Les escroqueries aux cryptomonnaies se multiplient !

Il est évident que plus une technologie ou un bien est consommé/utilisé, plus il y a d'escrocs. Mais quand les sommes sont en milliards et que les victimes sont en dizaines de milliers, ca devient visible !

C'est un coup de marteau qui a assommé, ce week-end, des milliers de membres de l'association RR Crypto. Par courriel, Vincent Ropiot, le fondateur de l’association (dijonnaise), a annoncé à ses membres que les fonds déposés sur la plateforme Binance ont disparu depuis mars dernier. Le préjudice se monterait à 58 millions d'euros.

Évidemment, la colère gronde. Et M. Ropiot est accusé et insulté de toutes parts. La police ouvre une enquête. Elle sera longue, fastidieuse, et si l'escroquerie a été rondement menée, alors personne ne reverra jamais l'argent. Ni papi, ni ses petits enfants qui l'avaient encouragé à investir quelques centaines ou milliers d'euros lors de l'explosion du Bitcoin !

RR Crypto est constitué "d'une équipe de trading" dont le coeur d'activité consistait supposément à faire fructifier les fonds des membres de l'association, en échange d'une commission d'environ 17% (!!!) sur les plus-values réalisées. Évidemment, ils ne remboursaient pas les pertes. 

De sources interrogées par le Journal du Coin, RR Crypto représenterait à l'heure actuelle 4500 clients (il semble que la terminologie s'impose), en augmentation de 3000 personnes, depuis début 2020.

Mais l'affaire RR Crypto n'est pas la seule escroquerie rapportée cette semaine ! 

Les frères Ameer et Raees Cajee, fondateurs de la société Africrypt basée en Afrique du Sud, ont disparu fin avril 2021 avec l'équivalent de 3,600,000,000€, soit 69 000 bitcoins.

Trois milliards six cent millions d'euros !

Toutes les tentatives pour les contacter ont depuis échoué, et leur site web Africrypt est déclaré "en panne".

Le FBI, de son côté, est à leur recherche. Ils risquent quelque chose comme 2500 ans de prison (60 devraient suffire dans les faits). 

En avril dernier, le frère aîné avait ainsi informé les clients de l’entreprise que la société avait été victime d’un piratage tout en leur demandant de ne pas signaler l’incident aux autorités, au risque de ralentir le processus de récupération des fonds manquant.

D’après le régulateur sud-africain, Finance Sector Conduct Authority, la plateforme faisait miroiter des rendements de 500%, attirant de nombreux investisseurs fortunés. Les premiers résultats de l'enquête sur le piratage ont révélé que la société avait transféré les fonds de ses comptes et des portefeuilles de ses clients sur le darknet.

Au final, redescendons sur terre. Si le livret A ne représente aucun intérêt... Investissez dans la pierre ! Même si votre notaire fait faillite, votre bien sera toujours à vous ! 

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