est une question qui a, de mon point de vue, à peu près autant de sens qu'être pour ou contre les accidents de la route. Le simple fait de poser la question signale une béance de l'esprit, un biais mal acquis. Et si on visitait quelques biais ?

La question du statut de l'animal, dans notre pays moderne et civilisé, a fait récemment l'objet d'une réactualisation : depuis 2015, le Code civil reconnaît que les animaux sont des êtres doués de sensibilité. Ce ne sont plus des meubles. C'est à ce genre de choses que je m'interroge sur la dégénérescence en cours de la pensée politique française. Déjà qu'avec le droit de vote pour les femmes, la France avait témoigné de son retard mental législatif, avec la reconnaissance on ne peut plus tardive du caractère vivant des animaux, elle fait « aussi bien ».

La cause animale, autrement dit la question de la façon dont nous traitons collectivement les animaux, est désormais devenue une question politisée et a produit un Parti politique : le parti animaliste. Bon. Débats et prises de position se multiplient, en particulier sur Médiapart (ICI, ICI ou ICI). Certes, avec 2,4% aux européennes la notion de « force politique » n'est pas d'actualité, mais cela n'empêche pas quelques patrons parfois renommés de s'engager. Mais jusqu'où la stricte action politique peut-elle aller ? Qu'elle soit indispensable ne fait pas de doute, bien sûr. Mais peut-on légiférer pour produire de la prise de conscience ?

Et d'ailleurs : comment produit-on de la prise de conscience ?

La cause, c'est « ce qui produit quelque chose ». C'est aussi l'affaire que l'on plaide, c'est enfin un mot qui a la même racine que la « chose » (causa, en latin). Il y aurait une « affaire animale » dont l'Homme serait exclu ? L'Homme ne serait donc pas un animal ou au moins « pas un animal comme les autres » ?

La question les animaux sont-ils des personnes comme les autres ?, a d'ailleurs fait l'objet d'un débat récemment.

Sacré Darwin. Lui et son origine des espèces qui a permis (même si ce n'est absolument pas ce que Darwin a dit) la hiérarchisation par la phylogénétique et que l'on a détourné pour créer le darwinisme social. N'empêche, si on mesurait l'importance d'un règne ou d'une forme de vie à l'aune de son utilité biologique, moi j'vous l'dis, l'Homme est mal barré : « Vous êtes le cancer de cette planète » exprime-t-on dans Matrix. Ben oui. Heureusement qu'on a inventé le concept d'intelligence humaine pour mieux devenir aveugles à la nature des choses. Vivent les parcmètres à ressort et mort aux dauphins sans conduite autonome !

Parce qu'au risque d'égratigner (à tort, d'ailleurs) l'image que certain(e)s ont d'eux ou elles-mêmes, et comme le titre très justement Le Temps, l'Homme est un rat comme les autres. Son addiction aux smartphones en témoigne, par exemple. Cependant, pour certains esprits (ou présumés tels), il y aurait d'une part, les animaux et, d'autre part, l'Homme. l'Homme en tant que créature divine plus encore qu’en tant que créature née du Divin, alors forcément : vade retro bestialis !

Et dans cet univers virtuel de l'Homme-monde qui exclut pêle-mêle la vie des océans, les extraordinaires aptitudes communicantes du règne végétal et le caractère vital des micro-organismes qui nous constituent (plus de la moitié de nos cellules « ne nous appartiennent pas » mais sont indispensables à notre survie), dans cet univers oublieux de ses origines, la seule connexion à l'Autre qui fasse référence passe donc par la 4G aujourd'hui, la 5G demain et possiblement la 29G à la fin du siècle. G bon ?

Il semble donc que la seule chose que l'Homme ait de plus développé que les autres espèces animales soit la vanité. Vanité qui, paradoxalement, fait resurgir sa bestialité dans ce qu'elle a de plus maladif : le besoin détruire pour s'enivrer du sentiment de toute puissance et la culture de l'Oubli pour éluder la responsabilité. On le sait depuis des lustres : l'un des éléments clés du sentiment de puissance est la mesure de sa capacité à donner la mort, la façon la plus confortable d'entretenir sa conviction d'être divin. Tout pouvoir est, par nature, criminel disait le Marquis de Sade. Alors de la quantité de souffrance dont on est responsable on peut déduire la quantité de pouvoir dont on dispose.

« Le langage se caractérise par ce qu'il oblige à dire plus que par ce qu'il permet de dire ». Cette phrase est de Roland Barthes. Extraordinaire Roland Barthes. Je vous propose d'éplucher ce que les tortionnaires professionnels et autres thuriféraires de l'exploitation des plus faibles qu'eux trouvent à dire au travers de quelques biais.

Le biais de supériorité illusoire

Le biais de supériorité illusoire consiste à s'attribuer des mérites et qualités qu'un observateur objectif ne constaterait pas.

« La demande de viande continue d’augmenter et l’élevage traditionnel est incapable d’y répondre. Nous croyons que cette technologie peut être une véritable alternative pour les consommateurs soucieux de l’environnement. ».

Elle est bien cette phrase. Je vais vous la reformuler sans langue de bois : « Y a un pognon de malade à se faire en flinguant du bestiau à tout va, yapuka greenwasher le marketing et je vais me faire un flouze d'enfer ». Qui a dit ça ? Le PDG du groupe Suisse Bell Food, et on trouve tout plein d'exemples comparables dans le livre de Jocelyne PORCHER : « Cause Animale, Cause Du Capital ». La technologie en question relève bien sûr d'une optimisation du rendement en viande. Et on peut d’ailleurs noter un certain nombre de contre-vérités dans ce discours.

D'une part, s'il est vrai que l'Asie consomme de plus en plus de viande au sens ou de plus en plus de gens en mangent, la consommation annuelle de viande aux USA se stabilise (100kg/personne) et tend à décroître en Europe et en particulier en France. La surconsommation de viande (en Occident) est largement reconnue pour ses effets nuisibles pour la santé, il a bien fallu en convenir et au grand dam des acteurs de la filière.

D’autre part, dans l'intervention de ce PDG, on constate que la question du bien-être animal est « technologisée », niée au travers d'un effet de langage relevant du solutionnisme technologique. Un peu comme si on mesurait le souci d'autrui à la modernité du matériel conçu pour le tuer. Une sorte d'apothéose du déni sur fond de cupidité mal assumée. Et en implicite on trouve cette certitude parfaitement dépourvue de sens selon laquelle la viande est indispensable à l'équilibre alimentaire de l'Homme. A tous les défenseurs de cette évidence sortie de nulle part, je souhaite rappeler que 70% des indiens (je parle des habitants de l'Inde) et plus de 50% des chinois ne mangent jamais de viande. Et pourtant ils se reproduisent ! Donc merci de m'épargner tout commentaire soi-disant scientifique sur le sujet : les protéines nécessaires à l'alimentation humaine n'ont absolument pas besoin d'être d'origine animale et la vitamine B12 (un des sujets qui fâchent) est produite par des micro-organismes telluriques. Notez au passage notre dépendance vis à vis de formes de vie qui n'ont même pas de smartphone pour communiquer entre elles et pour autant communiquent aussi bien entre elles qu'avec nous. Ne serions-nous pas un peu en retard en termes d'évolution ?

Le biais de statu quo

Le biais de statu quo, autrement appelé "résistance au changement" amène à considérer comme légitime et ultime référence l'ordre qui prévaut jusqu'au moment présent.

Dans un article très documenté de la revue « Viandes et produits carnés » et contenant par ailleurs beaucoup de choses très pertinentes sur la question de l'élevage et de la nutrition humaine à l'échelle planétaire, un agronome, Jean-Louis Peyraud, s'exprime : « Comment pourrait‑on nourrir l’Afrique sans élevage ? Sans les ruminants, il n’y aurait plus de paysages de prairies et de bocages, ni de haies. La forêt gagnerait du terrain en montagne et deviendrait plus sensible aux incendies en zones sèches, car privée du rôle de débroussaillage des petits ruminants […]. On accentuerait l’exode rural vers les villes. Les grandes cultures utiliseraient plus d’engrais sans l’apport organique des effluents d’élevage. Dans ce monde hyper‑technologique et éloigné du naturel, on pourrait imaginer que les légumes seraient cultivés en ville dans de grandes tours entièrement automatisées… Un tel monde est la négation de notre patrimoine paysager et culturel ! ».

Vous l'avez compris : sans élevage, l'apocalypse qui nous attend fera passer les dix plaies d'Egypte pour un aimable Fest-Noz qui a mal tourné. Comme quoi, on trouve aussi des collapsologues dans des revues où on ne les attend absolument pas.

Mais reprenons un peu le fil de l'Histoire depuis le début.

Les mammifères sont apparus il y a environ 100 à 150 millions d'années (je ne peux pas être plus précis, je n'étais pas là pour prendre des notes). L'apparition de la vie sous sa forme cellulaire est estimée aux alentours d'un peu plus de 4 milliards d'années. Ce que suggère cette réflexion est donc que pendant 4 milliards d'années c'était le bazar sur Terre jusqu'à ce que les mammifères viennent faire le ménage.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis pas emballé.

Ce n'est cependant pas ce qui m'ennuie le plus dans la réflexion de cet agronome. C'est plutôt la dernière phrase qui résonne sans raisonnement : « Un tel monde est la négation de notre patrimoine paysager et culturel ».

Nous y voilà !

La patrimoine, c'est ce dont on hérite. La force du souvenir et le poids du passé. L'idée défendue est donc la suivante : c’est parce que cela a été alors cela doit continuer d'être. Société pastorale nous avons été, société pastorale nous devons rester. Le pastoralisme, c'est mettre des animaux dans un enclos, les asservir et s'en servir. Avec ou sans respect : le respect de l'Autre est une option non obligatoire dans l'asservissement. En ce sens, pastoralisme et colonialisme sont frères jumeaux. Je me demande quel regard posent les vietnamiens, les algériens ou les congolais sur le colonialisme. M'est avis qu'ils ne sont pas enthousiastes.

Ce que, symboliquement, nous dit cet agronome, c’est que le colonialisme sous toutes ses formes, dont le pastoralisme, est inscrit dans notre histoire et doit le rester. Ce qu'il nous dit aussi, « en creux », est que s'il avait été la première personne à qui on aurait proposé de remplacer la bougie par l'électricité, il aurait répondu « Vous n'y pensez pas ! Mon père s'éclairait à la bougie, mon grand-père s'éclairait à la bougie, mon arrière-grand-père s'éclairait à la bougie : Votre électricité c'est la négation de mon patrimoine culturel ! ».

Je le vois bien dans un mouvement du style « Mercédèche, torture et traditions ».

A noter aussi que derrière l'apologie du pastoralisme, donc de la domestication, il y a la construction (mentale) d'une opposition bien confortable : l'opposition entre le domestique et le sauvage. Je ne développerai pas parce que j'en aurais pour des pages, mais Baptiste Morizot, dans cette vidéo, est aussi clair qu'explicite. Au domestique toutes les vertus possibles dûes à son caractère soi-disant « civilisé », au sauvage tout le mépris du monde du fait de sa présumée bestialité (notez donc que la bête est nécessairement nuisible : le diable ne serait pas que dans les détails ?). Et nous voilà de retour vers la pensée colonialiste. Avec un impensé désormais très répandu : l'environnement, c'est « ce qu'il y a autour », mais je n'en fais pas partie. On évacue sa propre existence et son propre impact pour n'être responsable de rien (c'est très tendance, en ce moment, chez les orateurs publics). La Nature devient un extérieur et il appartient à l'Homme de se substituer à Elle en construisant un autre monde dont il serait le concepteur et qui bien sûr serait bien plus habitable. D'ailleurs, il n'y a qu'à mesurer la joie de vivre des familles endeuillées par l'amiante ou compter les morts par pollution industrielle pour s'en convaincre.

La Nature en tant que monde sauvage souffrirait donc d'un déficit et il appartiendrait à l'Homme de la perfectionner. En la polluant, c’est à dire (étymologiquement) en niant son caractère sacré. On aboutit alors, par exemple, à une sorte de sur-domestication qui produit des vaches bodybuildées, sans doute produite par des supermatozoïde, de la graine de héros. Ou quand, une nouvelle fois, l'Homme se prend pour une créature divine. Et si l'Homme avait créé Dieu à l'identique de l'image fantasmée qu'il a de lui-même ?

Apfou. Le sujet est immense.

Le biais-pensant (création originale de l'auteur)

Plus qu'un biais, le discours qui va suivre estune somme de biais (un cumul de biais ?). Et le statut du locuteur n'en prend que plus de saveur.

Dans cet article, l'enseignant-chercheur Thierry Blin considère que la cause animale « joue sur les affects contemporains et s'éloigne de la raison ». Ainsi parle ce chercheur : « Il (l'animal) cohabite. En voisin plus ou moins proche, pas en parent. Nous pouvons nous voir en lui. Pas davantage. ../..l'homme est effectivement couvert de devoirs. Lesquels ? Réguler les populations. Préserver les espèces. Domestiquer. Dresser. Élever et tuer décemment les animaux qu'il mange../..Prenons cependant garde à ce que deux pelés théoriciens et trois tondus militants ne tentent dans le même mouvement de manipuler nos affects. »

Là, c'est du lourd. Il y aurait une sorte de complot ourdi par deux pelés qui, après avoir recruté trois tondus, manipuleraient nos affects. Voilà des propos qui me rappelle Schopenhauer et son « Art d'avoir toujours raison ». Aucun argument, aucune référence à quoi que ce soit, uniquement du mépris et de la condescendance. La vacuité de l'argumentaire ne doit pas tromper : ce besoin d'avoir raison relève de processus psychiques bien connus et extrêmement puissants. Notons aussi que, dans l'esprit de cet enseignant-chercheur, la grande différence entre les voisins et les parents est qu'on peut « tuer décemment » les uns et pas les autres. J'hésiterais presque à commenter. Peut-être est-il le représentant d'un mouvement anecdotique incarné par trois pelés et deux tondus et développant une tendance anthropophage option exo-cannibalisme et chaud partisan de tout ce qui peut ressembler à une fête des voisins...

Les trois exemples que j'ai pris ne sont en rien présumés représentatifs. Ils ne sont que les symptômes d’une maladie des boyaux de la tête aboutissant à une désensibilisation généralisée, une dé-conscientisation épidémique. La maltraitance des animaux prend de multiples formes, au quotidien, parfois scandaleuses au point d'être médiatisée. Mais les amalgames veillent : surtout ne pas poser les bonnes questions. Car même si bien des points les font se rejoindre, confondre le respect de la vie animale (et végétale), le végétarisme (ou le véganisme) et l'anti-spécisme est une excellente façon de ne pas répondre à la question du rapport que chacun(e) d'entre nous entretient avec le biotope qu'il habite. Qui est d'abord et avant tout la question du respect de ce(ux) qui nous entoure(nt) et de notre survie à terme.

La puissance du déni, la dimension de la consternation ou la véhémence des condamnations sans procès que peut provoquer l'idée que l'Homme est un animal comme les autres (mais disposant d'un plus grand pouvoir de nuisance) et dépendant de son environnement pour survivre, en dit long sur la force des tabous et le niveau d'enfouissement de ceux-ci. Et on obtient ainsi une injonction à croire : « L'Homme est une créature hors du commun qui échappe à la réalité naturelle. Epicétou. Na ! ». Ce qui n'empêche pas, bien au contraire la production d'alibis en tous genres ou la pertinence et la mauvaise foi cohabiteront pour la construction de savants raisonnements qui feront s'enchevêtrer causes et conséquences dans une danse logique parfaitement géométrique. On dirait du cartésianisme maladif saupoudrés de contre-vérités assénées et d’inculture. « Nous pensons, pas les animaux, donc ils nous sont inférieurs ». En quoi ? Pourquoi ? No sé. C'est comme ça.

Ils diront "c'est logique, rationnel, raisonnable : nous sommes humains, nous avons une âme, pas eux". Voilà qui me rappelle un certain René Descartes. Vous savez, celui qui, au-delà de son génie mathématique, considérait que l'Homme était une machine mue par la pensée (ce en quoi il a, au bout du compte, été le premier apologiste de la télékinésie) et qui, lorsqu'on lui a demandé ou il situait le siège de cette pensée, a désigné la glande pinéale.

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Une preuve de plus que même les gens talentueux peuvent dire des conneries, et c'est rassurant.

Descartes, la rationalité, la place de l'âme et le matérialisme, puis les physiocrates et leur élitisme avec le QI comme étendard. Que vivent les raisonnements et que disparaisse ce que la Raison ne sait pas traiter. Et la méritocratie, l'intellectualisme stérile et l'éloge de la richesse matérielle s'épanouissent et aboutissent aux inégalités sociales que nous connaissons tous et qui, chaque jour, tuent un peu plus. Mais derrière cetet pseudo-raison raisonnablement dé-raisonnante, n'y a-t-il pas une fuite devant l'imprévu, une aversion au risque, témoignant avant tout d'une peur de manquer de courage.

Et si l'absence de prise en compte de l'animal dans son altérité et son étrangeté était avant tout la traduction comportementale et psychique d'une imprégnation toxique qu'on pourrait résumer par « Attention aux autres ». Et la cupidité de s'engouffrer : si je peux devenir riche et célèbre en exploitant ces peurs, c'est encore meilleur. Puis la lâcheté : l'avantage, avec les animaux, c'est que nous pouvons ne pas entendre leur langage. C'est tellement pratique et confortable !

L'Homme en assassin jamais jugé : ce serait ça le Paradis ?

Un paradis… économique, bien sûr. Ou plutôt le paradis de l’économisme, c’est à dire de la violence. Le culte de l'économisme est avant tout une religion de l'oppression par la force, du bâillonnement par la violence, au profit de l'incompétence rebaptisée « élite » au nom de la langue de bois, de la désinformation et des trous-du-cul réunis. Pourtant, plus le temps passe et plus les aberrations et le caractère mortifère de cette doctrine apparaissent. Le joli dessin médiatisé se montre sous son vrai jour : un vieux torchon puant, sale, délavé. Et son rôle apparaît de plus en plus nettement : enrichir une infime minorité avec le fruit du travail d'une très grande majorité. Et la violence de revenir sur le devant de la scène, toujours légitimée au nom de la raison du plus fort, toujours moins justifiable dans ses intentions. Toujours brandie au nom de la sécurité.

Dans les faits, ces élites auto-proclamées n'ont plus le choix : « Moins un culte est raisonnable, plus on cherche à l'établir par la force : celui qui professe une doctrine insensée ne peut souffrir qu'on ose la voir telle qu'elle est.» (Jean-Jacques Rousseau - Lettre à Monseigneur de Beaumont).

Dans l’appétit sans mesure des dirigeants de tous poils pour la violence, il y a une manière de crime social. Dans la façon qu’ils ont de se repaître des cadavres qu’ils laissent, il y a une manière de cannibalisme.

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